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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Vendredi 27 avril 2007
    L'autre jour, je suis allée voir une comédie pas trop mal, Le come-back, avec Hugh Grant et et Drew Barrimore. C'est l'histoire d'un homme qui a eu du succès en faisant partie d'un groupe à la mode dans les années 80, "Pop !", et qui essaye de faire un come-back grâce au talent de parolière de la femme qui arrose ses plantes. La musique originale n'est pas trop mal, je ne savais pas que Hugh Grant savait chanter, et le clip de début du film - typiquement années 80 - m'a fait mourir de rire. Pour le reste, tout ce qu'on attend d'une bonne comédie romantique.

    J'étais en train d'écrire ça, pour vous dire que c'était un bon divertissement, quand je me suis demandée pourquoi je me sentais aussi bien disposée envers ce film. Après tout, j'ai déjà vu meilleur sans écrire quoi que ce soit dessus... Je crois que c'est tout bêtement parce que je n'attendais pas grand-chose de ce film (on était partis pour voir Les contes de Terremer, mais la VF pour ça c'était juste pas possible), et que j'ai donc été agréablement surprise.

    A partir de là, je me suis dit que notre jugement sur n'importe quoi - film, livre, musique, même information - dépend beaucoup de ce à quoi on s'attendait. On va considérer comme une bonne surprise quelque chose qui dépasse nos attentes, et comme une mauvaise quelque chose qui sera inférieur à ce qu'on attendait. Être agréablement surpris par un livre passable écrit par un auteur qu'on considère médiocre, et très déçu par le même livre écrit par un auteur qu'on aime d'habitude.

    On peut inverser la proposition et se dire qu'il vaut mieux, parfois, savoir adapter nos choix à nos attentes et à notre état d'esprit. Certains films ne peuvent être appréciés qu'à certains moments, dans certaines circonstances. On parlait mardi de Sur la route de Madison. C'est un film superbe (c'est sans doute aussi parce que j'en attendais beaucoup que j'ai été très rebutée par un doublage minable) mais il vaut mieux se sentir pas trop speed pour apprécier la lenteur d'une histoire toute simple et très belle. De même, si on se sent tout cool et tranquille, il vaut mieux éviter les films où ça explose de partout comme, je ne sais pas, Le cinquième élément.

    Même chose pour la musique, les livres, les séries télé... Cela dit, on peut aussi tenter l'opération changement d'humeur, se passer des trucs gais quand on est triste et zen quand on est en colère, mais à mon avis ça ne peut pas marcher si il y a une différence trop grande entre son état d'esprit et l'ambiance de ce qu'on regarde, écoute, lit.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Mardi 24 avril 2007
    Ce soir sur France 3, un film dont tout le monde me dit qu'il est magnifique : Sur la route de Madison, de Clint Eastwood. Je crois que je vais me laisser tenter, et vous ?
publié dans : De choses et d'autres
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Lundi 23 avril 2007
    J'ai découvert Julian Barnes il y a quelques années, quand un super prof d'anglais avait eu la bonne idée de nous faire traduire un extrait de Une histoire du monde en 10 chapitres 1/2. C'est un recueil de nouvelles qui m'a immédiatement charmée, originales, drôles et bien écrites, qui m'avaient emmenée de l'arche de Noé au radeau de la Méduse, c'est pour dire. Malheureusement, j'ai enchaîné sur Love, etc qui m'a refroidie d'un seul coup : je ne sais pas pourquoi, ce triangle amoureux m'a juste paru énervant. S'en est suivie une pause de quelques années, jusqu'à la semaine dernière où, juste pour voir, j'ai décidé de redonner une chance à un roman de Julian Barnes de me séduire.

    C'est tombé sur England, England, et ça a marché. Le début est un peu déconcertant : une plongée dans les souvenirs d'enfance d'une femme, dont on ne sait pas encore quel rôle elle va jouer dans le roman. Puis on embraye sur le sujet principal du livre : un milliardaire dingue, sir Jack Pitman, décide d'acheter et de modifier l'île de Wight pour la transformer en Angleterre miniature. L'île devra regrouper tout ce qui symbolise l'Angleterre à l'étranger, pour attirer les touristes : Big Ben, famille royale, Robin des Bois... Le roman relate le projet, du début jusqu'à la fin, si on peut dire. Il est plutôt drôle, assez bien écrit. Pas un chef-d'oeuvre (préférez Extrêmement fort et incroyablement près si vous ne l'avez pas encore lu) mais quand même un bon moment de lecture.
publié dans : Livres
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Samedi 21 avril 2007
Ne pas voter peut causer un président grave.
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Vendredi 20 avril 2007
    Rassurez-vous, vous qui n'aimez pas la nouvelle star : je ne vais pas vous raconter le dernier épisode (pour ceux qui aiment et qui voudraient en parler, un blog là-bas).

