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Mercredi 21 février 2007
    On perçoit souvent la peur comme une émotion négative.
   
    Pourtant la peur a une fonction dans nos vie, une fonction franchement utile. La peur est là pour nous empêcher de faire des conneries. La peur est là pour qu'on n'aie pas envie de se jeter du haut d'une falaise, de rester à côté d'un tigre qui grogne ou de rouler à 200 à l'heure à contresens sur l'autoroute. On dit que la peur n'évite pas le danger, c'est vrai sauf si le danger réside en nous-même et en nos choix.
   
    Le problème de la peur, c'est que parfois on ne sait plus très bien comment l'arrêter et faire nos choix nous-même, en tenant compte d'elle mais sans la laisser nous dicter qui nous sommes. Quand la peur devient notre seul moteur, que reste-t-il de notre individualité, de ce qui fait qu'on est vraiment nous ?
   
    Je parle de ça aujourd'hui parce que je n'aime pas la façon dont on peut manipuler les gens avec leurs peurs. Je n'aime pas les médecins terroristes, qui disent que si on ne fait pas bien tout ce qu'ils disent, on va crever. Je n'aime pas les politiques terroristes, qui disent que si on ne vote pas pour eux on va crever.
   
    Petit rappel utile - on va tous mourir, un jour ou l'autre. On peut être très raisonnable, manger très peu de gras et ne jamais boire de café et se faire faucher par un bus à 25 ans. On a le droit de choisir sa vie, et aussi sa mort. Connaître les risques de nos actions (dans une moindre mesure, parce qu'on ne connaîtra jamais vraiment les conséquences de nos actes avant de les vivre) c'est bien, mais on peut aussi choisir de prendre des risques.
   
    Je trouve ça tellement triste de voir les gens vivre dans la peur. On peut pourtant relever la tête, regarder le ciel, retrouver un calme en soi même si dehors tout est tumulte, et prendre sa vie en main. On a toujours le choix, même si ils sont parfois minuscules, même parfois aucun n'est bon.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Commentaires

ma vie est une immense peur festonée de petites audaces et de bonheurs plus ou moins grands

en quelque sorte, c'est come si je n'y faisais même plus attention tellement elle m'a façonné
commentaire n° : 1 posté par : arbobo (site web) le: 21/02/2007 12:38:32
Le problème ne réside-t-il pas dans le fait que l'on a «banni » la mort de nos sociétés dites civilisées (avec le soit-disant risque zéro) ?

À partir de là, il devient si facile de faire peur aux gens et de les manipuler...

Et poutant, « le futur est du passé en devenir » et si une chose est sûr c'est que dans ce futur passé chacun d'entre nous doit y passer, qu'il le veuille ou non.

C'est comme le terrorisme : je le condamne haut et fort et il est abominable (« La violence est le dernier refuge de l'incompétencfe »), mais les media, sous pretexte d'information, ne font qu'aggraver le sentiment de malaise (cf'. Bushland & Irak) alors qu'objectivement, si
ses dessins son aveugles, il ne change pas grand chose au risque de mourir dans telle ou telle circonstance. Alors qu'unen vraie guerre (militaire ou civile) si. Mais les moyens mis en jeu ne sont pas les mêmes.

J'ai une fois entendu sur France info (et ça a été repris par d'autres) « coup de grisou au nord est de la Chine. Bilan 17 morts ». Aussi affreux que ça puisse être pour les victimes et surtout leur famille, je reste persuadé que
le chinois moyen n'a pas pris peur, surtout que leurs media n'on certainement pas dû en parler, tant c'était « anecdotique » pour une pays comme la chine.

Staline a eu cette phrase ignoble de « cinq mort, c'est une tragédie, quinze mille, une statistique », mais qui, hélas, est terriblement vraie : on peut ressentir de l'empathie pour cinq personnes, pour quinze mille, c'est impossible. Seule l'horreur et la peur peuvent demeurer...

Pour en revenir aux « médecins terroristes » , citons « Il n'existe que deux sorte de maladies : celles dont on guéri et celles dont on meurs ». Et ce n'est pas eux qui sont malades...

