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Mercredi 21 novembre 2007

J'ai beaucoup parlé avec des copains d'outre-atlantique des systèmes de classement des films, selon leur degré de violence, par exemple. Ça m'a donné envie de me poser sérieusement la question : devant une scène horrible, que ce soit une image, un livre ou un film, qu'est-ce qui nous fait le plus peur, qu'est-ce qui nous fait le plus horreur ?

On pourrait penser à première vue que l'horreur est liée à la scène elle-même. Un point par litre de sang, trois par membre arraché, un demi par hurlement... L'expérience nous détrompe vite, je trouve. Une quantité astronomique de sang peut n'être pas plus impressionnante que ça dans un film d'horreur ou mieux d'humour (La cité de la peur, par exemple). A l'inverse, très peu de sang peut suffire à horrifier pour de bon pourvu qu'on ne s'y attende pas, ou que la scène horrible arrive à des personnages auxquels on s'est attaché.

Même si ce n'est pas plus ma tasse de thé que ça, je peux tout à fait comprendre que voir couler l'hémoglobine puisse être très marrant dans un cadre où on s'y attend. En allant voir un film qui s'appelle Massacre à la tronçonneuse, je ne m'attends pas spécialement à ce qu'on me montre une histoire de bisounours... C'est déjà différent si je tombe sur le même film en zappant, sans le chercher, mais en sachant que je peux avoir des surprises. A l'autre bout du spectre, si je rencontre la même scène en allant voir Les Bisounours : le film, parce que le projectionniste s'est trompé de bobine, ça va me surprendre, et m'horrifier d'autant plus.

Un autre paramètre qui joue beaucoup, c'est la distance entre nous et les personnages à qui il arrive un truc affreux. Pour ceux qui connaissent la série télé Les Simpson, prenez les épisodes d'Itchy et Scratchy insérés dedans. On est vraiment dans un cadre où on se sépare de manière absolue des personnages : les personnages sont un chat et une souris, pas des humains, et surtout c'est un cartoon dans le cartoon, le dessin animé que regardent Bart et Lisa. Dans ces conditions, on ne se sent pas tellement proche d'eux et des scènes complètement atroces peuvent être au fond assez drôles. J'imagine que c'est plus ou moins la même chose pour ceux qui aiment les films d'horreur : la psychologie des personnages n'est pas plus poussée que ça, pas plus que le réalisme, on s'attend à voir couler du sang, point barre. Si en plus ça peut se teinter d'un peu d'humour (prenez le film Serial mother, par exemple) on peut arriver à des scènes qui ne font pas frémir d'un pouce, alors que dans l'absolu elles sont assez atroces. Les personnages sont si caricaturaux qu'on ne s'y identifie pas une seconde.

Au contraire, prenez un film plus réaliste, travaillez bien à rendre vos personnages attachants, et vous n'aurez pas besoin de beaucoup d'hémoglobine pour flanquer des frissons d'effroi et d'horreur à vos spectateurs, qui se sentiront associés à la scène de manière beaucoup plus forte.

Je ne parle là que de violence physique. S'il faut prendre en ligne de compte la violence psychologique, on rajoute un paramètre difficile à évaluer. Pour ceux qui l'ont vu, pensez à la fin de Kill Bill 2, tout le discours de Bill - il n'y a pas un geste brusque, pas une goutte de sang, mais c'est glaçant comme ce n'est pas permis.

Si vous ajoutez pour couronner le tout que ce que je viens de vous dire là s'applique à un point de vue d'adulte, et que les enfants, selon leur âge et leur maturité, ressentent les choses différemment, vous comprendrez pourquoi je suis bien contente de ne pas faire partie des gens qui ont à juger du degré de violence des films...

publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Commentaires

ce qui complique le tout c'est que la peur, l'angoisse, l'horreur, sont 3 choses différentes.

à vue de nez, l'angoisse est liée à quelque chose d'enfoui en nous, inconscient ou mal identifié, et va plutôt être provoquée par la suggestion, on suggère que quelque chose pourrait bien se passer (un film d'angoisse peut ses passer facilement d'effets spéciaux, moins on montre et plus c'est efficace, i.e. angoissant)

l'horreur est plutôt une réaction à ce qu'on voit/entend/perçoit/apprend , on apprend un crash, un meurtre, une catastrophe, la maladie incurable d'un proche... ou pour la fiction, ça s'applique très bien à la tragédie : on sait quasiment tout dès le début, aucun effet de surprise, mais une bonne tragédie nous broie en nous entrainant dans cette chute que rien ne peut arrêter. Est-ce que l'horreur repose sur l'empathie? je me demande.

