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Ce bouquin est un peu magique. Il raconte une histoire mi-fantastique, mi-historique, et qui peut pourtant séduire ceux qui d'habitude ne sont pas adeptes de ces deux genres.
Jean Hicquart est médecin, il part à Vienne pour une conférence. Il se retrouve seul dans son compartiment au beau milieu de la nuit glaciale, son train a un accident. Il brise une vitre, sort du wagon, s'évanouit, et se réveille à Vienne en septembre 1791, quelques mois avant la mort de Mozart.
Mozart est vivant, Mozart est malade, Mozart est en train de terminer dans la fièvre La Flûte enchantée. Mozart est un génie, un original, mais pas aussi fou que l'Amadeus de Milos Forman. Jean Hicquart apprend à le connaître, rencontre son entourage, sa femme Constance, les chanteurs de La Flûte. Tous l'appellent Icare, après que Mozart ait mal compris son nom, au fond ça lui convient bien : il sait des choses que personne ne sait et ignore des choses qu'un enfant connaît, il semble bien tombé du ciel...
C'est un roman étonnant, un roman qui arrive, par le biais de ce personnage de nôtre temps, à nous offrir une vision de Mozart tout à fait neuve et belle. Je l'ai lu pour la première fois il y a une dizaine d'année, et c'est ce qui m'a décidée à écouter Mozart d'une autre oreille, plus seulement comme une musique géniale absolument mais comme une musique avec une âme. Il ne me fallait qu'une histoire pour ça.
Icare et la Flûte enchantée est paru chez Acte Sud, collection Babel, c'est un bel objet en plus d'être un beau roman.
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