PAF
commentaire n° : 2 posté par : Paf le chien le: 21/02/2007 15:02:10
la mort n'est pas forcément ce qui fait le plus peur. je ne crois pas être seul dans ce cas. d'ailleurs je n'ai jamais "ressenti" la peur de ma propre mort.
commentaire n° : 3 posté par : arbobo (site web) le: 21/02/2007 15:09:29
Arbobo : est-ce que c'est indiscret de te demander ce qui te fait peur, alors ?
commentaire n° : 4 posté par : Anna (site web) le: 21/02/2007 15:13:14
Bien différencier
la peur et ses dérivés - qui a un objet
et l'angoisse- qui n'en a pas, du moins pas que l'on puisse (se) formuler en ces mêmes termes excluant/exclusifs d'autres objets.
De fait, on peut apprivoiser nos peurs, voire les domestiquer (les inclure dans notre 'domus') via les objets qui les suscitent /portent.
Mais pas les angoisses, que l'on doit travailler par d'autres biais.
Quand on s'aperçoit enfin qu'on vit avec/dedans/malgré leur présence qui nous rend absent-e-es à nous-mêmes ou bien a contrario encore plus présent-e-s à notre humaine condition ...
commentaire n° : 5 posté par : Mebahel le: 21/02/2007 15:24:39
Ha ben voilà, j'étais en train de réfléchir au sujet, et paf, mebahel m'éclaire.
Des peurs, oui, que j'identifie toutes au trac : mélange de désir et de peur de louper, de pas être à la hauteur, peur de sa propre liberté.
Dans ma timidité, qui était dingue quand j'étais ado (aller dans une boulangerie inconnue me mettais dans tous mes états...).
Et c'est vrai que ça s'apprivoise, ça se travaille, maintenant ça va beaucoup mieux, comme pour les concerts où le travail sur le corps permet de passer outre le trac (sauf pour les filles, ça c'est encore un sacré chantier...)
Mais des angoisses, au fond, je crois que je connais pas, en tout cas rien qui empêche d'avancer.

Pour la peur utilisée à des fins politiques, c'est bien vu, Anna. En particulier ceux qui nous présentent des réformes et un fonctionnement économique inéluctable, parce que sinon ce serait la catastrophe ; ceux qui n'ont de cesse de faire passer ceux des mouvements altermondialistes pour des fous irresponsables voire pour des sales bolcheviks antisémites, ce que fait souvent ce cher Philippe Val dont tu parles juste en-dessous, (ce qui met permet de répondre à deux articles à la fois, quelle maestria), Val qui pour cela m'énerve copieusement tant je trouve hallucinant qu'un homme qui se dit de gauche méprise à ce point des points de vue anti-libéraux...
Enfiiiiin bref.
commentaire n° : 6 posté par : Djac Baweur (site web) le: 21/02/2007 15:58:38
L'être humain étant ce qu'il est, je crois que le système libéral n'est pas le pire, à condition qu'il soit encadré par la loi. :-)
commentaire n° : 7 posté par : Anna (site web) le: 21/02/2007 16:04:40
Ben c'est ce que voudraient beaucoup d'altermondialistes, justement, qui ne sont certainement pas des révolutionnaires à la Arlette, parce qu'encadrer le capitalisme par la loi, on en est très loin (voir le dernier traité constitutionnel, instituant le libre marché en principe premier, traité à propos de la négation duquel on nous avait aussi bien foutu la trouille d'ailleurs).
Et c'est là que Val, soit-disant de gauche, m'exaspère à fourrer les altermondialistes et autres Attac dans le même sac que Castro, voire Staline, c'est aussi crétin que les propos d'un BHL dans le genre gauche bien-pensante, et promis j'arrête là faut que je me freine gnnnnnnnnn...
;o)
commentaire n° : 8 posté par : Djac Baweur (site web) le: 21/02/2007 16:14:20
Hm ? Jamais entendu Val fourrer ATTAC avec Staline...
Faut probablement que j'arrête aussi. :-)
commentaire n° : 9 posté par : Anna (site web) le: 21/02/2007 16:16:15

y'en a plein anna, certaines liées aux autres, aux soufrances de mes proches par exemple, peur de se planter, de ne pas plaire, de ne pas être à la hauteur, peur d'être vide, de ne pas être utile, de ne pas donner du sens à sa vie, de ne pas atteindre certains objectifs, peur de ne pas réussir à refaire ce que je suis déjà parvenu à faire, etc.

