J'ai rencontré ce livre par hasard. Mes visites à la médiathèque ne sont pas très organisées : je commence parfois par chercher un livre ou un auteur précis, mais le plus souvent je furète dans les rayons, je regarde les tranches des livres, j'en attrape certains, les repose. Je ne sais pas si c'est une technique recommandable, mais je lui dois quelques découvertes. Il y a deux semaines, j'étais dans le rayon des D quand un roman m'a fait un clin d'oeil : son titre était aussi celui d'une
chanson de Thomas Fersen. Je l'ai emprunté sans en savoir plus et dévoré en deux jours.
L'histoire n'est pas évidente à raconter. C'est, en gros, l'histoire de trois femmes et d'une oie. Il y a Joanne, coiffeuse à Saint-Pierre et Miquelon, Joanne dont la vie toute grise s'illumine deux fois par an par l'arrivée de son amant, représentant en produits de coiffure. Il y a sa mère, qui perd un peu la tête et vole des petites cuillères dans les cafés. Enfin, il y a Manon, qui arrive dans l'île avec l'oie, Louise. Manon est une drôle de fille, qui a pris Louise avec elle parce que son aile était cassée. Toute la vie de Joanne tournait autour de son amant, de la vie qu'elle imaginait pour eux deux quand il se déciderait à divorcer de sa femme et à l'emmener loin. L'arrivée de Manon bouleverse tout, tous ses repères. La mère de Joanne adopte vite cette fille un peu dingue, mais Joanne est rétive, Manon l'attire et lui fait peur.
Voilà, c'est leur histoire à toutes les quatre, et c'est une belle histoire de rencontre. Je crois que j'essayerai d'emprunter d'autres livres de cet auteur, je vous dis quoi si c'est bien. En attendant,
Louise est disponible en points.
Dans les commentaires : un roman que Majorette a aimé,
Les enfants de l'île du Levant, et sa recette de gâteau à l'orange.
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