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Mardi 6 mars 2007
    Je me demande si dans les écoles de journalisme il y a des cours d'intonation, pour bien caler tout le monde sur le même "air" en fin de reportage, celui qui est à peine exagéré par le Groland. Sérieusement, écoutez bien la prochaine fois que vous en avez l'occasion, le plus gros des reportages télé en France se finit par une phrase prononcée de la même manière exactement, qu'on parle de politique étrangère ou de la fabrication du maroilles dans l'Avesnois... Ça me donne envie d'écouter comment ça se passe sur les chaînes étrangères.
publié dans : Télévision, cinéma
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Commentaires

Sais pas.
Mais, en effet, à force de les entendre, je constate que certain-e-s présentatrices/teurs ont le même 'finish' de phrase, dans la mélodie et la scansion, d'autres ont la même prononciaition de fin de mots (avec de "shsh" inappropriés) et autres manies de langages.
commentaire n° : 1 posté par : mebahel le: 06/03/2007 12:14:45
je ne sais pas s'ils ont des cours ou pas, mais on dirait bien en effet. Et pas seulement en fin de reportage, mais quand ils lisent les dépêches etc...
C'est assez frappant, et très lassant je trouve, ça dénature le propos, le rend complètement fade.
J'ai assisté à des "cours" de diction/lecture pour des journalistes : le but étaient de leur réapprendre à lire ce qu'ils écrivaient en faisant attention à la ponctuation et au rythme des phrases (respiration etc..).
Et bien ils ont beaucoup de mal à y arriver ! et je crois bien que maintenant ils ont tous oublié ce qu'ils ont appris :-(  pourtant, (pour une fois) c'était très bien comme formation.
Je ne sais pas s'ils apprennent ou s'ils copient, sciemment ou non.
commentaire n° : 2 posté par : rififi le: 06/03/2007 12:30:35
Je trouve généralement impressionant cette capacité qu'ont les journalistes à annoncer du même ton monocorde un attentat ayant fait des milliers de morts et la découverte d'une nouvelle croquette pour chien sans transition aucune !
commentaire n° : 3 posté par : Miss Alfie (site web) le: 06/03/2007 13:02:14
C'est pasque c'est de l'ob-jec-ti-vi-té.
C'est un ton objectif, voilà.
C'est débile, mais ils y croient.
commentaire n° : 4 posté par : Djac Baweur (site web) le: 06/03/2007 13:17:04

effectivment c'est enseigné, dans les écoles on est débriefé et corrigé sur la manière de parler.
Chez certains c'est un calvaire à entendre (celui qui présente sport 6, une vraie caricature)
reste une question : connaissez-vous des contre-exemples?

j'ai en tête la voix de fabrice drouelle, à qui j'ai envie de coller des baffes au bout de 2 phrases, c'est sûr il a un ton personnel, mais je le trouve prétentieux et condescendant.


djac, on peut facilement te rétorquer que ce que tu raille comme prétendue objectivité pourrait plutôt se vouloir un ton "neutre".
Mais je reste preneur de contre-exemples.

commentaire n° : 5 posté par : arbobo (site web) le: 06/03/2007 14:04:34
Bah oui, un ton neutre pour obtenir un ton objectif, je comprends pas ce que tu veux dire ?
commentaire n° : 6 posté par : Djac Baweur (site web) le: 06/03/2007 14:14:32

disons que ça limite le sens du propos aux mots utilisés. Le discours tenu n'est pas forcément objectif (et n'a pas toujours vocation à l'être), mais un ton neutre évite en partie les connotations, les double-sens et sous-entendus que peuvent donner une moue, une intonation...
Après, certains ne sont pas capables d'avoir ce ton de voix neutre sans devenir soporifiques et stéréotypés, ce qui est barbant.

J'ai une amie, la première fois qu'elle a fait un sujet en pigiste pour "envoyé spécial", s'est vue imposer au dernier moment un journaliste de l'émisison pour faire les commenaires en voix-off. Motif : sa voix n'était pas assez formatée "envoyé spécial". Il y a donc différents stéréotypes, celui du documentaire n'est pas celui du reportage de JT, lui-même différent du ton "présentation du JT". Mais tous sotn des stéréotypes et je n'ai pas en tête de contre-exemples qui s'en émancipent. Là-dessus on est bien d'accord.
Est-il possible de faire autremùent, j'en sais rien, je me demande.

