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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Jeudi 29 novembre 2007

J'étais en train de préparer mon billet de lecture sur Chagrin d'école, de Daniel Pennac, quand je suis tombée sur cette tribune d'Alain Finkielkraut au sujet du bouquin.

Jetez-y un coup d'œil si vous avez le temps, c'est édifiant de méchanceté. Je ne comprends pas qu'un petit bouquin si lumineux puisse déchaîner autant de passion dévastatrice. Ce serait son droit le plus strict de dire qu'il n'aime pas, qu'il n'est pas d'accord, mais traîner Pennac dans la boue comme ça, déformer ses propos, vouloir voir des allusions à sa personne (je n'en ai remarqué aucune, en tout cas) dans ses lignes, c'est tout bonnement indigne. J'imagine que je ne devrais pas m'étonner de ce que la tribune en question soit publiée sur le site tout neuf d'Elisabeth Lévy : elle s'était déjà distinguée sur Arrêt sur images par sa façon de manier le language sans précaution et de cracher à tout vent. Un site que je vais m'empresser de ne pas ajouter à mon google reader.

Pour finir sur une note plus joyeuse, vous pouvez aller voir le dernier strip de Maliki, si ce n'est pas déjà fait : il me fait beaucoup rire.

publié dans : De choses et d'autres
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Mercredi 28 novembre 2007

Vous avez organisé votre dossier "mes documents" et vous l'avez mis où vous le souhaitiez, vous avez sauvegardé tout ce qui méritait de l'être et vous avez sous la main drivers, CD d'installation et programmes d'installation des logiciels que vous souhaitez avoir sur votre PC. Avant de réinstaller Windows, il n'y a plus qu'une chose à faire : réfléchir à l'organisation de ces logiciels, tâcher, comme vous l'avez fait pour les documents, de les répartir en catégories.

Pourquoi les classer ainsi ? Tout simplement parce que de cette manière, vous pourrez installer vos logiciels non pas à la racine du dossier programmes (C/Program Files ou C/Programmes) mais dans des sous-dossiers séparés selon leur genre : bureautique, internet, audio, vidéo, jeu, utilitaire... L'idée, c'est de ne plus jamais avoir à chercher désespérément un programme que vous êtes sûr d'avoir installé mais dont vous avez malencontreusement effacé le raccourci sur le bureau Windows. En effet, certains programmes, par défaut, s'installent dans un dossier qui porte le nom de l'entreprise qui les développe, pas celui du logiciel lui-même, ce qui peut franchement compliquer les recherches.

Choisissez donc, sur papier ou dans un document.txt que vous sauvegardez en dehors du disque C, les catégories dans lesquelles vous voulez classer les logiciels que vous utilisez. Il en faut moins de dix si vous voulez vous y retrouver. Si ça ne suffit pas créez des sous-dossiers : par exemple, au lieu de mettre 01 - Audio, 02 - Image et 03 - Vidéo, créez un dossier 01 - Multimédia et mettez à l'intérieur 01 - Audio, 02 - Image et 03 - Vidéo. Comme dans le dossier mes documents, je vous conseille de les numéroter pour toujours les avoir en premier et dans le même ordre dans l'explorateur Windows.

Une fois que ce travail est fait, vous êtes prêt : une dernière vérification, avez-vous bien vos sauvegardes ailleurs que sur le disque C, ainsi que vos CD de drivers et les programmes que vous souhaitez réinstaller ? Alors on y va, vous êtes fin prêt pour réinstaller Windows.


La procédure est en général assez longue, ne la lancez pas avant d'avoir pas mal de temps devant vous. Si c'est le cas, vous pouvez insérer le CD de Windows dans votre PC et vous laisser guider. La réinstallation de Windows écrase complètement tout ce qui est sur le disque C, raison pour laquelle j'ai insisté sur les sauvegardes - rien de ce qui était sur le C ne pourra être récupéré après son reformatage par le CD d'installation Windows.

Une fois la réinstallation de Windows faite, il faut tout réinstaller. Commencez par créer dans le dossier programmes (C/Program Files pour les utilisateurs d'XP, C/Programmes pour ceux qui ont Vista) tous les dossiers et les sous-dossiers que vous vouliez pour classer vos programmes. Puis, créez les mêmes dans le dossier Programme du menu démarrer. Vous pouvez passer par l'explorateur Windows pour trouver ce dossier (pour XP il est dans C/ Documents and settings/ Nom d'utilisateur/ Menu démarrer/ Programmes, pour Vista dans C/ Utilisateurs/ Votre nom d'utilisateur/ Appdata/ roaming / Microsoft/ Windows/ Menu démarrer/ Programmes) mais le plus simple est encore d'aller dans le menu démarrer, de faire un clic droit sur "programmes" ou "tous les programmes" selon le cas, et de cliquer sur "explorer". Windows vous ouvre alors une fenêtre d'explorateur au bon endroit.

