Bienvenue !

Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
Pour me contacter, c'est ici.
Ce blog est optimisé pour Firefox.

 Creative Commons License

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Lundi 25 décembre 2006
    Comme promis il y a quelques semaines, je vous parle aujourd'hui de détectives de roman. Je vais probablement devoir en laisser pas mal de côté, n'hésitez pas à compléter si je n'ai pas cité un de vos préférés.

    Nestor Burma mériterait un billet à lui tout seul, et je l'écrirai peut-être un jour. Si vous avez en tête la nonchalance de Guy Marchand qui joue le personnage dans les téléfilms, oubliez-la bien vite : la principale caractéristique de Nestor Burma tel que Léo Malet l'a écrit est plutôt le cynisme. Il est également beaucoup moins sûr de lui. Il enquête dans Paris, et ses enquêtes s'appellent Les Nouveaux mystères de Paris, en référence aux Mystères de Paris d'Eugène Sue, dont je ne vais pas vous parler parce que je ne les ai pas lus. Si vous en avez envie, vous pouvez aussi jeter un oeil à l'adaptation de certaines de ses aventures en BD, par Tardi qui a quand même un talent fou. Les romans sont publiés individuellement en 10/18 et l'intégrale est parue en Bouquins, vous savez, les gros livres aux pages toutes fines.
   
    Passons maintenant des Nouveaux aux Futurs mystères de Paris... Roland C. Wagner a inventé une terre dominée par quelques grosses firmes, et où certaines personnes ont des pouvoirs surnaturels. Temple sacré de l'aube radieuse, c'est son nom (mais on l'appelle Tem) est un transparent. Il s'efface non seulement des mémoires de ceux qui l'ont vu et lui ont parlé mais aussi des fichiers numériques... Qualité pratique pour un détective quand il s'agit de fouiner, mais un sacré handicap pour interroger les témoins et les suspects. C'est pourquoi il s'habille souvent de manière plus que voyante, son emblème est un borsalino vert fluo. Il est souvent confronté à d'autres talents bizarres, où à des avatars tout droit sortis de la Psychosphère (pour ceux qui ont lu American Gods, c'est un peu ça).
   
    Histoire de faire un vrai grand écart, destination le Moyen Age pour retrouver un des personnages d'Ellis Peters : frère Cadfaël. Il est guérisseur et jardinier dans un monastère en Angleterre au XIIe siècle. Frère Cadfaël n'a pas été moine toute sa vie, et ça se sent dans sa manière d'être. Il est souvent amené à enquêter sur les crimes qui sont commis dans les environs du monastère. On peut retrouver ses enquêtes en 10/18. A la même époque, mais dans un seul livre : frère Guillaume de Baskerville, dans Le nom de la rose, de Umberto Eco. C'est aussi un moine, et un enquêteur très cérébral.
   
    Plus près de nous, deux enquêteurs d'Agatha Christie : Hercule Poirot et Miss Marple. En voilà deux qui ne mouillent pas trop le maillot pour découvrir les auteurs des crimes : Hercule Poirot fait marcher ses petites cellules grises, Miss Marple compare les événements à ce qu'elle a connu dans son petit village, dans les deux cas, ça marche...
   
    Un modèle du genre, Sherlock Holmes, le héros de Arthur Conan Doyle, capable rien qu'en regardant quelqu'un de trouver sa profession, ce qu'il a mangé au petit déjeuner et pourquoi il vient le voir. Un enquêteur minutieux, qui ramasse tous les indices, réfléchit énormément, et joue du violon si tout le reste ne marche pas. Il y a pourtant souvent plus d'action que dans les romans d'Agatha Christie : Sherlock Holmes se bouge pour attraper les coupables ou empêcher de nouveaux crimes.
   
    Aux antipodes de Sherlock Holmes, on trouve un détective pas comme les autres, Pepe Carvalho. Son auteur, Manuel Vazquez Montalban, décrit un homme surréaliste, désabusé, un homme qui ne brûle jamais autre chose que des livres dans sa cheminée, mais des livres qu'il a aimés, et qui apprécie avant tout la bonne cuisine - il est rare qu'on finisse un de ces romans sans avoir récupéré quelques recettes. La plupart sont parus en 10/18.
   
    Pour finir sur de la littérature jeunesse, abordons le cas des Trois Jeunes détectives... Trois jeunes gens débrouillards qui arrivent toujours à trouver la solution des énigmes les plus farfelues. Leurs aventures sont disponibles en hachette jeunesse.
   
    J'avais bien envie de vous parler du Poulpe, mais j'y ai renoncé : il a trop d'auteurs pour que toute la série soit bonne, il y a de vrais ratés dûs simplement à la multiplicité des auteurs et un personnage qui, pour les mêmes raisons, n'est pas toujours cohérent d'un tome à l'autre. Je vous cite quand même ceux qui pour moi sont les deux meilleurs de la série : La Petite écuyère a cafté de Jean-Bernard Pouy et Nazis dans le métro de Didier Daeninckx. C'est paru aux éditions la Baleine.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander

Commentaires

Presque tous lus les Poulpe (mais tous achetés, parce que... b'en parce que).
Mon préféré, le plus sombre, celui d'Hervé Prudon : Ouarzazate et mourir. Fabuleux et sombre.
Bons points aussi pour Arrêtéz le carrelage ! (Raynal) mais aussi du Hachis à Parmentier ou Lundi c'est sodomie.

