J'ai vécu une grande histoire d'amour avec France Inter. J'aime encore beaucoup certains programmes.
Daniel Mermet, bien sûr.
La bande à Bonnaud vaut le coup, parfois.
Panique au Mangin Palace, le dimanche. Mais les journaux et émissions d'information m'insupportent, ils sont de plus en plus semblables à ceux n'importe lequel de leurs concurrents. Les journalistes se complaisent dans des détails sordides et inutiles, quant à leur traitement de la campagne présidentielle, je le trouve pathétique - ils se contentent de rapporter fidèlement les petites phrases et les "affaires". Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'écoutais plus la différence. Ça ne pouvait plus durer.
Il y a deux semaines, j'étais en voiture un soir (je revenais de la chorale) quand le présentateur a dit quelque chose de particulièrement irritant. J'ai zappé au hasard. Je regardais la route, pas les boutons de l'auto-radio.
Je suis tombée sur France Culture.
A part pour
des Papous dans la tête (une super émission
oulipienne) il y a bien longtemps, je n'avais jamais écouté France Culture. Je gardais de cette station une image plutôt rébarbative. Ce soir-là, je suis tombée sur une voix qui racontait l'investiture de José Bové, mais autrement. Qui expliquait un peu les idées autour, les tenants et les aboutissants, le tout de manière plutôt calme. J'ai aimé. Le lendemain, quand j'ai rallumé ma radio, j'ai changé de fréquence. Depuis, je teste France Culture.
Je ne l'écoute pas toute la journée, c'est une évidence, mais globalement je suis plutôt contente du changement. Je déguste des débats un peu riches. Les voix et jingles sont globalement moins excités que sur France Inter. Il y a des moments particulièrement abscons, que je laisse passer. Le reste du temps, j'écoute. Je ne sais pas si je vais rester sur France Culture, mais je me sens déjà reconnaissante, elle a rendu de la curiosité à mes oreilles blasées.
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