Et un certain nombre de peurs physiques, comme tout le monde, répulsion des grosses aiguilles, peur en haut d'une piste noire, peur de sauter d'un promontoire de 4 mètres dans la rivière, peur de subir la violence (pas véritablement peur de la souffrance physique, paradoxalement)

Et encore, j'oublie délibérément un certain nombre de peurs que j'ai partiellement ou totalement surmontées, et les angoisses, qui sont encore une autre paire de manches. Mais la mort, ma foi, une fois qu'on est mort on est mort, je peux avoir peur de l'agonie mais pas tellement de la fin en tant que telle.

commentaire n° : 10 posté par : arbobo (site web) le: 21/02/2007 18:06:27
C'est marrant, je suis un peu comme toi - par exemple j'ai peur de perdre la tête avant de mourir, mais pas de mourir. J'ai quand même l'impression que ce n'est pas le cas général.
commentaire n° : 11 posté par : Anna (site web) le: 21/02/2007 18:08:38
Les peurs peuvent être des fixations de l'angoisse primitive...

Ben on est 3 alors.
La déchéance, la souffrance et devenir un paquet de viande et d'os vagissant à la charge d'autres, 3 choses qui m'effraient.

commentaire n° : 12 posté par : Mebahel le: 21/02/2007 18:22:20
Désolé Anna de dévier du sujet, mais c'est pour illustrer mon propos : http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/
dans le genre amalgames douteux exprimé par quelqu'un qui se réclame pourtant des idées et de la philosophie...
des exemples comme ça, y'en malheureusement a à la pelle (sur l'Islam aussi, par exemple, dans le genre lourd).
commentaire n° : 13 posté par : Djac Baweur (site web) le: 21/02/2007 18:30:52
d'un manière générale, j'ai plus peur de la maladie que de la mort... qui reste quelque chose de flou et de plus intrigant qu'effrayant.

pour ce qui est de manipuler les gens avec la peur, je trouve qu'on vit maintenant dans une société tellement surprotégée que c'est devenu quasiment un droit de ne plus rien risquer dans la vie. C'est un peu exagéré de parler de peur dans ces cas-là, mais c'est bien la même chose au départ tout de même : on n'a plus le droit de ne rien faire sous prétexte qu'on  pourrait se blesser (je pense aux jardins qui sont fermés dès qu'il tombe trois flocons de neige par ex.), et tout ça parce que les "autorités" ont peur qu'on les mettent en cause.
Résultat, on est surprotégés et on ne peut plus se confronter à nos petites peurs (de tomber, de se faire mal, de l'accident...)

et moi, là, j'ai peur de ne pas être claire du tout... :-(
commentaire n° : 14 posté par : rififi le: 21/02/2007 18:31:50
Djac : évidemment, sorti du contexte et présenté de la pire façon possible... Dans le contexte, ça avait un sens, il parlait du droit à la vie privée qui est régulièrement bafoué.
Rififi : c'est très clair, et je suis bien d'accord.
commentaire n° : 15 posté par : Anna (site web) le: 21/02/2007 18:34:51
Certes, Fontenelle y va à la truelle, mais faut avouer, employer aussi facilement les mots Kommandantur, nazi, fascisme, terroriste, antisémite, stalinien, etc... que le fait Val, me semble très suspect sur son mode de pensée, et mérite qu'on s'y arrête.
Moi aussi je l'aimais bien, il fut un temps...
commentaire n° : 16 posté par : Djac Baweur (site web) le: 21/02/2007 18:42:20
Je pense que la peur de la mort est atavique (c'est même un instinct - pour notre plus grand bien) : on peut la contourner, mais pas y ecchaper. C'est elle qui nous évite de sauter du 36è étage pour voir l'effet que ça fait.
Si elle n'est pas contrôlée/comprise/acceptée, elle peut (et elle le fait) génèrer des angoisses.

Si l'on accepte sa propre mort, on lève alors certaines inibitions. Mais je reste persuadé, comme l'avance Anna, que la grosse majorité des gens ne sait pas dominer cette peur...

D'où ces médecins « terroristes » dont l'ambition ultime est de nous voir mourrir en bonne santé... et qui, pour ça, essayent de nous faire peur et de jouer sur cet atavisme.

C'est en tous cas, AMHA, vrai pour cette mode du « risque zéro » qui n'est bien sûr qu'une chimère de plus (et très politisée).
commentaire n° : 17 posté par : Paf le chien le: 21/02/2007 20:11:48
Dixit Anna>L'être humain étant ce qu'il est, je crois que le système libéral n'est pas le pire, à condition qu'il soit encadré par la loi. :-)

Et si la Loi est inique ? Elle n'est qu'affaire de politique
(souvent Enarquienne, donc compètement déconnectée de
la réalité) et de gros sous...
commentaire n° : 18 posté par : Paf le chien le: 21/02/2007 20:13:19

Bonjour


ton article est très interréssant , mais je pense que la peur préserve aussi ...souvent même. Bien sur que nous ne devons pas vivre dans la peur..une peur, simplement le plus dur est d'apprendre à canaliser nos peurs.


A bientôt

commentaire n° : 19 posté par : jean marc (site web) le: 22/02/2007 13:38:31
Bienvenue Jean-Marc.
Paf : bien vu, et ce fantasme du risque zéro est très lié pour moi à un fantasme d'immortalité.
commentaire n° : 20 posté par : Anna (site web) le: 22/02/2007 14:29:15

Ah là là, cet article est très intéressant, et je n'arrive pas à mettre mes idées en ordre depuis hier. Alors désolée si ce qui suit est un peu brouillon...


J'ai l'impression que notre société est très duelle:
- les gens ont de plus en plus peur.Ceci entretenu par les personnes ayant du pouvoir (et là, je mets les politiques et les medecins dans cette expression, au sens large), car ça leur permet d'asseoir leur position en tant que personne sachant trouver la solution.
- d'autre part la peur est niée dans notre société: comme plusieurs d'entre vous l'ont déjà dit, une peur non exprimée génère des angoisses. Or on ne parle pas de ce qui nous fait peur, ça semble tabou en société. Essayez de parler de maladie ou de chomage dans un groupe de personnes, et vous verrez le malaise apparaître, jusqu'à ce qu'un petit rigolo fasse une blague et détende l'amosphère.


Une autre chose qui m'a déjà frappée, c'est la sérénité qu'ont certaines personnes atteintes d'une maladie grave. Et toutes les personnes que j'ai rencontré qui me donnaient cette impression avaient "simplement" accepté leur maladie, elles n'avaient pas tenté de se dissimuler la réalité.


Pour moi, une de mes plus grandes peur est de perdre mes parents brutalement, parce qu'ils sont mon refuge si je vais mal, une sorte de cocon.

commentaire n° : 21 posté par : majorette le: 22/02/2007 14:35:01
Majorette : tu as raison, et ça rejoint ce que dit Paf sur l'occultation de la maladie ou de la mort. Dire qu'un proche est gravement malade ou mort, même dans la sérénité et avec une bonne raison dans le contexte de la discussion, c'est tout de suite jeter un froid. Du coup on se retrouve souvent dans une grande solitude quand on est malade ou en deuil, parce que les gens ne savent pas comment réagir et partent dans les extrêmes.
commentaire n° : 22 posté par : Anna (site web) le: 22/02/2007 14:49:50
majorette dixit>Une autre chose qui m'a déjà frappée, c'est la sérénité qu'ont certaines personnes atteintes d'une maladie grave.

Il faut bien voir qu'être atteind d'une maladie (grave ou non) n'est pas négociable : c'est un fait. Si c'est une maladie grave, éventuellement fatale, tu ne peut pas
ne pas y penser, que ce soit consciemment ou inconsciemment et tu dois faire avec.  Même si  les médecins tu disent que [...] ça a des concéquences sur ta vie de tous les jours.

majorette dixit>Et toutes les personnes que j'ai rencontré qui me donnaient cette impression avaient "simplement" accepté leur maladie, elles n'avaient pas tenté de se dissimuler la réalité.

Tu n'as pas d'autre choix que d'accepter la maladie : elle est là. Maintenant, comment tu la vies est un autre problème (rebellion, acceptation, résignation...). Ce qui entraine toute une série de modification de ton ego (au sens propre et non péjoratif du terme) : chez certain, ce sera un état dépressif, chez d'autres une fois soudaine en Dieu (qui n'est, AMHA qu'une émanation du fantasme de l'immortalité), etc.

