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Depuis le temps que Thomas Bécard en avait parlé, j'ai enfin réussi à mettre la main sur un exemplaire de Anansi Boys la semaine dernière. En général j'aime bien ce que fait Neil Gaiman, et je crois que ce roman vient de gagner une place dans les livres de lui que je préfère (avec De bons présages, écrit en collaboration avec Terry Pratchett).
Qu'est-ce que raconte Anansi Boys ? L'histoire de Gros Charlie. Gros Charlie a la trentaine, est plutôt ordinaire, maladroit et pas spécialement gros : si tout le monde l'appelle comme ça, c'est parce que son père l'avait surnommé ainsi alors qu'il avait une dizaine d'années et qu'il était un peu potelé. Or, les noms que son père donne collent à la peau de ceux qui les reçoivent, c'est comme ça. Drôle de pouvoir, n'est-ce pas ? Il faut dire que le père de Gros Charlie est un dieu, Anansi, le dieu araignée, le petit futé qui arrive toujours à rouler tout le monde. Celui-ci l'ignorait jusqu'à sa mort, où une vieille amie de la famille, présente à l'enterrement, lui dévoile le pot aux roses et l'existence de son frère, Mygal.
À partir de là, tout va de mal en pis pour Charlie. Son frère refait surface, il est plus beau, plus charmant que lui, et surtout il semble avoir hérité des pouvoirs et du tempérament de leur père : il n'est pas spécialement malveillant, il ne prend pas plaisir à faire le mal, mais il n'hésite pas à détruire ce qu'il touche si ça l'arrange.
J'ai beaucoup aimé ce livre parce qu'il contient ce qui manquait, à mon goût, à American gods : un peu de légèreté et d'humour. On retrouve cet univers assez fou où les dieux existent réellement, mais sur un ton de comédie qui, à mon avis, lui convient beaucoup mieux. On prend vraiment plaisir à suivre Charlie sur son chemin tortueux qui commence les deux pieds bien sur terre et finit... Non, je ne vais pas vous dire où.
Si vous voulez le découvrir, Anansi Boys est disponible aux éditions Au Diable Vauvert.
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