La première fois que j'ai lu un bouquin de Glen Cook, je n'ai pas aimé, mais alors pas du tout. Il s'agissait du
premier tome de La compagnie noire. J'ai trouvé que ça manquait sérieusement de punch, et que ça n'était même pas si bien écrit. Bref, une expérience à ne pas renouveler. Voilà pourquoi j'étais plus que dubitative quand on m'a parlé de
La belle aux bleus d'argent, le premier tome d'une autre série de Glen Cook, Garrett détective privé.
J'ai porté un regard pas convaincu du tout sur ce roman au premier abord... Puis je me suis laissée charmer. En général j'aime bien les mélanges entre les genres, à ce niveau-là
La belle aux bleus d'argent a tout pour plaire : l'action se situe dans un univers de fantasy (nains, trolls, elfes...) mais le personnage principal est un détective privé qui tient plus de Nestor Burma (encore un dont il faudra que je vous cause) que de Bilbo le Hobbit.
Garrett est engagé par le père d'un de ses anciens amis. Celui-ci vient de mourir en laissant une fortune à une femme que le père n'a jamais vue, une femme qui habite dans le Cantard. Dans cette région on se livre à une guerre acharnée pour le contrôle de l'argent, minerai très utile à l'usage de la magie. Le père souhaite retrouver cette femme, il veut rencontrer celle qui a réussi à charmer son fils à ce point. Garrett n'est pas enchanté par cette mission, mais il se rend compte qu'il connait déjà cette femme, il finit donc par accepter l'enquête.
Il y a dans ce bouquin tout ce qui manquait au premier que j'avais lu : du punch, une intrigue vraiment intéressante. Il a aussi des éléments bien à lui, comme ce soupçon d'humour bien noir. Je ne sais pas ce que valent les tomes 2 et 3 de la série (
Coeurs d'or à l'amer et
Pour quelques deniers de cuivre), dès que ma bibliothèque municipale se décide à les acheter je vous en parle.
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