Lorsque tu est dans ce cas, tu est seul, cocon ou pas. Personne ne peut comprendre ce que tu ressent. Ils peuvent éventuellement compatir, à s'en rendre eux mêmes malades. Le fait de « cacher » sa maladie peut relever de la simple pudeur ou encore pour préserver ses proches, mais ça n'a rien à voir avec le fait de l'accepter ou non. Là où ça devient difficile, c'est d'avoir à cacher sa maladie (pour cause de politiquement incorrect), celle-ci (et les traitements associés, souvent très lourds) n'étant pas toujours faciles à « dissimuler »...

Je pense plutôt que cette « impression » de sérénité vient du fait que l'on relativise forcemment les choses et que l'augmentation du prix du choux de Bruxelles devient brusquement sans grande importance du jour au lendemain. Ce qui n'est pas toujours compréhensible par l'entourage en général (et surtout pas pour les belges  en tous cas :-))).
commentaire n° : 23 posté par : Paf le chien le: 22/02/2007 19:01:27
Paf - je rebondis juste sur l'idée de "protéger ses proches". Je crois que les proches se rendent compte qu'il y a quelque chose qui cloche si ce sont des "vrais" proches", et dans ce cas-là je crois personnellement mieux de mettre des mots sur ce qui se passe plutôt que de laisser le silence s'installer. :-)
Sinon, ce que tu dis sonne très vrai à mes oreilles. Au demeurant, la mise en relativité de la hausse du prix de la barquette de frites, ça peut aussi s'étendre à celui qui est en deuil...
commentaire n° : 24 posté par : Anna (site web) le: 23/02/2007 09:08:41
Effectivement, tout dépend de qui sont ces vrais proches. Mais le « coup » que peut leur porter le savoir de cette maladie est parfois supérieur en inquiétudes à celle de ne pas vraiment savoir (et de laisser l'illusion s'installer).

Le deuil, pour moi, si ses concéquences immédiates peuvent être comparables est très différent : il te touche (empathie) mais indirectement. On peut et on doit s'en remettre et sa propre vie doit continuer. Cela prend plus ou moins de temps (en fonction de l'attachement, des obligations, etc.). Il doit alors laisser place à des souvenir, parfois douloureux. Mais l'on doit s'en remettre (éventuellement avec l'aide d'autre --- enfants, conjoint, psy, ...), si nécessaire.

Et pour les frites, c'est comme les choux de Bruxelles : le deuil, faut le temps de le « digérerer » et ça oblige aussi  à relativiser. Normalement, sur un temps relativement court. Mais, à long terme, ce n'est pas tout à fait de la même chose : il se transforme en idées fixes.
En colère, en culpabilité, en regret, etc. bref en angoisses qu'il faut et que l'on doit surmonter. Sinon, le risque que ça vire au pathologique n'est pas bien loin
(ie : vivre pour la vengeance n'est pas quelque chose de normal, psychologiquement)...

Je ne sais pas (c'est tellement subjectif) si ce que j'ai écrit ne risque pas d'être mal compris, donc interprété,
mais c'est, en tous cas aujourd'hui, et aux vues de mon expérience, ce que je ressens. Et il y a beaucoup de nuances que je n'ai/ne sais exprimer en si peu de lignes...

Par contre, je crois (je ne l'ai pas vécu) que la mort d'un enfant est quelque chose d'abominable dont on ne peut guérir complètement...

PAF

« Même la mort du plus grand des hommes ne peut arrêter un train »
Arthur Cravan (putatif neuveu d'Oscard Wilde et fou à lier)
commentaire n° : 25 posté par : Paf le chien le: 23/02/2007 11:57:00
Je ne crois pas qu'on puisse "guérir" d'un deuil. La vie continue, et on peut arrêter d'en souffrir, bien sûr, mais la cicatrice reste là. Tant mieux, d'ailleurs.
commentaire n° : 26 posté par : Anna (site web) le: 23/02/2007 12:00:22
Quelque part - c'est peut-être une idée idiote, mais tant que la vie n'est pas finie, elle continue, même après l'annonce d'une maladie potentiellement mortelle...
commentaire n° : 27 posté par : Anna (site web) le: 23/02/2007 12:09:49
Tout ça m'a remis en mémoire un billet que je voulais écrire à un moment, puis que j'ai oublié. Un billet sur un garçon vieilli trop tôt.
Je l'ai presque terminé... il n'est pas tout à fait dans le sujet, mais...
(sans la peur, il n'y aurait plus de planète Terre, c'est une certitude)
commentaire n° : 28 posté par : marionette (site web) le: 23/02/2007 19:00:15
Paf et Anna: je vous remercie vraiment tous les deux de cette discussion, car vous arriver à exprimer ce que je ressents confusément. Et ça m'aide beaucoup, merci.
commentaire n° : 29 posté par : majorette le: 24/02/2007 10:04:52
Anna dixit>Je ne crois pas qu'on puisse "guérir" d'un deuil

