Je chante, je chante soir et matin... Euh, pardon. Prenez vos cahiers, sujet de la dictée : le chant choral.
Longtemps, j'ai chanté de bonne humeur. Quand il y avait de la musique, la radio, les cassettes (c'était il y a très longtemps), mais aussi quand il n'y en avait pas. De toutes façons, je chantais, sans technique, mais, paraît-il, avec une assez bonne oreille. Puis j'ai grandi et je suis partie faire mes études dans la grande ville. Je me suis vite sentie un peu seule loin de mes anciens camarades de classe qui étudiaient ailleurs. S'est alors posée la question d'une activité régulière, pour trouver des amis. La réponse est venue sous forme d'une inscription dans une chorale de jeunes.
C'était avant le film "Les choristes" (quand je vous dis que ça fait un bail...), mais je trouvais que c'était une idée sympa de chanter en groupe. Je suis tombée sur une chorale fantastique, on était une vingtaine de jeunes, majoritairement des étudiants, codirigés par deux chefs au top. La plupart d'entre nous ne savait pas déchiffrer les partitions (pour ma part j'ai de vagues restes de solfège mais il ne faut pas trop m'en demander...) donc on apprenait surtout à l'oreille et ça m'allait très bien.
J'ai pas mal tâtonné avant de trouver ma voix : alto (les filles qui chantent plutôt grave) ou soprane (les filles qui chantent plutôt aigu) ? Ma voix pouvait tenir les deux registres, mais elle rendait définitivement mieux dans les aigus, ce que je regrette toujours un peu (je rêvais d'une belle voix grave à la Maurane). On s'échauffait, on apprenait à chanter en harmonie les uns avec les autres et parfois aussi en dissonance pour certains chants étrangers : pas si facile que ça en a l'air, instinctivement on cherche plutôt l'harmonie ! Chanter en choeur suppose de savoir écouter en même temps qu'on chante, ça non plus ce n'est pas évident. Le groupe était assez soudé, on se voyait aussi en dehors des répétitions, chez les uns, chez les autres, soirées ciné ou tisane.
J'ai quitté cette chorale quand j'ai commencé à travailler. Je suis entrée dans une chorale adulte, et j'y suis toujours. On est beaucoup plus nombreux, c'est nettement plus dur de communiquer en dehors des gens qui sont dans le même pupitre (les sopranes avec les sopranes, les ténors avec les ténors...) mais j'aime toujours chanter et la chef est formidable. L'année dernière a été assez chaotique pour moi, notamment au niveau du boulot, et j'ai très peu chanté. Je croyais me simplifier la vie. Parfois je me sentais simplement tellement fatiguée le soir que je n'avais plus l'énergie de ressortir de chez moi pour aller répéter. J'aurais sans doute dû me forcer un peu plus. L'ambiance de ma chorale actuelle est un peu moins sympa que la précédente mais le simple fait de chanter, comme ça, en groupe, a des vertus relaxantes indéniables, ne serait-ce que parce que ça force à respirer à fond !
En conclusion... Non en fait il n'y a pas de conclusion, c'est une histoire qui continue !
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