Je connaissais depuis longtemps Marie Desplechin comme auteur de littérature jeunesse.
Verte,
Une vague d'amour sur un lac d'amitié,
Et Dieu dans tout ça ? et j'en passe, j'aime beaucoup ce qu'elle écrit.
Arbobo m'a rappelé qu'elle écrivait aussi pour les adultes. J'avais déjà survolé un de ses romans adulte il y a un bon moment (je crois que c'était
Trop sensibles, mais je n'en suis pas sûre) sans être convaincue. Je l'ai remontée sur
ma liste des auteurs à lire, et j'ai emprunté
Sans moi la semaine
dernière à la médiathèque.
Je ne suis pas déçue du voyage.
La narratrice est une femme divorcée qui a deux enfants et recueille une jeune femme. Olivia a été abandonnée, elle s'est droguée, prostituée parfois. On pourrait croire à partir
de ce point qu'on va enchaîner sur une histoire banale de bon Samaritain, dans un sens ou dans l'autre, d'ailleurs, mais c'est plus compliqué que ça. Marie Desplechin brouille les pistes, dans une
écriture assez hachée, phrases courtes, presque brutales.
J'y ai retrouvé ce que j'aime dans ses livres jeunesse, avec en plus une bonne dose d'amertume. Résultat : il faut être d'humeur adéquate pour le lire, mais quand on y est, on
apprécie. Je l'ai lu aux éditions de L'Olivier mais il est disponible en poche en Points.
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