Bien sûr que non, et c'est bien ce que j'entendais par « laisser place à des souvenirs, parfois douloureux. Mais [que] l'on doit s'en remettre ». Pas en guérir... ce qui ne serait pas très humain, AMHA (à moins de ne pas avoir connu vraiment cette personne, auquel cas, on ne peut la qualifier de proche, qu'elle le soit familialement où non).

Anna dixit>c'est peut-être une idée idiote, mais tant que la vie n'est pas finie,La vie continue

Ce n'est pas idiot : c'est un pléonasme ;o))

Et bien sûr que oui : tant que tu as un souffle de vie « the show must go on », comme on dit, et tu n'as pas vraiment le choix, quels que soient les maux qui t'affectent.


Anna dixit > tant que la vie n'est pas finie, elle continue, même après l'annonce d'une maladie potentiellement mortelle...

Tant que télépapathie, téléla ;o)

Ce qui me parait par contre important, c'est la qualité de cette vie (les traitements, la maladie elle même, la souffrance morale, etc.)

Si elle n'est vraiment pas supportable physiquement, il existe des unités de soins palliatifs qu'il ne faut pas mésestimer, pleines de gens extrèmement compétants, efficaces, à l'écoute et surtout, qui y croient. Ce qui n'existait pas (sérieusement) il y a seulement 10 ans...

Et si, on peut être heureux, même dans l'adversité, Et ça,
on n'a pas le droit de le louper...

PAF

PS : Ça fait partie du PI (Politiquement Iccorect), mais je préfère l'évoquer : en aucun cas le suicide ne peut être vu comme « une solution » : il relève complètement de la pathologie psychiatrique.
commentaire n° : 30 posté par : Paf le chien le: 24/02/2007 12:06:57
"PS : Ça fait partie du PI (Politiquement Iccorect), mais je préfère l'évoquer : en aucun cas le suicide ne peut être vu comme « une solution » : il relève complètement de la pathologie psychiatrique."

le suicide est un acte.
point à la ligne.

et tu n'imagines pas à quel point je me retiens de t'envoyer quelques coups bien sentis après avoir lu ces lignes très supérieures.

PS : non, tu n'imagines pas, et si tu as 2 sous de jugeotte tu t'abstiendras d'en remettre une couche, merci.
commentaire n° : 31 posté par : arbobo (site web) le: 25/02/2007 01:14:54
Le suicide une "pathologie psychiatrique"!!
Et oser dire cela du haut du 'attention je vais être politiquement incorrect' !!
La maladie... Les soins palliatifs...Le deuil... La vie....
C'est un festival. Même avec des 'AMHA' comme précaution oratoire.
Qui es-tu pour émettre ces propos péremptoires?
Y'a effectivement des coups de pieds au Q qui se perdent.
commentaire n° : 32 posté par : mebahel à paf le: 25/02/2007 08:05:46
arbobo>Critique (volente) sans réponse = comm'inutilr. Bien s qur le scuicide est un acte. Faire les courses aussi.
Ces deux lignes absconses ôtée, il y a une citation (mes propos) et ce que je prenfs (à juste titre il me semble !) comme une injure. En bref, rien que de la violence verbale.
Alors, si, ma jugeotte étant ce qu'elle est, j'éprouve le besoin que TU mette la « deuxième » couche. Pas moi.

mehabel>Même remarque. à ta décharge, il y a qulque chose de constructif : « Qui es-tu pour émettre ces propos péremptoires? ». Je suis qui je suis, j'ai ma propre expérience et ma vie privée n'a rien à faire en public.

S'il s'agit de sémantique, qu'on en cause. Pas qu'on injurie.

