Décidément, ces temps-ci je fais programme télé... Mais voilà, ce soir sur Arte, à 21h pour être précise, passe un bon film, Le sortilège du scorpion de jade, dont je vous avais déjà parlé. Avec un peu de chance il sera diffusé en version multilingue, ce qui voudrait dire que les heureux
possesseurs d'un adaptateur TNT pourraient le regarder en VO, mais la VF est très supportable pour une fois.
Pour ceux d'entre vous qui ont une télé et envie de la regarder ce soir, à signaler la diffusion sur France 3 à 20h55 de cet
excellent film. Jim Carey, qu'on a connu grimaçant et agaçant, campe un personnage simplement humain et abusé par une grande société de production. Magnifique.
Pour le week-end; je vous propose de la lecture ailleurs : un excellent article de Jean-Pierre Rosenczveig sur
la différence entre la protection judiciaire de l'enfance telle que présentée dans les téléfilms, caricature insupportable où les mineurs ne sont jamais jugés et où les méchantes assistantes
sociales volent les enfants pour les enfermer dans des institutions atroces, et la réalité, la vraie, où ça ne se passe pas du tout comme ça. Il se trouve que j'ai de la famille qui bosse dans
ces domaines, je suis donc souvent confrontée à ce genre de clichés. Ça fait du bien de voir quelqu'un les mettre à bas, et ça peut être utile à tout ceux qui confondent la fiction avec la
réalité.
J'étais en train de préparer mon billet de lecture sur Chagrin
d'école, de Daniel Pennac, quand je suis tombée sur cette tribune d'Alain Finkielkraut au sujet du bouquin.
Jetez-y un coup d'œil si vous avez le temps, c'est édifiant de méchanceté. Je ne comprends pas qu'un petit bouquin si lumineux puisse déchaîner autant de passion dévastatrice. Ce serait son droit
le plus strict de dire qu'il n'aime pas, qu'il n'est pas d'accord, mais traîner Pennac dans la boue comme ça, déformer ses propos, vouloir voir des allusions à sa personne (je n'en ai remarqué
aucune, en tout cas) dans ses lignes, c'est tout bonnement indigne. J'imagine que je ne devrais pas m'étonner de ce que la tribune en question soit publiée sur le site tout neuf d'Elisabeth Lévy
: elle s'était déjà distinguée sur Arrêt sur images par sa façon de manier le language sans précaution et de
cracher à tout vent. Un site que je vais m'empresser de ne pas ajouter à mon google reader.
Pour finir sur une note plus joyeuse, vous pouvez aller voir le dernier strip de Maliki, si ce n'est pas déjà fait : il me fait
beaucoup rire.
Vendredi 23 novembre 2007
Si vous avez l'occasion de passer à Gand en Belgique, je vous invite à prendre le temps de visiter l'exposition British
Vision au musée des beaux-arts, sur l'art britannique depuis deux siècles, à peu près. Je n'y connais pas grand-chose en arts graphiques, mais certains des tableaux exposés sont simplement
magnifiques et m'ont beaucoup touchée. Le moyen de résister à ce superbe tableau de Joseph
Wright of Derby, avec un jeu de lumière pas possible, où à l'arbre de Constable, tellement réaliste qu'on
croirait en voir couler la sève, ou encore ce tableau de Turner, ou, pour
ceux qui ont lu Autumn, de Philippe Delerm, certains tableaux des préraphaélites dont il parle dans ce roman,
notamment Beata Beatrix, encore plus sublime en vrai qu'en reproduction... On en prend
plein les yeux, et l'audioguide est assez bien fait pour que, si le cœur vous en dit, vous appreniez en plus des choses sur l'art anglais.
L'expo dure jusqu'au 13 janvier.
*Le titre de ce post est extrait de la traduction (moyenne) d'une chanson (géniale) de Bob Dylan, Girl from the North
Country.
Si ce n'est pas déjà fait, filez lire les deux dernier billets d'Eloas (hier 13h et hier 15h). Parce qu'on se doit de savoir ce genre de choses.
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