commentaire n° : 7 posté par : arbobo (site web) le: 06/03/2007 15:15:41
Je confirme les propos de Arbobo : lors des cours de radio et de télé en école de journalisme, on apprend à parler au micro, à placer sa voix, à faire vivre ce qu'on a écrit.
Malheureusement, des journalistes sont rentrés dans un moule et utilisent la même façon de parler (surtout dans la grande maison Radio France).
Depuis 3-4 ans, on demande aux étudiants journalistes de personnaliser leur voix pour se différencier. Car comme ils sortent tous d'un cursus professionnel de bonne qualité, il leur faut un petit plus pour faire la différence.
commentaire n° : 8 posté par : lepotdefleur (site web) le: 06/03/2007 15:20:34
Arbobo : là, tout de suite, je ne vois pas de contre-exemple, mais à la prochaine occasion je tends l'oreille pour voir.
Lepotdefleur : bienvenue ! Je comprends les deux démarches. A l'intérieur d'une émission on peut vouloir uniformiser les intonations, mais c'est quand même dommage de perdre l'individualité. Je fais très attention aux voix que j'entends, et à part pour des raisons de ligne éditoriale je ne vois pas d'intérêt à entendre toujours la même chose quelle que soit la personne qui parle ! Sans exagérer non plus dans l'individualité...
commentaire n° : 9 posté par : Anna (site web) le: 06/03/2007 16:14:49
Mebahel : je ne suis pas sûre de bien voir ce que tu veux dire pour les fins de mots, tu as un exemple ?
rififi : bien d'accord sur le côté fadeur de la chose.
Alfie : quand ils en font, des transitions, je trouve parfois ça encore pire - j'ai entendu un jour un gars sur France Inter faire le lien entre un sujet sur la violence à l'école et un attentat terrosiste juste après de la manière la plus dégueulasse qui soit.
Djac : l'objectivité absolue est de toutes façons une illusion, à mon avis...
commentaire n° : 10 posté par : Anna (site web) le: 06/03/2007 16:17:17
l'objectivité est plus dans ce qu'on écrit à mon avis que dans le ton.
Et c'est vrai que c'est pas facile d'avoir un ton neutre, et que les stéréotypes existent, en particulier en fonction du type d'auditeur ciblé, mais le problème vient de ce que souvent les journalistes lisent sans faire attention aux ponctuations qu'ils ont écrit, enfin, quand ils en écrivent. Et des petites choses, comme par exemple baisser le ton en arrivant à une fin de phrase, faire une pause à une virgule et non pas n'importe où entre 2 mots, ça change énormément de choses à l'écoute.
C'est vrai que c'est pas si facile, mais faire vivre ce qu'on a écrit ça passe d'abord par là.
commentaire n° : 11 posté par : rififi le: 06/03/2007 16:22:32
Absolument. Moi, quand j'étais une petite fille à l'école primaire, on nous apprenait à lire tout haut, et pas seulement les polésies. En voilà un savoir-faire qu'il est précieux pour la suite, même quand on ne fait pas carrière dans le journalisme. Apprendre à intoner (ça existe ? ) et à respirer avec un texte, ce n'est pas si évident, faut pas croire...
commentaire n° : 12 posté par : Anna (site web) le: 06/03/2007 16:26:44
"Mebahel : je ne suis pas sûre de bien voir ce que tu veux dire pour les fins de mots, tu as un exemple ?
"
=> ouais, le rajout de chuintantes superfétatoires, par ex.
commentaire n° : 13 posté par : mebahel le: 06/03/2007 17:29:02
Autant les euh à la fin des mots je vois, autant les chuintantes non, il faudra que je fasse attention..
commentaire n° : 14 posté par : Anna (site web) le: 06/03/2007 18:07:24
Ca tient du soupir chuinté dans le fond de gorge...
commentaire n° : 15 posté par : mebahel le: 06/03/2007 18:09:42
Ca n'est pas tellement l'unification du ton employé qui me gène. On reconnait un style commun, mais chez certains, ca reste discret et ca permet de se focaliser sur le contenu plutot que la voix.
Mais a la radio comme à la télé, ils y en a qui sur-jouent leur diction de plus en plus, on dirait des caricatures de journalistes, et comme le dit Anna, ca donne le contraire de l'effet recherche : au lieu de ne pas avoir l'oreille accrochée par la voix, on n'entend que ca.
commentaire n° : 16 posté par : mowgli (site web) le: 07/03/2007 20:57:18
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