en revanche j'ai plus de mal à définir la peur. en général on sait ce qui nous fait peur, parfois sans que la situation se soit présentée. On a peur de quelque chose qu'on se représente, la mort, la douleur, être ridiculisé, être mordu par un chien, se tromper, oublier mémé sur l'autoroute... on a peur de choses aussi bien dans lesquelles on est passif que actif, il me semble. Alors qu'est-ce qui la définit? je suppose que les psychologues ont répondu à ça depuis longtemps. Peut-être est-ce lié à un ressenti, mais chez certaines personne il est plus psychique, chez d'autre très physique. Je m'y pers un peu.

si je détaille ça, et on doit pouvoir rafiner considérablement, c'est parce que ce n'est pas par hasard que les films sotn répartis en catégories différentes, thriller (littéralement : qui fait frissonner), gore (sanglant, sale), horreur...
Et ça correspond aussi à des manières différentes de concevoir le récit et de constuire l'image, le son, le cadre.

passionnant tout ça, je ne m'étais jamais vraiment penché dessus, merci :-)

commentaire n° : 1 posté par : arbobo (site web) le: 21/11/2007 17:23:02
En voilà une perspective qu'elle est intéressante, je n'avais pas vu les choses sous cet angle.
Pour être tout à fait honnète, je n'y connais strictement rien en film-qui-sont-faits-pour-faire-peur (ou horrifier, ou frissonner) parce que je suis une petite nature. Du coup je ne peux tomber sur des scènes atroces soit par hasard (zapping sauvage) soit dans des films (séries, livres) où je ne m'y attends pas.
Le début du Quadrille des assassins, de Hervé Jubert, c'est un bouquin jeunesse pourtant, eh bah accrochez-vous à vos tripes m'sieurs-dames, personnellement j'ai sauté des pages. Pareil pour Je, François Villon. Bref.
Du coup ce qui m'intéressait ici c'était d'analyser, avec la même scène exactement (musique pour les films et séries télé, style si c'est un bouquin...) qu'est-ce qui, c'est le cas de le dire, prend le plus aux tripes. Les nuances entre peur, angoisse, frissons, je n'y avais pas pensé...
Tiens, c'est marrant, pendant que j'écris ça, sur FIP passe Thriller, la chanson de Michaël Jackson. :-)
commentaire n° : 2 posté par : Anna (site web) le: 21/11/2007 17:54:27
Il me semble aussi que l'intentionnalité, le sadisme, est pour beaucoup dans l'horreur. Voir, quasi à nu, la volonté de nuire, de détruire, est terrible, même à l'écrit.
J'ai lu hier, dans un roman, la torture d'un petit piaf, je me suis exclamée "putain, c'est déguelasse!" avant d epouvoir poursuivre, tellement j'avais besoin de reprendre pied dans le réel, loin de l'horreur...
Cela m'amène aussi aux personnages, à la mise en scène : plus la victime sera fragile par essence (enfant etc.), plus le spectateur compatira, idem si l'on ralentit à l'extrême l'acte de violence.
Je veux bien voir masacre à la tronçonneuse, mais pas massacre aux ciseau de couture, par exemple, parce que la durée de l'agonie n'est surement pas la même...
Comprendre ou voir la méchanceté, si j'ose dire à l'origine de l'horreur, c'est affreux, mais ne pas comprendre... Quand l'horreur ne semble issue que de l'incohérence, de l'absurdité, ou du hasard, là, c'est vraiment le sol qui se dérobe infiniment.

Allez, bien des bises et le bonjour chez vous! :-))

