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Mercredi 7 mars 2007
    Il y a des jours où j'aimerais vraiment savoir comment ça se passe, dans les maisons d'édition. Je vous parlais lundi de L'Histoire sans fin, de Michaël Ende. C'est un très bon livre, mais ce n'est pas celui dont j'avais prévu de vous parler au départ. Non, ce qui était prévu, c'était Le bois Duncton, de William Horwood. Un roman formidable, une épopée extraordinaire. Seulement voilà, il n'est plus édité, on ne peut plus le trouver que dans quelques médiathèques, de moins en moins au fur et à mesure que les exemplaires se dégradent. Je n'allais pas vous donner envie de lire un livre probablement inaccessible...
   
    J'aimerais aussi savoir pourquoi on décide de traduire un roman ou pas. J'ai la chance de pouvoir lire en anglais, et j'ai lu énormément de bouquins que j'ai aimés, qui trouveraient sûrement leur public en France, et qui sont mieux que pas mal de daubes qui sont pourtant traduites - mais qui ne sont pas disponibles en France. Je pense par exemple à la suite de Les héros meurent aussi, Blade of Tyshalle, qui est encore mieux que le premier. Je pense aussi à Making History, de Stephen Fry, que je viens de finir et qui vaut la peine, bien plus à mon sens que L'Hippopotame, du même auteur, qui est pourtant traduit, lui. Des exemples comme ça, j'en ai plein en tête, l'énumération serait assez ennuyeuse. Je voudrais vraiment savoir comment ils font, les éditeurs. Est-ce qu'ils lisent les romans en langue originale eux-mêmes, ou peut-être qu'ils emploient des gens pour ça ? Et si oui, comment on fait pour se faire engager ?
publié dans : Livres
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Commentaires

Un poste idéal pour toi, à n'en pas douter!
D'un coté, il y a les chiffres que va faire un livre, plus celui-ci est gros, plus il y a de chances qu'il soit traduit. C'est l'élément primordial. Il y a le ouï-dire des relations qui lisent dans la langue et enfin le coup de foudre. Selon la taille de la maison c'est l'éditeur lui-même ou ses assistants qui lisent. Voilà où tu dois taper : assistante d'éditeur de littérature anglophone enfantine/fantastique/SF. Sachant que cela consiste aussi à gérer l'ego des écrivains.
Hum, pas si simple...
commentaire n° : 1 posté par : Ardalia (site web) le: 07/03/2007 12:30:59

Pour les rééditions, j'imagine que ça dépend de la vitesse à laquelle les exemplaires se sont épuisés, car un éditeur ne dois pas aimer voir ses stocks de livre rester pleins.


Pour les traductions, là c'est le grand mytère pour moi. Peut-être prennent-ils les chiffres de vente dans le pays d'origine aussi comme référence?

commentaire n° : 2 posté par : majorette le: 07/03/2007 15:10:43
Ardalia : j'imagine bien que ce n'est pas si simple... Je demandais ça un peu en l'air : de toutes façons il faudrait sûrement aller travailler à Paris, et j'aime bien mon chez-moi. :-)
Majorette : si ils ne prennent "que" les chiffres de vente c'est dommage, parce qu'on n'a tout de même pas la même culture d'un pays à l'autre, quelque chose qui a cartonné ailleurs peut faire un bide en France pour des questions d'habitudes de lecture différentes, et vice-versa.
commentaire n° : 3 posté par : Anna (site web) le: 08/03/2007 09:12:42
Bonjour! Je viens d'envoyer un mail à un ami qui travaille avec des maisons d'édition (R.Laffont, Presses de la cité et Plon, entre autres), peut être a t-il la possibilité d'éclairer la lanterne. Surprise! :) Je te tiens au courant dès que j'ai une réponse, en espérant qu'elle soit utile. Bonne journée!
commentaire n° : 4 posté par : julie (site web) le: 08/03/2007 11:18:04
Pardon, en relisant le commentaire n°1, je viens de voir que tu avais déjà une réponse... :p
commentaire n° : 5 posté par : julie (site web) le: 08/03/2007 11:20:16
Ne t'excuse pas, au contraire, merci -  on n'a jamais de réponses - d'ailleurs ça se passe peut-être différemment d'une maison d'édition à l'autre ?
commentaire n° : 6 posté par : Anna (site web) le: 08/03/2007 11:23:50

Voilà, je l'ai eu en direct via messenger. Je vais reprendre ses propres mots, ce sera plus simple.
"Chez l'éditeur des gens sont payés pour trouver les perles,que l'auteur soit français ou étranger. Si l'auteur est déjà connu, c'est achat des droits de distribution, sinon il faut le lancer. Aprés déjà connu, coup de coeur, ou coup de poker, c'est suivant ce qu'ils trouvent."


