J'ai découvert Julian Barnes il y a quelques années, quand un super prof d'anglais avait eu la bonne idée de nous faire traduire un extrait de
Une histoire du monde en 10 chapitres 1/2. C'est un recueil de nouvelles qui m'a immédiatement charmée,
originales, drôles et bien écrites, qui m'avaient emmenée de l'arche de Noé au radeau de la Méduse, c'est pour dire. Malheureusement, j'ai enchaîné sur
Love, etc qui m'a refroidie d'un seul coup : je ne sais pas pourquoi, ce triangle amoureux m'a juste paru énervant. S'en est
suivie une pause de quelques années, jusqu'à la semaine dernière où, juste pour voir, j'ai décidé de redonner une chance à un roman de Julian Barnes de me séduire.
C'est tombé sur
England, England, et ça a marché. Le début est un peu
déconcertant : une plongée dans les souvenirs d'enfance d'une femme, dont on ne sait pas encore quel rôle elle va jouer dans le roman. Puis on embraye sur le sujet principal du livre : un
milliardaire dingue, sir Jack Pitman, décide d'acheter et de modifier l'île de Wight pour la transformer en Angleterre miniature. L'île devra regrouper tout ce qui symbolise l'Angleterre à
l'étranger, pour attirer les touristes : Big Ben, famille royale, Robin des Bois... Le roman relate le projet, du début jusqu'à la fin, si on peut dire. Il est plutôt drôle, assez bien écrit. Pas
un chef-d'oeuvre (préférez
Extrêmement fort et incroyablement près si vous ne l'avez pas encore lu) mais quand même un bon
moment de lecture.
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