Pourquoi créer ces dossiers à deux endroits ? Ceux qui sont dans le dossier "Program Files" serviront à installer les programmes proprement dit. Ceux qui sont dans le dossier "Programmes" du menu démarrer vous serviront simplement à mettre des raccourcis vers ces mêmes programmes, pour pouvoir les retrouver très facilement.

Si vous souhaitez modifier l'emplacement du dossier "Mes documents" comme expliqué ici, c'est le moment de le faire.

Ensuite, réinstallez tout votre matériel : carte graphique, carte son, carte modem, imprimante... Tout ce pour quoi vous avez un CD driver. Ne vous connectez surtout pas à Internet avant d'être passé à l'étape suivante : installer un firewall et un antivirus avec la dernière définition des virus (téléchargeable avant la réinstallation Windows sur le site de l'antivirus). Attention, n'oubliez pas de les installer dans le dossier adéquat : par défaut, on va vous proposer de les installer dans la racine du dossier programmes, refusez et redéfinissez le chemin d'installation (Internet ? Sécurité ? À vous de voir).

Faites la même chose pour tous les programmes que vous avez à réinstaller, sans jamais oublier de redéfinir le chemin pour qu'ils s'installent là où vous le souhaitez et pas dans l'emplacement par défaut. Une fois que c'est fait, ouvrez à nouveau un explorateur sur le dossier programmes du menu démarrer. La plupart des programmes ne vous demandent pas votre avis et mettent leur raccourci à la racine. C'est à vous maintenant de faire le ménage et de mettre les bons raccourcis dans les bons dossiers. Après ça, si vous le souhaitez, vous pourrez avoir la satisfaction d'effacer un à un tous les raccourcis des programmes sur le bureau Windows : vous n'en aurez plus forcément besoin, puisque tous ces raccourcis sont facilement accessibles dans un classement que vous aurez choisi dans le menu démarrer.

publié dans : Les joies de l'informatique
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Lundi 26 novembre 2007

J'ai attrappé Électrons libres au hasard sur une étagère de bibliothèque. Je ne connaissais pas l'auteur, j'ai trouvé le titre original, ce qui a remporté le morceau, c'est la critique au dos, critique d'Erwan Desplanque de Télérama, je cite "Entre SF et fantaisie à la Thomas Pynchon. Entre road-book et traité de physique-chimie. Un mélange explosif". D'habitude je n'aime pas trop ces critiques incluses dans les quatrièmes de couverture, on se doute bien qu'ils ne vont choisir que les excellentes... Mais là, c'était Erwan Desplanques, pas n'importe qui, (celui qui a écrit ce billet ou celui-là, billets pris au hasard) et s'il y a une chose que j'aime dans un roman c'est qu'il soit à la croisée des genres.

Je n'ai pas regretté mon choix. L'histoire est amusante, le style pas mal, et le sujet original. James Flint raconte, à la première personne, l'histoire de Cooper James. Il travaille dans un complexe militaire américain en Grande-Bretagne. Un jour, tout le complexe est évacué pour une alerte à l'anthrax. Aussitôt l'alerte levée, Copper est appelé dans le bureau de son supérieur : cette alerte avait été causée par l'arrivée, par la poste, d'une boîte à café contenant des cendres. Celles de son père.

Cooper est bouleversé. Il n'a pas revu son père depuis une quinzaine d'année, alors qu'ils vivaient tous les trois dans une communauté hippie et que son père a décidé de les laisser sa mère et lui pour vivre aux États-Unis. Cooper pense d'abord simplement jeter les cendres du haut d'une falaise, mais il ne peut d'y résoudre et décide de partir en Amérique pour tenter de découvrir ce que son père a fait de son temps loin de lui, et, peut-être, ce qu'il aurait aimé qu'on fasse de ses restes.

On pourrait faire un joli mélodrame avec ce sujet, mais ce n'est pas la façon dont James Flint a décidé de le traiter. Cooper est indécis, plein de colère contre tout et tous, ceux qui attaquent son père, ceux qui le défendent. Il est obsédé par des choses sans importance et passe complètement à côté d'autres plus essentielles. Malgré tout, l'auteur ne tient pas son personnage principal trop à l'écart : il est humain et attachant, malgré ses bizareries. En bref, on passe avec lui un bon moment de lecture. Électrons libres est disponible en livre de poche.

publié dans : Livres
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Vendredi 23 novembre 2007

Si vous avez l'occasion de passer à Gand en Belgique, je vous invite à prendre le temps de visiter l'exposition British Vision au musée des beaux-arts, sur l'art britannique depuis deux siècles, à peu près. Je n'y connais pas grand-chose en arts graphiques, mais certains des tableaux exposés sont simplement magnifiques et m'ont beaucoup touchée. Le moyen de résister à ce superbe tableau de Joseph Wright of Derby, avec un jeu de lumière pas possible, où à l'arbre de Constable, tellement réaliste qu'on croirait en voir couler la sève, ou encore ce tableau de Turner, ou, pour ceux qui ont lu Autumn, de Philippe Delerm, certains tableaux des préraphaélites dont il parle dans ce roman, notamment Beata Beatrix, encore plus sublime en vrai qu'en reproduction... On en prend plein les yeux, et l'audioguide est assez bien fait pour que, si le cœur vous en dit, vous appreniez en plus des choses sur l'art anglais.