Disons qu'un Poulpe sur 10 est très bon, 1 sur 3 est bon, 1 autre sur 3 est pas mal, le reste est dispensable, sauf si on veux tuer le temps deux heures dans une file d'attente ou dans un train. Et comme cette collection est faite pour ça, c'est super !

En plus, la bible des personnages est marrante et c'est quand même un super exercice de style (à Noël, je dis super) pour les quelques 150 auteurs différents qui ont écrit un tome.

Quelques passages obligés parmi d'autres
- Le Poulpe est le surnom de Gabriel Lecouvreur, qui aura 40 ans en l'an 2000, vaguement anar et qui déteste la police, les fachos de tous poils.
- Il ne travaille pas et se paye sur la bête quand il met à bas des crapules.
- Il est libre et ne travaille pour personne. Ses enquêtes, il les fait par curiosité en lisant les faits divers bizarres dans le Parisien et il va de son plein gré foutre sa merde dans toute la France et le monde pour redresser les torts.
- Il adore la bière, et on a droit parfois à de très belles découvertes quand les auteurs sont des avertis.
- Son QG, un restau du XIe voisin d'où j'habitais avant (pour ceux qui savent ils verront, pour les autres faites le chemin inverse vous trouverez) s'appelle "Le pied de porc à la sainte Scolasse mais le restau véritable s'appelle plus banalement le Ledru-Rollin et la spécialité de Maria la patronne et de Vlad son cuistot est le pied de porc mais à la Sainte-Menehould (on dit Meunou dans l'Argonne), patrie de la spécialité.
- Il sort de façon très libre avec une coiffeuse nommée Chéryl et qui est un peu spé dans le genre. Remarquez, ses autres potes aussi.
- Une partie du fric qu'il ramasse après avoir abattu les salauds lui sert à faire remettre à neuf un Polikarpof, avion mythique de la Guerre d'Espagne connu aussi sous le nom de la mosca vu le bruit qu'il faisait.

L'adaptation au ciné, moyenne mais sympa, a été faite par le créateur lui-même (Pouy) en collaboration avec d'autres larrons de sa bande (dont Guillaume Nicloux, qui a d'ailleurs réalisé). Finalement, Darroussin colle bien au personnage du Poulpe, bien qu'un peu trop lymphatique et pas assez sur le fil du rasoir. Une bonne série télé aurait été pas mal adaptée au genre livre de gare, mais je pense que ça a du être réfléchi mais ne pas pouvoir aboutir.

Pour conclure, je dirais qu'il y a du Pépé et du Nestor chez Gabriel, toute une tradition de détectives anars (de gauche pour le Poulpe).

On les trouve en occas', profitez en, c'est une belle collec', illustrée magnifiquement avec un original qui change à chaque fois par Miles Hyman (qui sévit parfois dans Libé).

Beau cadeau cet article Anna, ça donne envie de causer des heures (je reviendrai pour Nestor, bien entendu).

96f (les Poulpes coutaient 30f si je me souviens bien, pas trop chers)
commentaire n° : 1 posté par : Christophe (site web) le: 25/12/2006 11:16:56

Pas grand chose à voir avec la note... Mais... Joyeuses fêtes Anna !


Bises.

commentaire n° : 2 posté par : Tippie (site web) le: 25/12/2006 11:22:32
J'ai adoré A Christie, autrefois, ça fait un bail que j'en ai plus lu tiens, faudrait que je revoie ça.
Et moins loin dans le temps (enfin.. ca dépdans de quoi on parle) un vrai plaisir à lire et voir Cadfaël.. et le nom de la rose.
commentaire n° : 3 posté par : mebahel le: 25/12/2006 19:56:54

Quand je pense que tu ne cite même pas Hermux Tantamoq!  ;-)          


Il ferait plutôt partie de la catégorie "aventurier malgrés lui", mais j'ai le béguin. Je sais, je suis hors sujet... X'cuse moi... Il est vraiment chouette... Collection Poche jeunesse... Voilà, voilà!


Bon ben joyeux Noël alors.

commentaire n° : 4 posté par : Cathie (site web) le: 25/12/2006 21:55:42
j'aimais beaucoup Hercule Poirot, moins Miss Marple...
je ne connais pas Le Poulpe, mais ce que christophe en dit me fait penser au personnage de Jim Barnett, alias Arsène Lupin. Ce n'est pas un détective, mais quand même... j'ai tout lu
sinon une découverte toute récente (pour moi) : Kurt Wallander détective un brin désabusé de Henning Mankell. On suit vraiment le déroulement de l'enquête avec le policier et l'écriture est vraiment agréable.
commentaire n° : 5 posté par : rififi le: 25/12/2006 22:33:58
Christophe : merci pour ce développement dont mon tout petit paragraphe avait cruellement besoin. :-)
Merci Tippie, à toi aussi !
Cathie, je l'avais en effet placé plutôt dans la catégorie des aventuriers, mais moi aussi je l'aime bien, Hermux Tantamoc.
Rififi : je note, et je vois si ils ont ça à la bibliothèque !
commentaire n° : 6 posté par : Anna (site web) le: 26/12/2006 19:33:19
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus