Stephen Fry, je le connais d'abord comme acteur. Peter dans
Peter's friends, bien sûr, et son rôle dans
Blackadder. C'est lui qui enregistre les
Harry Potter, et
The Hitchicker's guide to the galaxy, version anglaise, vu qu'il a une très belle voix. Il a dirigé un ou deux
films, il me semble. Pour les détails, allez voir
là, et il a un site perso
ici. Il est aussi
écrivain.
The stars tennis balls (
L'île du docteur Mallo, un Monte Cristo un peu plus actuel) m'a un peu déçue, mais j'aime beaucoup
The liar (
Mensonges, mensonges,
une histoire de mensonges alambiqués dont le plus gros se déroule dans une école anglaise)
The
hippopotamus (
L'hippopotame, un écrivain vieillissant et alcoolo envoyé enquêter sur un miracle) et
surtout
Making
History (l'histoire d'un jeune homme et d'un vieux professeur qui veulent changer l'histoire). Ce dernier n'est pas traduit en français,
Moab is my washpot non plus, et c'est
une honte.
Moab is my washpot est l'autobiographie de Stephen Fry. Je ne suis pas fan d'autobiographies en général, mais j'ai un préjugé favorable pour Stephen Fry, et puis la bestiole sur la
couverture m'a fait un clin d'œil dans la librairie, so there.
Le bouquin s'ouvre sur une scène époustouflante de vérité. Stephen Fry, petit garçon, dans le train qui l'emmène à l'école comme pensionnaire pour son deuxième semestre, prend sous son aile un
garçon un peu plus jeune que lui pour qui c'est la première fois, et se sent très mal quand quand des garçons plus âgés le traitent par-dessus la jambe devant lui. Je commençais déjà à me plonger
dans l'histoire quand elle s'est arrêtée et que Stephen Fry a commencé à expliquer ce qu'est une agence scolastique. Puis tout le système éducatif anglais de l'époque où il était petit garçon,
tout en donnant son opinion sur le dit système et sur les gens qui ont une autre opinion que lui. Puis il est reparti dans le récit d'enfance, avant son départ pour ce pensionnat. Est revenu au
présent. A digressé, évoqué certains événements des centaines de pages avant de les raconter vraiment, en a profité pour parler de l'homosexualité, de la musique, d'à peu près tout. Le moins
qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une autobiographie traditionnelle. Ce n'est pas un récit linéaire de sa vie. Ce n'est pas non plus une évocation émue de ses jeunes années. C'est un
cadre très peu rigide, pour un britannique, et pourtant ça tient debout, pas de problème. Je suis ressortie de Moab is my washpot avec l'impression d'avoir passé un moment à parler de la
vie, de l'univers et du reste avec l'auteur, et c'était plutôt agréable. J'espère qu'il sera traduit en français un jour, mais vu le nombre d'expressions et de références typiquement
britanniques, je souhaite bonne chance au traducteur... Il est disponible en anglais chez Arrow Books.
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