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Connait-on vraiment un jour quelqu'un?
Je sais, ça a l'air con comme ça, mais la richesse de la vie c'est peut-être de toujours être surpris par les gens, toujours être "en train" d'aprendre à les connaitre. Ca empêche de s'ennuyer et en plus, les autres changent comme nous changeons nous même ce qui conduit au besoin de toujours "réactualiser" cette connaissance que l'on pensait avoir d'eux...
Je ne sais pas si je suis bien claire, mais ton post m'a donné envie de dire tout un tas de choses qu'il m'est difficile d'exprimer.
En plus, je devrais écrire mon commentaire avant, il serait moins ridicule mais le temps libre est compté quand on est mère de famille...
évidemment, si par "connaître" on etnend cuqleuq chose de total, si on y met de l'absolutisme, c'est peine perdue.
De l'avantage d'être à la fois idéaliste et relativiste :-)
croyant citer proprement un poète (en fait michaux disait justement le contraire), je glisse fréquemment "on est toujours seul dans sa peau". Ca ne me fait pas si peur que ça.
déjà, pour moi j'y vois plus clair en faisant la différence entre "savoir des choses de quelqu'un" et "connaître" cette personne. On peut savoir plein de choses d'une eprsonne, par internet, par une biographie, parce qu'on ests tombé sur sa correspondance... il manquera généralement quelqu' chose pour qu'on puisse dire la "connaître". Je sais des choses de Duras pour avoir lu sa bio par Laure Adler, je sais des choses de Cat Power pour avoir lu et entendu un paquet d'interviews où elle se dévoile. Mais est-ce suffisant pour "connaître"?
Pour ça, je dirais qu'il faut avoir fait de choses ensemble, et avoir subi l'épreuve du temps, celle qui dit si le soi-disant ami de toujours le restera bel et bien, si le pseudo-lâche n'est pas en réalité une personne qui fait face dans l'adversité, etc.
Mais il faut aussi que cette personne se laisse connaître. Et même avec quelqu'un qui se laisse volontiers connaître, il faut parfois, pour qu'il le fasse, qu'on s'ouvre soi-même suffisamment (car il y a de sperosnnes qui ne s'ouvrent que dans la réciprocité).
Je crois qu'on peut "connaître" quelqu'un, et continuer à avoir à en apprendre. Savoir à peu près ce qui plaira ou pas à l'autre, anticiper correctement ses réactions, n'interdit pas la suprise.
ardalia, dans mes bras ! conseiller Lévinas sera toujours un bon conseil, mais à quoi pensais tu plus précisément ici?
Oui mais est-ce qu'il est plus facile de connaître les juifs que les protestants? Ouh la la j'ai mal à la tête moi...
;o)
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