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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Lundi 6 novembre 2006
    Halloween a fait un flop cette année en France, et c'est bien dommage. Je ne plaisante qu'à moitié... J'étais déjà en train d'écrire un superbe billet expliquant que les fêtes peuvent certes s'exporter, mais sous l'influence des gens et pas celle des marchands de citrouilles, quand je me suis rendu compte que c'était affreusement bateau : tout le monde le pense. Je prends donc un contre-pied et vous vante aujourd'hui un petit roman qui parle d'Halloween.
   
    Ray Bradbury, il y a des chances pour que vous connaissiez déjà. C'est l'auteur des Chroniques martiennes ou de Farenheit 451, pour ne citer que les plus connus, un écrivain de SF très doué. L'arbre d'Halloween est un peu à part dans son oeuvre. On ne peut pas vraiment dire que ce soit de la science-fiction, plutôt du fantastique, mais pas trop effrayant. Tom Skelton et ses copains, déguisés pour Halloween, partent faire la tournée des maisons. Ils rencontrent ce soir-là un homme étrange qui va les emmener en voyage à travers l'espace et le temps avec un cerf-volant magique. Ils vont parcourir entre autres l'Egypte ancienne, l'Angleterre antique des druides, le Moyen Âge en Europe... A travers les momies, le dieu Samhaïn, les gargouilles, ils vont apprendre les différents visages de la peur et de la mort, apprivoiser leur étrangeté et leur familiarité, comprendre enfin l'esprit d'Halloween.
   
    C'est un roman très court, 150 pages à peu près dans mon édition (points virgule).
   
    Pour ceux qui voudraient fêter Halloween en retard (ou qui aiment cette ambiance, tout simplement) il y a bien sûr The nightmare before Christmas (jeu de mots sur The night before Christmas, le titre français est L'étrange Noël de mister Jack), excellent film d'animation de Tim Burton... D'ailleurs à la réflexion Corpse Bride et Edouard aux mains d'argent, du même Tim Burton, peuvent très bien faire l'affaire aussi. Évitez par contre son Charlie et la chocolaterie qui est très en dessous du roman d'origine de Roald Dahl.
publié dans : Livres
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Commentaires

Et Cthulu, ça parle aussi un peu de trucs à la Halloween non ?

(hehe, preum's chez Djac, preums chez Anna, ma semaine commence bien)

hs4
commentaire n° : 1 posté par : Christophe (site web) le: 06/11/2006 09:04:00
Oui.
Note bien, je n'ai jamais prétendu faire une encyclopédie complète des possibilités de livres-films en rapport avec Halloween en 1 livre et 3 films. ;-)
commentaire n° : 2 posté par : Anna (site web) le: 06/11/2006 09:38:14
De Tim burton mon préféré est big Fish ^^.

Comme d'habitude, je ne connais pas l'auteur dont tu parles lol. C'est que je n'aime pas les écrits de science-fiction :S.

ça doit être ça.
commentaire n° : 3 posté par : philippe (site web) le: 06/11/2006 09:53:07
J'adore Big Fish aussi !
Je ne sais pas si c'est mon préféré - comme d'habitude, incapable d'élire un n°1 - mais il fait partie de mes préférés, c'est sûr.
Je ne sais pas si on peut caractériser "la science-fiction" comme tellement à part. Je sais que j'ai détesté "les polars" pendant un moment parce que je n'en avais lu que des mauvais... Tiens, bon sujet pour un futur billet, merci philippe !
commentaire n° : 4 posté par : Anna (site web) le: 06/11/2006 09:56:50
Je sais qu'en terme de science-fiction, je me suis laissé tenté par Lovecraft. Tout le monde disait qu'il en était le précurceur et aussi l'héritier dans un certain sens de Poe.

Eh bien j'ai été tellement déçu par ses écrits ! Je crois que ça m'a faché avec la science-fiction en général.

Par contre, le fantastique peut être d'une grande beauté. Je viens de lire " le tour d'écrou" de Henry James et je l'ai trouvé magnifique.

Dans la science-fiction j'y vois une trop grande facilité. Le type il a de l'imagination, il crée un monde, un voyage, des créatures etc...

 Alors que le fantastique rend la frontière entre le réel et l'irréel si étroite qu'il est parfois difficile de distinguer les deux univers. C'est ce que je préfère.

