Aujourd'hui j'avais prévu de vous parler de Johnny Clegg, mais je ne savais pas trop comment. Bien sûr, je pouvais commencer par vous rappeler que c'était lui, le zoulou blanc, lui, l'auteur de la chanson
Asimbonanga, hommage à Mandela et à tout ceux qui à l'époque étaient emprisonnés à cause de leur lutte contre l'apartheid. J'aurais pu vous rappeler son histoire en quelques mots, garçon blanc d'origine anglaise arrivé très jeune en Afrique, qui a rencontré des zoulous à travers son amour de la musique, et s'est pris d'amitié pour l'un d'entre eux, Sipho Mchunu.
Je pourrais vous parler de ce type qui danse de manière incroyable et qui fait une musique de j'adore, mélange d'influences qui finit par devenir un style en soi, rythmes irrésistibles, simples ou complexes. Je pourrais vous dire que Johnny Clegg chante en zoulou, en anglais, en afrikaans, même en français sur une des chansons de son dernier album. Je pourrais vous dire qu'il a écrit et joué des chansons de lutte comme Asimbonanga ou
One (hu)man, one vote, mais aussi des chansons simples, belles et poétiques, comme
Dela ou
Daughter of Eden. Je pourrais vous raconter ses deux groupes, Juluka, fondé avec Sipho Mchunu, puis Savuka quand il est parti. Je pourrais vous dire qu'il a plaidé le mélange des cultures et des personnes par l'exemple, ce qui est quand même le meilleur moyen. Je pourrais vous dire que j'adore sa voix, sa façon de parler et de chanter avec un mélange d'accents incroyable. Je pourrais terminer en vous disant que son dernier album m'a charmée, qu'il n'a pas quitté mon lecteur de CD depuis trois semaines.
Pour finir, je crois que je vais simplement vous laisser vous faire une idée en écoutant
les extraits disponibles sur amazon (je vous en mettrais bien ici, mais la loi sur le droit d'auteur l'interdit...) et en jetant un oeil à son
site officiel, sur lequel il y a aussi quelques extraits, et aux articles qui lui sont consacrés sur wikipedia (
version française,
version anglaise).
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