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Lundi 20 novembre 2006
    J'ai rencontré Corto Maltese en 1998. Son visage me souriait sur la couverture d'un Folio dans une librairie, j'ai attrapé le bouquin et, chose exceptionnelle, l'ai acheté sans l'avoir lu. Ensuite, évidemment, je l'ai dévoré en deux heures.

    C'est seulement trois mois après, alors que je relisais ce roman avec passion, que j'ai appris que Corto n'avait pas toujours été un personnage de roman, qu'il était né personnage de bande dessinée. D'où bien sûr ruée à la bibliothèque et emprunt de tous les tomes disponibles les uns aprés les autres.

    Je ne m'en suis toujours pas remise.

    Le dessin est simplement beau, souvent en noir et blanc, laissant deviner autant qu'il montre réellement. C'est à mon avis pour ça que Corto est irrésistible : il prend le visage de nos rêves. Les intrigues nous emmènent toujours très loin, dans des pays étranges d'abord et souvent dans des phases de rêve, comme dans Les Helvétiques.

    Autre point intéressant : Hugo Pratt, l'auteur de Corto en BD, est aussi l'auteur de Corto en roman : Corto Maltese (le roman) est l'adaptation de La Ballade de la mer salée. Je crois que ça explique, au moins en partie, le peu de décalage entre le Corto des BD et le Corto des romans. Un jour je ferai un billet sur les adaptations, celle-là est un modèle de réussite.

    Bref, si vous avez envie d'évasion, deux solutions : si sous avez un petit sac prenez les romans en Folio, si votre sac est grand tentez les BD, chez Casterman.
publié dans : Livres
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