Hervé Le Tellier, je connais ce qu'il fait depuis des années au travers de l'émission de radio
Des
papous dans la tête, et j'adore. Je sais aussi depuis longtemps qu'il écrit des romans, mais jusqu'à la semaine dernière je n'avais jamais osé en emprunter un à la médiathèque, trop peur
d'être déçue. Mais l'un d'entre eux m'a fait signe la semaine dernière, j'avais franchement faim, sur la couverture il y avait une photo de farfalles, j'en ai eu envie.
Le roman s'appelle
Le voleur de nostalgie, et il est écrit sous forme
épistolaire : on alterne les lettres et des extraits du carnet personnel du personnage principal. Celui-ci écrit des recettes de pâtes dans un journal français, et pour rendre la chose plus
amusante il raconte une histoire en même temps qu'il donne la recette. Il a pris un pseudonyme à consonance italienne, puisqu'il parlait de pâtes : Giovanni d'Arezzo. Quelques jours après la
publication de sa première recette, il reçoit une lettre d'un inconnu qui dit porter comme nom réel son pseudonyme, mais qui ne lui donne pas d'adresse pour la réponse. Il cherche alors tous les
Giovanni d'Arezzo d'Italie pour répondre, et reçoit plusieurs lettres, auxquelles il va répondre à son tour. Mais certains de ces Giovanni semblent cacher des choses, et le personnage principal
lui-même n'est pas tout blanc.
Le voleur de nostalgie m'a fait passer un très bon moment. L'histoire est prenante, et chaque recette livre un petit bout de nostalgie, un souvenir qui ressemble à un
vrai, en plus de donner envie de l'essayer. La bonne nouvelle, c'est qu'Hervé Le Tellier a écrit plein d'autres romans, j'en essaye d'autres et je vous dis si j'ai aimé... Celui-là est paru au
Castor Astral.
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