PS Je suis bien contente quand tu parles d'autre chose que de bouquins (que je ne lirai pas, pataper)! Justement, ça commençait à me turlupiner. Donc, yep!
commentaire n° : 3 posté par : Ardalia (site web) le: 21/11/2007 21:32:42
Il n'y a pas très longtemps, j'ai vu un reportage portant sur la perception de la violence par des enfants (dans l'émission les maternelles, sur la cinquième). Un spécialiste de la classification de la violence avait fait visionner à une classe un petit film contenant des scènes violentes. Chaque enfant avait un boitier avec un bouton à tourner entre un et dix à chaque fois que l'enfant trouvait une scène violente, dix étant pour une action extrèmement violente. Le spécialite faisait la même évaluation en même temps. Il résultait que les enfants détectaient moins la violence, et la notaient deux fois moins sévèrement que le spécialiste (je suis calire là? QUand le spécialiste trouvait que la scène vallait 7, les enfants donnaient en moyenne 3,5). Donc en gros, ils sont tellement nourris de scènes violentes qu'ils les considèrent comme anodines.
Et ça, ça me fout les jetons.
commentaire n° : 4 posté par : majorette le: 21/11/2007 22:06:29
Ardalia : tout à fait d'accord sur l'intentionalité de l'acte, qui compte aussi pour beaucoup dans le shmilblick. Pour le reste, j'avais un peu perdu l'inspiration, mais on dirait que ça revient. Et pour les bouquins, bien sûr pataper, je sais bien qu'on n'a pas les mêmes goûts, ce serait idiot de se forcer. Se nourrir des différences des autres, ce n'est pas vouloir devenir pareil !
Majorette : je ne suis pas forcément d'accord avac l'analyse que tu fais du test décrit par Les Maternelles. Je vais jouer les vocats du diable : il pourrait y avoir des tas de raisons pour lesquelles l'analyse du chercheur et celle des enfants différait tellement.
Déjà, le chercheur, en notant la scène, il avait en tête un public d'enfants, donc à protéger. Il a pu surévaluer sa réaction en fonction. Quant aux enfants, est-ce qu'un acte volontaire peut quantifier une réaction de façon fiable, je n'en suis pas si sûre... Si on avait, je ne sais pas, pris leur pouls, mesuré leur pupille, je trouverais peut-être ça plus fiable.
C'était la parenthèse avocat du diable, cela dit trop de télé, violence comprise ou pas, nuit gravement aux jeunes cerveaux, on est bien d'accord. 
commentaire n° : 5 posté par : Anna (site web) le: 22/11/2007 09:28:01
Ca me fait penser à Happy tree friends, il y a des horreurs, mais on ne les ressent pas tellement on est "loin" des personnages.
commentaire n° : 6 posté par : Mlle Crapaud (site web) le: 22/11/2007 09:48:55

Je suis d'accord avec toi sur le principe Anna, un test de paramètres physiologique serait un très bon indicateur. Par contre, je m'attendais à voir plutôt une surnotation de la part des enfants: le fait de leur demander de noter la violence aurait pu leur faire remarquer les scènes violentes plus qu'à l'ordinaire. Bien sûr, ce n'était qu'un test sur un petit groupe d'enfants, on ne peut pas tirer de conclusion ferme sur si peu d'individus. Mais sur l'exemple de violence qui étaient montré, avec la notation en parallèle, je peux t'assurer que le spécialiste n'avait pas surnoté: on voit un type poursuivre un autre avec une batte de baseball et se mettre à le frapper. Résultat: 3,5/10 pour les enfants. Moi, j'ai pas pu regarder la scène tellement c'était violent. C'est ça qui m'a fait peur.

commentaire n° : 7 posté par : majorette le: 22/11/2007 10:49:49
Mlle Crapaud : à chaque fois que je pense à Happy tree friends ça me fait penser à une critique télérama, où ils disaient que malgré l'aspect coloré et joyeux des personnages il valait mieux éviter de mettre ses gosses devant la télé ce soir-là sous peine de devoir héberger, nourrir et blanchir un pédopsy jusqu'à leur majorité, au moins...
Majorette : c'est flippant. :-/
commentaire n° : 8 posté par : Anna (site web) le: 22/11/2007 12:43:33
passionnante cette étude (et aussi Les Maternelles, une des meilleures émissions du PAF, je trouve).
Moi aussi j'ai d'abord été surpris, puis à la réflexion non. Les enfants apprennent le monde, lis le vivent d'abord au premier degré (même s'ils sont rapidement capable d'analyser pas mal de choses). Le concept de violence est très abstrait finalement, j'aimerais savoir un peu plus sur le dispositif de l'étude. Quelle était la question posée aux enfants, surtout.

Et puis évaluer sur une échelle de 1 à 10, je trouve que c'est une opération qui demande une expérience et un recul très importants. 
Pour un enfant, je veux bien que ce soit faisable, sauf que cette opération complexe va presque à l'encontre de l'objectif, exprimer un ressenti. Evaluer son ressenti avec des critères externes et objectifs, déjà ça me semble au-delà de ce que des enfants si jeunes savent déjà faire, mais en plus quantifier tout ça (ce qui est encore plus externe et abstrait), là je doute même que tous les adultes en soient nécessairement capables. Je vais essayer de trouver les références de cette étude, pour ne pas m'en tenir à cette impression là.