Je pense ce que je pense, je vois ce que je vois, j'en tire mes conclusions et je les partages. Que tu ne soit pas d'accord est une très bonne chose. Mais exprime-toi et explique ton agressivité envers moi, du haut de tes propos péremptoires...
commentaire n° : 33 posté par : Paf le chien le: 25/02/2007 11:25:17
Du calme - vous ne savez ni les uns ni les autres ce qui peut être dans le vécu des uns et des autres et qui les fait s'exprimer comme ça.
Personnellement je suis complétement d'accord sur le fait que le suicide peut tout à fait être une option raisonnable et pas une pathologie quand on ne peut rien faire pour calmer les souffrances, et c'est parfois le cas, excellentes unités de soins palliatifs ou non. La pharmacologie ne peut pas tout.
commentaire n° : 34 posté par : Anna (site web) le: 25/02/2007 12:00:25
Ben oui, mais Paf, quand on te balance tout un corpus solide, étayé, et irréfutable comme je l'ai fais pour le réchauffement climatique, tu restes campé sur des certitudes dont on ne connaît toujours pas la provenance.
Alors, ça donne pas vraiment envie de discuter avec toi, tu vois, si l'échange d'idée est fermé à ce point d'avance.
Donc, tu viens ici, tu déballes ton truc sans nuances de manière péremptoire sur le ton de la certitude absolue qui rien ne viendra déranger, et tu t'étonnes que d'autres réagissent de manière tranchée ???
Tu récoltes ce que tu sèmes, Paf.
As-tu seulement pensé que parmi les lecteurs, ici, peut-être, certains avaient connu dans leur entourage des suicides de personnes qui leur étaient chères, et qui n'avaient rien de pathologies psychatrique, ou qui avaient aux-mêmes, été proches de passer à l'acte, et qui ont ressenti dans leur chair le désespoir insoutenable qui peut pousser à se supprimer ? Et tu leur envoie ça dans la gueule : "ce n'était qu'une pathologie" ?
Comprends-tu ce qu'une affirmation (gratuite) de ce genre peut être vécue comme une gifle ? Comme une négation de l'humain, un déni de vécu ?
Il faut que tu saches que parmi les gens qui on réagi, se trouve une personne qui a fait des études de psy poussées : vu de l'extérieur, je t'assure qu'il y a un certain ridicule de te voir imposer avec une telle sûreté de soi une affirmation simpliste sur le suicide devant un spécaliste qui pourrait en écrire des dizaines de pages sur le sujet.

Pour ma part, je crois que j'ai vraiment peur de la prochaine affirmation "politiquement incorrect" que tu vas encore proférer du haut de ton prétoire...
commentaire n° : 35 posté par : Djac Baweur (site web) le: 25/02/2007 12:51:05
Je me rends compte que mon dernier commentaire était beaucoup trop court et pas assez clair du tout.
Or donc. Paf, je ne sais pas ce qui t'a poussé à t'exprimer comme ça, mais je te demande de ne pas recommencer ici, merci. Djac l'a très bien dit, on ne balance pas des petites bombes comme ça sur la tronche des gens sans même avoir la décence d'une explication, et d'une, et surtout d'écouter les leurs quand ils prennent la peine de te répondre. Je te le dit tout de go, je n'ai jamais supprimé un post entier sur ce blog mais si je dois le faire je le ferai.
commentaire n° : 36 posté par : Anna (site web) le: 25/02/2007 13:34:39
J'aurais effectivement pu éviter le " y'a des coups de pied.." puisque ça paraît agressif, mea culpa.
(injure? non faut pas charrier, là, j'en ai au service de qui voudra des injures et ça n'a rien à voir)
Pourtant, dans mon idée, c'était juste dans la lignée de
"ma gavte la nata" (copyrights umbreto, pour ceusses qui veulent) puisque le geste est biologiquement approprié et que j'allais dans la lignée du post d'arbobo sur la position de supériorité où tu te places pour poser tes assertitons.
(et maintenant la position de victime de violence, youpi)
J'espère que c'est plus clair comme ça.

Pour tout le reste, je mea culpate pas du tout et je n'ai pas envie d'obéir à un "exprime toi" qui suit un jugement de valeur très professoral (ton ton habituel sauf quand l'humour ntente de le faire passer) sur mon éventuelle adhésion ou pas à tes propos...
S'il s'agit de "m'exprimer" pour être jugée à ton aune, car au final c'est cela que dit ton post, merci, c'est non.

