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Lundi 5 février 2007
    Comme souvent, j'ai connu Gabriel Garcia Marquez par ricochet. Daniel Pennac parle d'une multitude de bouquins dans Comme un roman, et il a un talent fou pour donner envie de les lire avec presque rien. C'est grâce à lui que j'ai lu Le Parfum, de Süskind. C'est aussi dans ce bouquin que j'ai découvert Gabriel Garcia Marquez. A un moment, Daniel Pennac parle des premières phrases de roman, c'est là qu'il évoque Cent ans de solitude, et sa phrase sur les pierres, rondes comme des oeufs préhistoriques. J'ai noté, peu après je suis allée à la bibliothèque avec la ferme intention de découvrir Gabriel Garcia Marquez.

    J'ai commencé par Cent ans de solitude. Avant ça je n'avais jamais lu de roman sud-américain, ça a été un choc. Un roman fleuve, bien long, et qui racontait une histoire qui courait sur plusieurs générations avec un humour féroce... Ce bouquin était fait pour moi. Il faut quand même savoir retenir des noms qui ne nous sont pas familiers pour y comprendre quelque chose, mais passé cette barrière, on se régale. J'ai enchaîné sur L'amour au temps du choléra (une histoire d'amour impossible), L'automne du patriarche (l'histoire d'un dictateur grotesque et dégoûtant), puis, comme il fallait s'y attendre, j'ai fait une indigestion et j'ai dû arrêter un moment. Le dernier bouquin de Marquez que j'aie lu était un recueil de nouvelles intitulé Douze contes vagabonds, l'un d'entre eux - (l'histoire d'une femme arrivée dans un hôpital psychiatrique par hasard et prise pour une patiente) m'a flanqué des frissons dans le dos qui ne sont pas près de disparaître.

    Gabriel Garcia Marquez a un style que j'aime vraiment, il a parfois des tournures très alambiquées qui dissimulent l'ironie si on n'y prend pas garde. Cent ans de solitude est paru en Points, les autres que j'ai cités en Livre de poche.
publié dans : Livres
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