Comme la dernière fois, je vais commencer par la partie sans spoilers, et passer ensuite aux choses sérieuses, mais en blanc et à surligner.
J'ai lu
Harry Potter and the Deathly Hallows quasiment d'une traite, à partir du moment où je suis sortie de
la librairie avec samedi. J'ai beaucoup ri. Beaucoup pleuré. Je crois que ce tome 7 restera pour moi le meilleur de la série. JK Rowling a réussi son pari, et bien plus. On pourrait croire que
répondre à toutes les questions qui restaient posées et raconter cette septième année pourrait être un peu maladroit par endroits, mais ça ne l'est pas une seconde. Tout vient naturellement, et
ce n'est qu'à la fin qu'on se rend compte que ce point, là, est effectivement un point final, que la série est finie pour de bon. Ce fut une aventure formidable, dans tous les sens du terme. JK
Rowling est une vraie enchanteresse, elle a réussi pour ce tome 7 encore plus que pour les autres à raconter une histoire qui est totalement vraisemblable, rire et larmes mêlées.
La suite est pour ceux qui ont lu la fin du livre. Pour voir ce qui suit, surlignez-le avec votre souris.
Je crois que la mort que j'ai le plus pleurée est celle de Dobby. Je ne pensais pas qu'il mourrait, vraiment pas. Il était un peu dingue, mais il avait un cœur énorme, et je
regrette sa mort de tout le mien. J'imagine que quitte à mourir de mort violente, il aurait sans doute aimé le faire comme il l'a fait, pour sauver Harry. J'étais tellement sûre que c'était lui,
sur son dos, sur la couverture...
Je suis heureuse que Lupin ait eu assez de sens commun pour vivre heureux avec Tonks, même si ça n'a pas duré longtemps. Heureuse que Percy ait changé de camp. Heureuse
qu'il ait pu faire rire Fred, même si c'était pour la dernière fois. Désolée pour le petit Colin Creevey. Et pour Mad-Eye, même s'il n'était plus tout jeune. Contente que Dudley se soit montré un
peu, un tout petit peu reconnaissant envers Harry qui lui a quand même sauvé la vie. J'étais sûre que Wormtail épargnerait Harry, je ne pensais pas qu'il y laisserait la vie.
Quant à la mort de Snape... Je m'y attendais. Je suis heureuse que JK Rowling lui ait fait justice. Les scènes dans la pensieve nous le montrent tel qu'il était vraiment :
un sale type, certes, mais qui a quand même été, en un sens, sauvé par l'amour qu'il éprouvait pour une mudblood, pour Lily Potter. Je le savais. Depuis le souvenir de Snape dans le tome 5, et
surtout parce que Petunia parle de "that awful boy" quand elle explique comment elle a entendu parler des dementors. Je me doutais que ce n'était pas James, ça ne pouvait être que Severus. Il ne
faisait pas semblant de détester Harry, il lui rappelait trop James, mais il l'a quand même protégé, pour Lily. Et puis comment expliquer, sinon, que Voldemort ait donné une chance à Lily ?
Pourquoi, sinon pour faire plaisir à Snape ? En un sens, c'est lui qui a permis à Harry de survivre - si Lily n'avait pas eu une chance de vivre, si elle ne l'avait pas refusée pour protéger son
fils, Harry n'aurait pas vécu.
J'aurais été déçue qu'il meure trop visiblement en héros, en s'interposant entre Harry et un Avada Kedavra, par exemple. Il est mort comme il a vécu, un héros discret. Son
chapitre, The Prince's tale, restera sans doute mon préféré.
Dumbledore est bien mort, comme je le pensais, et son frère Aberforth a aidé, comme je le pensais aussi. RAB est bien Regulus Arcturus Black, le frère de Sirius. Harry était
bien un horcrux, et l'était resté après la "résurrection" de Voldemort, mais il a trouvé un moyen pour se débarrasser de cette partie de l'âme de Voldemort et de vivre quand même : je n'avais pas
prévu ça. Autre chose que je n'avais pas prévu, c'est le revirement de Kreacher : je ne pensais pas qu'Harry aurait le temps de laisser tomber ses préjugés à son sujet, de le traiter avec bonté,
même si je pensais bien que c'était lui qui avait aidé Regulus a trouver le horcrux.
Voilà pour les éléments principaux de l'intrigue, mais il n'y a pas que ça. Je me suis étranglée de rire souvent, grâce à Fred et George d'abord, toujours aussi formidables,
et puis il y a de ces trouvailles - le livre que Ron offre à Harry pour charmer les filles, ou les dialogues entre Hermione et Ron... J'adore. Vraiment. Et puis les passages des amours
naissantes, les simples moments d'amitié... C'est pour ça que j'aime cette série, parce qu'elle ne se croit pas obligée de donner dans le tragique d'un bout à l'autre, même si c'est la guerre.
Elle nous offre des moments pour relâcher la tension, et pour se souvenir que c'est pour ça qu'on se bat, pour garder cette liberté-là. Pour que 19 ans après des parents heureux puissent envoyer
leur enfants à Hogwarts en toute confiance.
J'ai découvert Harry Potter il y a six ans. Rebutée par le marketing, puis intéressée par l'histoire, de plus en plus passionnée au fur et à mesure que Harry grandissait, que les intrigues, les
personnages et les mystères s'épaississaient, je me sens toute drôle à l'idée que c'est fini... Je n'ai même pas envie d'embrayer sur un autre bouquin, c'est dire. Peut-être qu'un jour je ferai
un post un peu plus long sur la série en entier et sur les thèmes qu'elle porte - l'amitié, l'intégrité, les choix, le destin. Je me laisse le temps de mûrir tout ça.
Comme pour
la dernière fois, si vous voulez faire des spoilers dans les commentaires, pas de problème, mais merci de les
laisser en blanc à surligner pour ceux qui veulent.
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