Voilà j'arrete de raconter ma vie lol ^^
commentaire n° : 5 posté par : philippe (site web) le: 06/11/2006 10:16:17
Je ne sais pas si je classerais vraiment Lovecraft en Science-fiction, justement... Note bien, je n'en ai pas beaucoup lu, ça fait trop peur.
Il y a de très bons auteurs de science-fiction ou de fantasy que j'admire justement pour leur capacité à inventer un monde qui se tient - pas si facile - et créer des personnages qui nous sont proches dans un univers différent.
commentaire n° : 6 posté par : Anna (site web) le: 06/11/2006 10:28:04
Je lis le seigneur des anneaux une à deux fois par an. C'est un enfer de le finir à chaque fois.

Lovecraft (du fantastique plus que de la sf) m'est tombé des mains, tellement le texte était nul. Mais était-ce la traduction ? ("il ouvrit cette ancienne malle bordée de toiles arachnéennes venues d'anciens temps blablabla...").

Poe est à mon chevet. Mais il y a autant du polar que du fantastique.

Caroll m'envoute, et je repicore de temps à autre Alice ou le Snark (quelques pages, presque comme de la polésie).

Si Brad m'a beaucoup plu intellectuellement, j'ai préféré Asimov, notamment la saga Fondation.
Philipp K Dick a fait des bijoux et des daubes, mais de bonnes idées, qui me font réfléchir beaucoup après.

Dune m'a gonflé finalement, même si c'est pas mal au début. Mais bon, à ce niveau, on accroche ou pas, le talent ne joue plus beaucoup (à la différence des précédents, Tolkien compris, en dépit de sa simplicité du langage).

Mais les SF qui m'ont le plus marqués sont Welles et surtout Orwell, car de la vraie SF, sociale et politique. Comme tous les précédents : il ne s'agit pas d'histoire imaginaires, mais d'une transcendance des réalités de l'humanité. Bon, c'est pompeux ma phrase, mais j'y crois à mort.

Donc : jeudi, je reviens à Paris, directos Gibert pour l'arbre d'halloween.

9et (ah si et avait eu la 9box pour téléphone maison en illimité)
commentaire n° : 7 posté par : Christophe (site web) le: 06/11/2006 22:49:23
Tolkien j'adore, mais j'applique mon adage qui est qu'il ne faut pas hésiter à sauter des pages ;-)
Lovecraft, très peu lu.
Carroll, exceptionnel, un jour je le lirai en anglais...
Asimov pas mal mais il ne faut pas trop en enchaîner à la suite, je trouve.
Philip K. Dick est le roi de l'ambiance angoissante, je me souviens d'un surtout où on ne sait plus qui est mort et qui est vivant (de mamoire je dirais Substance mort) qui m'avait fait cauchemarder un peu...
Vu ce que tu me dis de Welles et Orwell, La Paix éternelle devrait te plaire... On se recoupe en fait, là où je parle de personnages humains dans un monde étrange tu parles de réalité de l'humanité.
Dune, le premier tome est pas mal, je n'ai jamais pu finir la série.
Quant à Poe, je ne l'ai pas relu depuis un moment... Il faudrait !
commentaire n° : 8 posté par : Anna (site web) le: 07/11/2006 09:17:47
Caroll en anglais, Poe, Twain, Orwell, Welles, j'ai essayé pour chacun. Quelques pages et je décroche. Trop de fois je dois prendre le dico, ça me fatigue, je passe plus de temps à essayer de comprendre qu'à suivre l'histoire, l'ambiance, la sensibilité.
Et je ne parle même pas de Shakespeare !
Donc des traductions, dont certaines excellentes.
A propos, je rajouterai aux auteurs précédents Byron, Shelley, Lamartine, Huysmans (Là-Bas) et surtout Kafka. A ce titre, les traductions de Vialatte ne sont pas les meilleures, bien que très bonnes. Pas assez "étranges", elles adoucissent parfois trop l'angoisse métaphysique, au profit d'une simple angoisse matérielle.