Enfin, il me semblait avoir lu que les scènes de violence peuvent avoir un impact à retardement sur les enfants, ils diront ne pas avoir été choqués, mais le soir ils feront des cauchemars.
commentaire n° : 9 posté par : arbobo (site web) le: 22/11/2007 14:09:50
Anna : ah bon ? En même temps je pense que ça dépend à quel âge on les met devant ça...je pense que vers 8-10 ans c'est bon ça peut passer ! (j'ai testé avec mon petit frère ^^) mais c'est vrai qu'à 5 ans c'est pas forcément le plus plaisant. En même temps, c'est peut-être hors sujet, mais quand j'étais gamine la sorcière de Blanche-Neige de Walt Disney me glaçait le sang...

Un autre film qui m'a vraiment effrayée, c'est Saw. Pour toute la violence psychologique cachée derrière... Mais j'évite ce genre de sensations, je ne me sens jamais vraiment bien après un film "d'horreur" (psychologique surtout)
commentaire n° : 10 posté par : Mlle Crapaud (site web) le: 22/11/2007 19:18:45
Arbobo : tout à fait d'accord sur l'abstreaction de l'échelle, c'est pour ça que dans les hôpitaux qui prennent bien en charge la douleur des enfants on ne leur demande pas de chiffrer leur douleur comme on le fait avec des adultes, on leur montre une série de visages, de souriant à grimaçant, en leur demandant lequel est le plus proche de ce qu'ils ressentent. Apparemment c'est plus efficace.
Mlle Crapaud : j'aurais dit plus 12 ans, moi, à 8 - 10 ans je ne suis pas sûre que la majorité des enfants ont le recul nécessaire pour comprendre que "c'est pour rire".
commentaire n° : 11 posté par : Anna (site web) le: 23/11/2007 09:36:05
Tout à fait d'accord avec toi Arbobo, les maternelles sont une très bonne émission. Je l'ai découverte ces derniers temps, car je bossais à la maison (et le matin, c'est réveil en douceur).
Pour cette étude, malheureusement je n'ai pas pu retrouver l'émission dans les archives, car j'aurai bien revisionné ce passage. Si je me souviens bien, les enfants avaient une dizaine d'années.
Je suis d'accord avec vous deux, Anna et Arbobo, ce n'est pas évident d'évaluer sur une échelle de 1 à 10, même pour des adultes. Je vais tenter de voir si des études ont été faites dans un cadre un peu plus adapté aux enfants.
A la réflexion, si j'avais été la mère d'un de ces enfants, je n'aurai pas du tout apprécié qu'on montre des images si violentes à mes enfants.
commentaire n° : 12 posté par : majorette le: 24/11/2007 12:35:20
La difficulté de trouver une "norme" pour échelonner les films, c'est que ça reste éminemment personnel, dépendant de son rapport à la réalité, au virtuel, à son passif, ses phobies personnelles, etc...

Le plus insoutenable pour moi, la seule fois où j'ai pas pu prolonger la vision, ça a été la scène d'Alien 1, où le gars recherche un petit chat dans le vaisseau (j'étais tout seul à la maison, il était tard, j'étais pas encore bien vieux...)
On sait que le pire va arriver... Et c'est cent fois plus horrible que quand ça arrive, en fait. Quand l'imagination travaille, c'est le pire. Ma mère m'a toujours parlé du seul film qui lui ait vraiment foutu la trouille : Rosemary Baby, de Polansky, dans lequel on ne voit rien, mais on imagine au fur et à mesure... et c'est insoutenable !
commentaire n° : 13 posté par : Djac Baweur (site web) le: 24/11/2007 13:40:43
Un exemple ultra connu : la scène de la douche dans Psychose. Terrifiante, et pourtant on ne voit qu'une nana qui crie. Personnellement, je ne supporte ni la violence ni l'oppression, au ciné comme au théâtre. Comme les gosses, même dans Pirates des Caraïbes, il m'arrive d'avoir à me boucher oreilles et nieux en disant à mon voisin "tu m'dis quand c'est fini hein".
J'envie les gens comme toi qui peuvent aller voir ce qu'ils veulent!!! Si ça se trouve j'adorerais Kill Bill, mais c'est juste pas possible... ah lala les nénettes ! hihi
commentaire n° : 14 posté par : marionette (site web) le: 24/11/2007 16:03:38
Majorette : tu m'étonnes, moi non plus je n'aurais pas aimé !
Djac : oh que oui, notre pitit cerveau à nous est capable d'imaginer ce qui nous fait le plus peur beaucoup mieux que les réalisateurs qui choisissent de montrer.
Marionette : moi non plus je ne supporte pas. Enfin, Pirates des Caraïbes, ça va, mais il y a des scènes dans Alias par exemple que je ne supporte pas, et j'ai carrément arrêté de regarder 24h chrono après les deux ou trois premiers épisodes, je trouvais ça trop glauque, trop oppressant. 
commentaire n° : 15 posté par : Anna (site web) le: 25/11/2007 11:36:35
En fait, ça rejoint ce que je disais dans l'article - quand c'est tellement clairement de la fiction (Pirates des Caraïbes, Kill Bill) ça va, quand c'est trop proche de la réalité, ou quand j'aime bien les personnages, je ne supporte pas.
commentaire n° : 16 posté par : Anna (site web) le: 25/11/2007 11:40:21
J'ai  vu beaucoup de films violents quand j'étais petite, des westerns, de la SF... mais jamais seule devant la télé, toujours avec mes parents. Je n'ai jamais été laissée seule devant un film d'adulte jusqu'à l'adolescence. Et très vite mon père m'a expliqué comment on faisait les maquillages, comment on simulait les tirs de pistolet... alors ça m'a aidé à relativiser et à ne jamais oublier que ce que je voyais était juste... un film. 