De plus je ne suis pas un agrume, malgré mes pépins et zestes d'amertume.

Enfin: pardon Anna, je m'abstiendrai désormais.
Les certitudes sont l'apanage de la jeunesse.

commentaire n° : 37 posté par : mebahel le: 25/02/2007 13:44:15
Mebahel : ne t'abstiens surtout pas, je suis contente que quelqu'un ait parlé pendant que je n'étais pas là.
commentaire n° : 38 posté par : Anna (site web) le: 25/02/2007 13:46:46
PaF :

tu assènes.

tu refuses (oui c'est un refus explicite) d'argumenter ta position.
tu fais de toi l'agressé alors que ton propos agressait bel et bien en premier lieu
tu appliques le double standard en exigeant des autres ce que tu refuses qu'on te demande

mais bon, à trop te parler j'aurais peur de t'instruire, restons-en là.
commentaire n° : 39 posté par : arbobo (site web) le: 25/02/2007 14:49:47
Réponse globale :

Tout d'abord, je suis désolé si j'ai pu, par mes propos, choquer qui que ce sois :  ce n'était abslument pas mon intention.

Quant à mon ton proffessoral, j'en suis désolé, c'est ma manière de m'exprimer pat écrit. Même si je fais parfois des efforts d'humour, comme le fait remarquer mehabel. Je ne suis pas très doué pour les relation humaine en général, semble-t-il, et encore moins écrites (de plus, j'enseignais l'informatique théorique et la cryptologie en cours magistraux, ce qui n'aide pas).

Quant à mes positions sur la vie, l'univers et le reste, elle proviennent de vécu personnel (quand ma vie a explosé pour des raisons médicales, ça a été difficile de ne pas y réagir, d'y penser et d'apprendre sur ce qui me concernait -- j'ai fait pas mal de progrès en immunobiologie..) en tout premier lieu et de lectures et autres discussions scientifiques...

Je me rends compte, petit à petit que je suis rentré dans un cercle de personnes qui se connaissaient déjà en dehors du Web (ce n'est surement pas un hasard si tout le monde ou presque est chez overblog, je pense...) ou qui se sont présentées un jour ou l'autre d'une manière assez personnelle, et je comprends parfaitement que l'arrivés d'un « nouveau » qui débarque avec ses certitudes et convictions puisse poser questions.

C'est un peu pourquoi je disais quid de ma vie privée en public, mais en réalité, après réflexion, je m'en fiche complètement, chacun pouvant penser ce qu'il veut...

Donc, désolé pour le « ton » péremtoire, magistral et les assertions qui peuvent paraîtres parfaitement gratuites : elle ne sont pas volontaires et je fais pour tant tourner ma souris sept fois sur son tapis avant de cliquer sur « envoyer » (mais des fois ça part tout seul et c'est en général là que ce n'aurais pas dû).

J'ai aussi une assez longue pratique (depuis 1990) d'Internet, et en particulier de Usenet, puis des ML, ensuite des fora, sur lesquels la valeur des mots ne semble pas être la même que dans l'univers des Blogs (l est vrai que la bande passante ne coûtait pas le même prix) et où l'expression « y'a des coups de pied... » pouvait suffire à partir pour une semaine dans une « flamewar » alors que d'autres passaient comme une lettre à la poste (surtout les smileys, économiques, destinés à pallier le manque de contact physique entre personne et non pour faire joli)...

Donc, à toutes et à tous, je vous re-présente mes excuses si je vous ai « choqués » c'était très très loin de mes intentions.

Et comme le disait Desprosge, « on peut rire de n'imprte quoi... mais pas avec n'importe qui », je tacherais de faire plus attention aux susceptibilités personnelles et vous demande de bien vouloir m'excuser d'avance si, par hasard, je postait un jour « sans » où je ferais mieux de m'abstenir.

Si, malgré tout c'était le cas, je suis prêt à subir la censure d'Anna, qui, comme je l'ai déjà dit, pour moi et chez elle et peut donc y faire ce qui lui plaît (à moins que je me plantasse encore compètement sur le fonctionnement des blogs...).

Mea culpa, donc,

PAF
commentaire n° : 40 posté par : Paf le chien le: 25/02/2007 16:42:15
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