OK, priorité à La paix éternelle donc. Dans 3 jours. je compte.

bcw
commentaire n° : 9 posté par : Christophe (site web) le: 07/11/2006 09:51:31
En même temps, c'est toi qui vois ! Si à première vue le bouquin te tentait moins...
commentaire n° : 10 posté par : Anna (site web) le: 07/11/2006 10:12:17
Les traductions de Vialatte sont pourtant réputées pour être les meilleures (je dis ça sans avoir d'élément de comparaison). C'est bizarre, mais je n'ai jamais ressenti une angoisse métaphysique ou même materielle en lisant Kafka. Au contraire, il est  l'auteur, avec Cioran, que je comprends le mieux et qui arrive vraiment à me rassurer.

Au passage, je préviens que pendant certains wkends de Novembre, France culture consacrera une partie de ses programmes à Beckett pour fêter le centenaire de l'auteur (pour ceux que ça intéresse).
commentaire n° : 11 posté par : philippe (site web) le: 07/11/2006 16:19:29
Merci pour l'info Philippe !
Je n'ai pas d'avis pour les traductions de Vialatte, mais pour en avoir fait un peu en amateur, de la traduction, je peux vous dire que traduire est toujours trahir un peu, faut faire des choix...
commentaire n° : 12 posté par : Anna (site web) le: 07/11/2006 16:33:34
Justement, je partais avec un a priori. Et puis v'la qu'un jour je veux relire La métamorphose, et la trad de Vialatte n'étant plus éditée chez Folio, me voilà contraint d'acheter (ayant offert mon exemplaire à un pauvre hère qui n'avait jamais lu Kafka, je rêve !) la nouvelle version traduite par Claude David, que j'ai trouvée plus proche de l'absurde de Kafka.

Ensuite, en me renseignant, j'appris que, suite aux Testaments trahis de Milan Kundera, chez Folio aussi, qui considère qu'il n'existe pas d'édition française de Kafka fidèle, ils ont rempacé Vialatte, trop interventionniste, Lortholhary (aargh, je sais qu'il y a des h mais où ?!!) étant le meilleur (Il a traduit Le procès notamment. Si je me souviens, Kundera considère que la version "Vialatte corrigée" de Gallimard est naze, sans pouvoir me rappeler s'il parlait ici de Claude David.

Le problème, c'est que je ne cause Allemand que comme une vache espagnole, alors lire dans le texte !

Quant à la métaphysique de Kafka, c'est justement ce qui est pour moi la part par-delà notre monde physique. Il ne s'agit pas d'un au-delà chez Kafka pour ce que j'en ressent, mais d'une percée presque quantique s'il avait connu cette physique de l'univers.

Mais bon, je ne suis pas assez calé sur le bonhomme pour pouvoir en faire l'exégèse, je n'en ai que lu, et je ne me suis jamais intéressé aux études sur Kafka (à part les éditions préfacées ou anotées). Cela viendra un jour, mais, pfff... J'AI PAS LE TEMPS !!!

C'est quoi le billet de demain Anna ? Dis le nous, au cas où il ne paraisse jamais.

y2t (year 2 thousand)
commentaire n° : 13 posté par : Christophe (site web) le: 07/11/2006 18:56:43
A noter que la métamorphose va être adapté au cinéma. A avignon cet été se jouait " la colonie pénitentiaire" j'aurai voulu voir ce que cela pouvait donner sur les planches.

Ce que je sais de Kafka c'est qu'il lisait ses oeuvres devant ses amis et que tous rigolaient beaucoup pendant sa lecture.
commentaire n° : 14 posté par : philippe (site web) le: 07/11/2006 19:23:34
Ca ne m'étonne pas. Mais moi, c'est comme certains films de Pierre Richard (et avec en général), ou comme Lewis Trondheim (les carottes de Patagonie, chef d'œuvre d'un roman interminable, minimaliste, à l'absurdité en abyme, risible et terrifiant à la fois), ou certaines œuvres (musicales, graphiques- lo-tech : innocence, absurdité, et grande violence. Alors on expulse en riant, mais on a un arrière goût au fond du cerveau qui dérange des heures et des années après. Comme dans ces rêves moitié cauchemars, moitié donnant envie d'y retourner. On y est mal et bien à la fois, le ridicule des situations est risible, mais on en a peur dans le même temps.

eth
commentaire n° : 15 posté par : Christophe (site web) le: 07/11/2006 22:11:32
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