L'expo dure jusqu'au 13 janvier.


*Le titre de ce post est extrait de la traduction (moyenne) d'une chanson (géniale) de Bob Dylan, Girl from the North Country.

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Mercredi 21 novembre 2007

J'ai beaucoup parlé avec des copains d'outre-atlantique des systèmes de classement des films, selon leur degré de violence, par exemple. Ça m'a donné envie de me poser sérieusement la question : devant une scène horrible, que ce soit une image, un livre ou un film, qu'est-ce qui nous fait le plus peur, qu'est-ce qui nous fait le plus horreur ?

On pourrait penser à première vue que l'horreur est liée à la scène elle-même. Un point par litre de sang, trois par membre arraché, un demi par hurlement... L'expérience nous détrompe vite, je trouve. Une quantité astronomique de sang peut n'être pas plus impressionnante que ça dans un film d'horreur ou mieux d'humour (La cité de la peur, par exemple). A l'inverse, très peu de sang peut suffire à horrifier pour de bon pourvu qu'on ne s'y attende pas, ou que la scène horrible arrive à des personnages auxquels on s'est attaché.

Même si ce n'est pas plus ma tasse de thé que ça, je peux tout à fait comprendre que voir couler l'hémoglobine puisse être très marrant dans un cadre où on s'y attend. En allant voir un film qui s'appelle Massacre à la tronçonneuse, je ne m'attends pas spécialement à ce qu'on me montre une histoire de bisounours... C'est déjà différent si je tombe sur le même film en zappant, sans le chercher, mais en sachant que je peux avoir des surprises. A l'autre bout du spectre, si je rencontre la même scène en allant voir Les Bisounours : le film, parce que le projectionniste s'est trompé de bobine, ça va me surprendre, et m'horrifier d'autant plus.

Un autre paramètre qui joue beaucoup, c'est la distance entre nous et les personnages à qui il arrive un truc affreux. Pour ceux qui connaissent la série télé Les Simpson, prenez les épisodes d'Itchy et Scratchy insérés dedans. On est vraiment dans un cadre où on se sépare de manière absolue des personnages : les personnages sont un chat et une souris, pas des humains, et surtout c'est un cartoon dans le cartoon, le dessin animé que regardent Bart et Lisa. Dans ces conditions, on ne se sent pas tellement proche d'eux et des scènes complètement atroces peuvent être au fond assez drôles. J'imagine que c'est plus ou moins la même chose pour ceux qui aiment les films d'horreur : la psychologie des personnages n'est pas plus poussée que ça, pas plus que le réalisme, on s'attend à voir couler du sang, point barre. Si en plus ça peut se teinter d'un peu d'humour (prenez le film Serial mother, par exemple) on peut arriver à des scènes qui ne font pas frémir d'un pouce, alors que dans l'absolu elles sont assez atroces. Les personnages sont si caricaturaux qu'on ne s'y identifie pas une seconde.

Au contraire, prenez un film plus réaliste, travaillez bien à rendre vos personnages attachants, et vous n'aurez pas besoin de beaucoup d'hémoglobine pour flanquer des frissons d'effroi et d'horreur à vos spectateurs, qui se sentiront associés à la scène de manière beaucoup plus forte.

Je ne parle là que de violence physique. S'il faut prendre en ligne de compte la violence psychologique, on rajoute un paramètre difficile à évaluer. Pour ceux qui l'ont vu, pensez à la fin de Kill Bill 2, tout le discours de Bill - il n'y a pas un geste brusque, pas une goutte de sang, mais c'est glaçant comme ce n'est pas permis.

Si vous ajoutez pour couronner le tout que ce que je viens de vous dire là s'applique à un point de vue d'adulte, et que les enfants, selon leur âge et leur maturité, ressentent les choses différemment, vous comprendrez pourquoi je suis bien contente de ne pas faire partie des gens qui ont à juger du degré de violence des films...

publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Lundi 19 novembre 2007

On ne connait pas le nom du narrateur de Naïf. Super.. Ce n'est pas gênant à la lecture, ça l'est quand on veut raconter l'histoire.

Or donc, le narrateur de ce roman traverse une crise existentielle le jour de ses 25 ans. D'un seul coup, il décide de ne pas terminer sa maîtrise, de renoncer à son petit boulot dans un journal, de laisser tomber son logement, de vendre ses livres et sa télévision. Il s'installe dans l'appartement de son frère, parti en voyage d'affaire, et il attend.

Il attend, et il réfléchit. Des pensées simples sur des sujets compliqués. Il fait le point sur sa vie. Il fait des listes : ce qu'il possède, ce qu'il ne possède pas, ce qui le faisait rêver quand il était petit.

Le style est assez particulier, avec des phrases courtes. Des passages un peu absurdes. Des passages très drôles. Des passages profonds. Le résultat est vraiment étonnant et plaisant. Naïf. Super. est disponible en 10/18.

publié dans : Livres
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