Un film d'horreur peut me faire sursauter mais je sais que c'est irréel, que les zombies n'existent pas. Alien est angoissant parce qu'on ne sait jamais quand la créature va surgir. Par contre, la Mouche (version Cronenberg) est sacrément flippant parce qu'on voit la dégradation d'un corps humain, la perte de l'humanité du personnage d'une façon suffisament bien faite pour qu'on y croit (à l'époque, les critiques ont écrit que la Mouche était une allégorie du sida).

Dans Kill Bill, les scènes de combats dites ultra-violentes ne sont pas, à mon avis, une justification pour interdire le films aux jeunes yeux. Par contre, la scène où l'infirmier explique au beauf comment violer Uma Thurman alors dans le coma, cette scène-là, est angoissante, parce que malheureusement de telles pratiques existent. 

Est-il besoin de préciser que je ne crois pas qu'on puisse rendre un film ou un jeu vidéo responsable d'une tuerie commise par un ado ?
commentaire n° : 17 posté par : Lily (site web) le: 26/11/2007 17:19:34
Hier j'ai lu un article qui racontait qu'un programme pour enfants a été classé "pour adultes" aux USA juste parce que l'un des personnages demandait à son copain de lui passer le savon à travers la porte de la douche. Ce serait tendancieux et susceptible de banaliser l'homosexualité aux yeux des enfants. Tu veux mon avis? Bullshit!

J'avais écris un article sur la censure sur les chaînes cablées au Chili, c'est instructif:

http://www.vusurlemonde.com/article-4620769.html
commentaire n° : 18 posté par : Dicotommy (site web) le: 26/11/2007 23:39:59
Alien, jamais pu regarder. J'étais tombée vers l'âge de 12-13 ans sur une scène où on voit une femme enceinte avec la main de l'alien qui se dresse à travers la peau de son ventre, ça m'a terrorisée.
Remarquez, j'ai fait des cauchemars pendant 1 an à cause de "qui veut la peau de Roger Rabbit" (j'avais peur que le méchant qui dissout tout à l'acide vienne pendant que je dormais, j'avais 8 ans quand le fim est sorti)... Je suis un poil sensible.
commentaire n° : 19 posté par : majorette le: 27/11/2007 10:36:39
Lily : responsable, non. Servir de catalyseur, je ne sais pas...
Dicotomny : tu sais dans le genre pudibond les français se distinguent bien aussi, voir . Les américains, c'est encore autre chose... J'ai même tendu dire - rumeur ? - qu'ils avaient eu des problèmes pour distribuer Kirikou aux USA, parce que les femmes sont seins nus...
Majorette : je n'ai jamais vu Alien, et je crois que je ne le verrai jamais, ça ne me fait pas envie du tout. La scène qui m'a terrifiée étant petite, c'est une scène du film Jumping Jack Flash, celle où le méchant coupe les doigts d'un mannequin en plastique aec une tronçonneuse pour faire peur à Terri.
commentaire n° : 20 posté par : Anna (site web) le: 27/11/2007 15:55:17
Pour Kirikou, c'est vrai. Et puis avant, il y avait eu "Un Indien dans la ville". Il y a un moment dans le film où l'on comprend que le gamin de 14 ans, Mimisiku si je me souviens bien, fait l'amour en toute liberté avec sa copine indienne. Les USA avaient trouvé ça choquant.
commentaire n° : 21 posté par : Dicotommy (site web) le: 03/12/2007 01:26:08
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