Il y a des jours où j'aimerais vraiment savoir comment ça se passe, dans les maisons d'édition. Je vous parlais lundi de
L'Histoire sans fin, de Michaël Ende. C'est un très bon livre, mais ce n'est pas celui dont j'avais prévu de vous parler au départ. Non, ce qui était prévu, c'était
Le bois Duncton, de William Horwood. Un roman formidable, une épopée extraordinaire. Seulement voilà, il n'est plus édité, on ne peut plus le trouver que dans quelques médiathèques, de moins en moins au fur et à mesure que les exemplaires se dégradent. Je n'allais pas vous donner envie de lire un livre probablement inaccessible...
J'aimerais aussi savoir pourquoi on décide de traduire un roman ou pas. J'ai la chance de pouvoir lire en anglais, et j'ai lu énormément de bouquins que j'ai aimés, qui trouveraient sûrement leur public en France, et qui sont mieux que pas mal de daubes qui sont pourtant traduites - mais qui ne sont pas disponibles en France. Je pense par exemple à la suite de
Les héros meurent aussi,
Blade of Tyshalle, qui est encore mieux que le premier. Je pense aussi à
Making History, de Stephen Fry, que je viens de finir et qui vaut la peine, bien plus à mon sens que
L'Hippopotame, du même auteur, qui est pourtant traduit, lui. Des exemples comme ça, j'en ai plein en tête, l'énumération serait assez ennuyeuse. Je voudrais vraiment savoir comment ils font, les éditeurs. Est-ce qu'ils lisent les romans en langue originale eux-mêmes, ou peut-être qu'ils emploient des gens pour ça ?
Et si oui, comment on fait pour se faire engager ?
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