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Quoi c'est "respectueuse" que tu comprends pas? ;-) LOL
Ca me rappelle une fois où je regardais feue l'émission d'Ardisson, et ils avaient invité, je ne sais pourquoi, Mary Higgins Clark (qui est au roman policier ce que Barbara Cartland est au roman sentimental, mais cette opinion n'engage que moi bien sûr).
Elle ne parle pas un mot de français, elle avait donc une oreillette avec une traductrice à l'intérieur (sont vachement petites les traductrices).
Et bien Ardisson et son complice Baffie (que pourtant d'habitude j'adore) n'ont pas arrêté de se foutre d'elle, de sa coiffure, de ses vêtements, de faire des jeux de mots débiles sur ce qu'elle essayait de dire dans notre langue ou sur ce qu'avait dit la traductrice, profitant assez méchamment du fait qu'elle ne comprenait pas ce qu'ils disaient et avait donc l'air de répondre à côté (de leurs nombreux sous-entendus).
A la fin la traductrice ne traduisait même plus les vannes.
Les invités du plateau ont embrayé et ils s'en sont tous "payé une tranche" ... J'ai eu envie de distribuer quelques baffes ce soit là, j'ai trouvé dégueulasse de se moquer d'une personne qu'on avait invitée sans jamais vraiment l'écouter parler. Où est l'intérêt?? C'est méchant et c'est bête.
Et pourtant ce qu'elle avait à dire (pub pour son dernier bouquin) je m'en fichais. Mais de la voir livrée en pâture à ces imbéciles qui s'en donnaient cruellement à coeur joie, ça m'a dégoûtée.
Bon, je profite de ce que tout le monde semble avoir dit ce qu'il avait à dire à propos de votre note du mercredi de la semaine dernière pour venir vous remercier, quitte à ce que cela ait l'air de tomber comme un cheveu sur la soupe, pour le lien que vous m'avez indiqué l'autre jour sur le blog Touraine Sereine du professeur Cingal. Le cheveu, en l'occurrence, ne risque pas, il est vrai, de faire tant tache que cela dans le potage, étant entendu que votre lien renvoyait vers le « blog télé » de Télérama, ce qui nous ramène tout naturellement vers cette intéressante discussion que vous aviez lancée sur le degré de savoir-vivre et – lâchons le mot – d'intelligence dans les émissions de débats ou de parlottes que diffusent habituellement la radio et la télévision françaises.
J'ajouterais bien mon grain de sel là-dessus, histoire de participer moi aussi à la discussion quand tout le monde est passé à autre chose, mais je n'ai pas la télé et n'écoute guère France Inter en dehors du Masque et la Plume, ce qui réduit d'autant la pertinence des observations que je pourrais être amené à faire. Il se trouve malgré tout que, n'étant pas chez moi le week-end dernier, j'ai vu des bribes de deux des émissions qui ont été citées par vos lecteurs : celle de Ruquier à une heure indue samedi soir (autant dire, en fait, dans la nuit de samedi à dimanche) et, le lendemain, celle de Drucker juste avant le journal de 20 heures de France 2. En gros, dans la première, j'ai entr'aperçu Amanda Lear (je n'aurais jamais cru que j'aurais un jour à écrire le nom de cette personne, comme quoi tout arrive dans la blogosphère...) qui nous présentait son gigolo tout en nous parlant de ses chattes, ce qui faisait pouffer Ruquier, qui ne put en conséquence longtemps se garder d'y aller de son jeu de mots bien subtil (vous voyez tout de suite le niveau, je n'insiste pas). Le lendemain, plus inamovible que jamais, le gentil Drucker, malgré une patte visiblement immobilisée par une crise de goutte ou je ne sais trop quelle affection du même effet, recevait Charlotte Rampling, le pied enchaussetté posé sur un pouf et son affreux clebs dormant sur le canapé non loin de lui, pour dire à son invitée, venue faire la promo de son dernier film, tout le bien qu'il pensait d'elle. Il déversa vraisemblablement auprès de chacun des autres membres du chobize présents sur le plateau de semblables amabilités à leur sujet ; en tout cas nous le vîmes le faire au sujet d'un imitateur certes talentueux mais ne donnant pas vraiment dans la finesse, dont il sortit fort opportunément de derrière les coussins de son canapé le DVD du dernier spectacle, qu'il montra bien en face de la caméra.
Tout ça pour dire que le peu que je vois des tauquechaux de la télé, versant constamment dans le graveleux pas drôle ou dans la promotion éhontée (mais sans doute ne vois-je pas assez de ce type d'émissions) me fera quant à moi toujours regretter le temps béni du « Droit de réponse » de Michel Polac.
À part ça, très bien, donc, le lien vers le « blog télé » de Télérama, l'hebdomadaire qui, comme dit Alain Finkielkraut, « a le cœur sur la main », mais je n'ai pas retrouvé la précédente note de Guigui (familiarité gratuite car je ne le connais pas plus que vous) sur la désormais fameuse expression « du gnac ». Quand je vous le disais que je suis un peu neu-neu...
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