Vous vous souvenez sûrement de mon amour indéfectible pour la prose de Daniel Pennac... Eh bien, c'est à lui que je dois d'avoir lu
La tante
Julia et le scribouillard, de Mario Vargas Llosa. Benjamin Malaussène appelle Julie tante Julia la première fois qu'il la rencontre à cause de ce roman, et une phrase tirée dudit roman est
mise à l'honneur au début d'un chapitre d'un des tomes de la saga Malaussène (je pourrais chercher lequel, c'est vrai, je pourrais.)
Le roman est censé être plus ou moins autobiographique, mais peu importe. Mario fait des études de droit et travaille à la radio. Il y rencontre un personnage haut en couleurs,
Pedro Camacho, chargé d'écrire les feuilletons pour la radio. Celui-ci s'immerge tout entier dans ses histoires, ne vit que pour elles, ce qui nous donne des passages où on sort complètement de
l'intrigue principale - l'histoire de Mario - pour entrer dans celles des feuilletons de Pedro. Mario rencontre aussi la tante Julia (ils ont vraiment un lien familial mais il me semble que c'est
un peu plus compliqué que tante et neveu) et tombe amoureux d'elle.
C'est un roman sud-américain, exubérant et parfois un peu brouillon à mon goût mais très agréable à lire. Il est à noter que j'ai essayé ensuite de lire d'autres ouvrages de
Vargas Llosa, et que je n'en ai pas aimé un seul. C'est sans doute ce qui rend
La tante Julia et le scribouillard si spécial à mes yeux. On le trouve en
Folio, la couverture dont j'ai le souvenir était assez moche mais ils l'ont peut-être changée depuis.
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