Donc je demande si les gens sont bien payés pour lire , et réponse : "Oui bien sûr, mais pas que pour ça, généralement ils ont un autre poste chez l'éditeur"


Il a aussi ajouté que si l'auteur étranger était connu, il se peut que ce soit son agent qui vienne taper aux portes des éditeurs, ou alors pour les inconnus, le livre va être lu par plusieurs personnes de la maison, et "ça passe ou ça casse". Le hasard des lectures entre donc aussi  en jeu, et l'éditeur ne peut pas tout accepté, il y a une logique (money money money...)


C'est tout ce que j'ai pu soutiré, puis ça se fait pas de déranger les gens qui bossent :p

commentaire n° : 7 posté par : julie (site web) le: 08/03/2007 11:39:21
Oups les fautes d'ortho...remplaçons des é par des er.
commentaire n° : 8 posté par : julie (site web) le: 08/03/2007 11:40:54
Dis, j'exagère peut-être, mais si tu peux lui demander, quand il dit "un autre poste"... Quoi par exemple ?
commentaire n° : 9 posté par : Anna (site web) le: 08/03/2007 11:41:41
C'est bon j'ai réussi à lui placer. Il m'a donné comme exemple chargé de communication, correcteur ou traducteur.
commentaire n° : 10 posté par : julie (site web) le: 08/03/2007 11:47:37
Merci beaucoup Julie !
commentaire n° : 11 posté par : Anna (site web) le: 08/03/2007 11:51:17
De rien, c'est un plaisir d'être utile :)
commentaire n° : 12 posté par : julie (site web) le: 08/03/2007 11:54:24

Anna: j'espérais bien que les éditeurs ne fonctionnent pas en fonction des chiffres dans les autres pays, mais heureusement Julie et Ardalia nous ont trouvé l'explication.
Dire qu'en ce moment je me pose plein de questions sur une réorientation professionnelle... bosser dans une maison d'édition, ahhhh passer son temps à lire des livres... Ca va me faire rêver tout le WE, ça!

commentaire n° : 13 posté par : majorette le: 08/03/2007 16:02:01
A mon avis c'est comme bibliothécaire, tu sais, on en a une belle image du dehors, et de l'intérieur on découvre les côtés chiants... Comme partout, en fait. :-)
commentaire n° : 14 posté par : Anna (site web) le: 08/03/2007 16:09:55
oh oui, comme c'est vrai tout ça (soupir)
commentaire n° : 15 posté par : majorette le: 08/03/2007 16:55:23
pour ce qui est du boulot dan une maison d'édition, ça m'aurait bien tenté, il y a longtemps, mais j'avais été un peu "effrayée", si on peut dire, par les bouquins de Pennac ("au bonheur des ogres" et toute la saga "malaussène").

Dans ce milieu, il semble que ce soit assez aléatoire d'une maison à l'autre, que ce soit pour se faire embaucher ou pour éditer son manuscrit.
J'ai une amie qui a sorti un premier roman il y a un ou deux ans et qui  m'a confirmé que le milieu de l'édition est vraiment à part. Mais cela doit être fort intéressant.
commentaire n° : 16 posté par : liloe le: 08/03/2007 17:52:54
au fait Anna, je sais que tu n'es pas parisienne (sans que ça t'gêne), mais vu qu'il y a bientôt le salon du livre, ça vaut le coup de se renseigner si ça t'intéresse...
commentaire n° : 17 posté par : rififi le: 09/03/2007 21:35:38
Pour avoir des gens de ma famille dans l'édition (une très petite maison)...
cela se passe bien sûr différement d'une maison à l'autre. Pour mes proches, les traductions viennent soit de leurs propres envies, soit du bouche à oreille, soit tout simplement par proposition de traducteurs de publier tel livre, soit des demandes par courrier, c'est vaste...
J'ai un immense dégoût pour toutes les grandes maisons d'editions, qui sont élitistes, suivent le vent, méprisent tout ce qui ne vient pas d'une grande maison d'édition ni de Paris... c'est encore une autre forme du Parisianisme dans sa toute puissance...

Quant aux livres qui ne sont plus édités, si c'est une petite maison, cela leur coûtera très cher de ré-editer le livre sans être sûr de rentrer dans leur frais, quant aux grandes maisons, si le livre n'est pas rentable, ce n'est même pas la peine d'y penser.
commentaire n° : 18 posté par : Sevi (site web) le: 10/03/2007 20:51:36
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