    Non, je veux juste vous faire partager la révélation que j'ai eue au sujet de Virginie Efira.

    Cette fille s'est trompé de carrière, c'est évident. J'y songeais la semaine dernière en voyant son visage s'agiter en accéléré sur mon écran (enregistrer la nouvelle star et zapper toutes les scories, c'est la seule façon potable de la regarder, pour moi) et j'ai trouvé. Bon sang, mais c'est bien sûr, elle aurait dû être télévangéliste ! Sa tactique de présentation ressemble quasiment mot pour mot à celle qui est décrite vers la fin de De bons présages, le gars qui a son émission de télévangélisation, qui exige de l'argent, en suppliant, en menaçant, en promettant, et parfois même simplement en demandant. Bon, elle demande des SMS, pas directement de l'argent, mais à part ça c'est ça. "Sauvez votre candidat préféré", "il n'en restera plus que tel nombre, et si votre candidat préféré partait" "ils ne méritent pas ça", je vous en passe, elle a comme ça un cycle de façons de retourner à la liste SMS (pour machin, tapez un...) qui ressemble pile poil à ce que fait un télévangéliste américain pour rappeler le numéro où on peut (doit ! ) donner des sous.
publié dans : Télévision, cinéma
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Mercredi 18 avril 2007
    J'aime la musique de Stephan Eicher depuis tellement longtemps que je ne me souviens pas de la premiere fois que je l'ai entendu. Déjà, j'aime sa voix, un peu rauque et pourtant très douce. Ensuite, j'aime ses musiques, tout court, et je suis bien incapable de vous dire pourquoi. Enfin, j'aime les paroles de ses chansons en français, qui sont le plus souvent écrites par Philippe Djian, et ça m'étonne toujours. Quand j'ai découvert que Philippe Djian était aussi romancier, j'ai tenté de lire plusieurs de ses livres, en pensant que si je les aimais autant que les paroles des chansons de Stephan Eicher, alors j'allais trouver un romancier vraiment cher à mon coeur, mais le charme n'a pas opéré, tant pis...
   
    Bref, pour en revenir à Stephan Eicher. L'alchimie entre sa voix, ses musiques, les paroles de Djian ou d'autres pour les autres langues (il chante aussi en bernois et en anglais, voire parfois en italien ou en allemand, il est suisse), tout ça crée des chansons qui peuvent parfois sonner étrange à la première écoute, mais qui sont juste belles. Rivière, par exemple, il m'arrive de pleurer en l'écoutant, cette chanson, pourtant elle n'est pas triste : c'est comme une berceuse pour le coeur. Il n'écrit et ne chante pas que des ballades, loin de là : mais même dans ses chansons plus dynamiques je trouve une profondeur qu'on ne trouve pas toujours ailleurs.

    Tout ça pour en arriver au fait : Stephan Eicher vient de sortir un nouvel album, Eldorado. J'ai hésité à vous en parler d'abord, parce que je ne pouvais pas décemment illustrer ce billet en vous envoyant écouter les extraits disponibles sur amazon, trop courts et dont le son est pourrave. Heureusement, la moitié des chansons de l'album sont disponibles à l'écoute tout ce qu'il y a de légalement sur le site officiel. Le site est en flash, il faut cliquer sur Eldorado en bas, puis sur Album. Rendez-vous, le titre qui est  le plus diffusé sur les radios en ce moment, n'est pas mon préféré, loin de là ; il a été écrit par Raphaël, et est franchement trop sombre à mon goût. Jetez plutôt une oreille à Confettis, ou Voyages. Stephan Eicher sera invité dans le prochain Taratata, qui passera vendredi soir sur France 4 et je ne sais pas trop quand sur France 3, mais je vous le dirai quand je le saurai, et l'album Eldorado est disponible dans toutes les bonnes crémeries.
publié dans : Musique
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