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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Mercredi 31 janvier 2007
    Je ne sais pas si je suis très bien placée pour vous parler de ça, vu que je lis plutôt vite. Mais j'avais quand même envie de vous parler de la vitesse de lecture. Après qu'on ait brièvement abordé le sujet dans les commentaires de cette note j'en ai un peu parlé autour de moi et j'ai fait un petite recherche google, juste pour voir si je me trompais ou pas. Mon idée première a été confirmée : la vitesse de lecture est pour pas mal de gens un critère pour juger de l'intelligence.

    Alors là, je dis stop, et je cite Albert Jacquard (dans un super petit bouquin : C'est quoi l'intelligence). Il y fait une très jolie métaphore que je m'en vais vous raconter. Il parle de deux personnes qui partent d'une même ville pour aller dans un autre, la même aussi. L'un des deux prend le TGV, l'autre sa voiture et les petites routes de campagne. Au bout d'une semaine, on regarde ce qu'ils ont vécu. Le premier est arrivé dans la ville 6 heures après être parti, il a pris le temps de la visiter. Le second, lui, vient d'arriver dans la ville, mais il a eu le temps de visiter des endroits charmants sur la route. En conclusion, ils ont vu du pays tous les deux, ils n'ont juste pas vu le même pays... Il crée le parallèle entre ce voyage et la compréhension d'une idée. Il y a des gens qui comprendront une idée dès qu'elle est énoncée et qui pourront jouer avec après, et d'autres à qui il faut un peu plus de temps, qui ont besoin de la triturer dans leur tête pour vraiment la comprendre. Ceux-là auront au bout du compte moins de temps pour jouer avec, mais ils l'auront vraiment assimilée, et ils l'auront regardé sous des angles que ceux qui ont "compris" tout de suite n'auront pas vus.

    Le rapport avec la vitesse de lecture est peut-être un peu lointain. Disons simplement que je ne vois pas toujours le fait de lire vite comme un avantage. Quand j'arrive à la fin d'un bouquin que j'ai beaucoup aimé, je serais plutôt contente d'avoir pris plus de temps pour en profiter, c'est sans doute pour ça que je relis beaucoup et c'est aussi pour ça que j'aime lire en anglais : comme ce n'est pas ma langue maternelle je suis moins rapide. Surtout, je ne vois pas en quoi ce serait un titre de gloire, ou en quoi ça ferait de moi quelqu'un de plus intelligent. Je n'ai pas particulièrement travaillé ma lecture, c'est venu tout seul, sans doute parce que je lisais beaucoup. D'ailleurs je ne crois pas que les méthodes pour lire plus vite puissent vraiment marcher sur le long terme - ce qu'on peut apprendre, à la limite, c'est à survoler un texte pour savoir en gros de quoi il parle avant de s'y attaquer ou pas.

    Je sais que là, je ne parle que de la lecture plaisir - j'imagine que plein de gens aimeraient lire plus vite pour éplucher plus facilement le énième rapport qu'ils doivent se taper avant la semaine prochaine. Pour ça, le mieux c'est encore de travailler, donc, ses techniques de survol. Si un document est bien fait les titres et intertitres doivent vous donner une idée de ce qu'on y dit, et si c'est vraiment bien fait les mots et expressions importantes doivent être mises en gras ou en italiques. Avec un peu de chance, la fin ou le début de chaque paragraphe vous résume les idées principales de ce paragraphe ou du précédent. Il faut essayer d'avoir une idée globale du document avant d'y plonger pour de bon. Tâchez de repérer la structure, et notez-là. Au pire, prenez des notes au cours d'une lecture plus approfondie pour savoir en gros où vous en êtes, ça peut aider, surtout quand on doit s'interrompre. A ce sujet, pas la peine de se buter quand on bloque, il vaut mieux sortir prendre l'air 10 minutes et respirer un bon coup que de rester enfermé avec un texte et s'énerver dessus. Pour ce qui est de la prise de notes, c'est toute une technique, je crois que chacun a la sienne : le but, c'est de noter uniquement les choses importantes, celles qui vous aideront à vous rappeler de ce que vous avez lu, et d'employer seulement les abréviations que vous serez capables de reconnaître deux mois plus tard. J'imagine que les petits jeux de mémoire ou de concentration comme il en existe doivent pouvoir aider aussi, mais je n'en suis pas sûre à 100%.

    Voilà à peu près tous les trucs que je connais à ce sujet. C'est pas beaucoup, et ce n'est pas étonnant : ce n'est pas parce qu'on sait faire quelque chose qu'on peut l'enseigner, surtout quand c'est quelque chose qui se passe entièrement dans la tête. Je peux ralentir le mouvement de mes mains pour voir et montrer comment je tricote (et encore, c'est un coup à se planter parce qu'on n'y fait pas attention d'habitude) pour le cerveau, je ne crois pas...
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Mardi 30 janvier 2007
Fichues clefs
Poche trouée
Sur ma cuisse
Précipice
Boum !
publié dans : Les belles histoires de Tante Anna
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Lundi 29 janvier 2007
    J'imagine qu'un certain nombre d'entre vous connaissent déjà Robin Hobb. Elle est l'auteur de deux séries de fantasy à succès : L'assassin royal et Le vaisseau magique. A ce sujet, d'ailleurs, j'aimerais ouvrir une parenthèse. L'assassin royal est constitué de deux séries bien distinctes en anglais, et ce pour une bonne raison : toute l'action des Aventuriers de la mer, qui se situe dans le même monde mais avec d'autres personnages, se passe entre les deux séries. En français l'éditeur a préféré garder le même nom, j'imagine qu'il ne voulait pas perdre des lecteurs, mais beaucoup de gens lisent L'assassin royal en entier et découvrent du coup des choses sur l'intrigue des Aventuriers de la mer, ce que je trouve franchement dommage. Pour info, la rupture en français se situe avant le tome 7, Le prophète blanc. Je sais que ça a l'air énorme, d'ailleurs, 6 tomes, mais là encore c'est un choix de l'éditeur français : en anglais il n'y a que 3 tomes par série, la rupture entre les tomes paraît plus logique, ça coûte moins cher et c'est moins indigeste. Fin de la parenthèse. Elle était longue, je sais.

    Je voulais donc en venir à un autre livre de Robin Hobb, un bouquin qui ne fait pas partie d'une série et qui n'est pas de la fantasy : Le dernier magicien. Le personnage principal est ce fameux magicien. C'est un SDF qui vit de nos jours dans les rues de Seattle. Il revient du Vietnam et pense avoir un pouvoir secret, être un magicien. C'est peut-être vrai, peut-être pas : ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est justement que le doute subsiste, et que le personnage lui-même doute. Peut-être qu'il est magicien, peut-être qu'il est fou, peut-être même qu'il est les deux. C'est un bouquin assez sombre, on colle de près aux angoisses de ce type au fur et à mesure qu'une menace pèse sur la ville et qu'il sent qu'il est le seul qui peut l'arrêter...

    Le dernier magicien est paru chez Mnemos, collection Icares. Je crois que le nom qui apparaît sur la couverture est Megan Lindholm : c'est un autre pseudo de Robin Hobb.
publié dans : Livres
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Vendredi 26 janvier 2007
    Aujourd'hui j'avais prévu de vous parler de Johnny Clegg, mais je ne savais pas trop comment. Bien sûr, je pouvais commencer par vous rappeler que c'était lui, le zoulou blanc, lui, l'auteur de la chanson Asimbonanga, hommage à Mandela et à tout ceux qui à l'époque étaient emprisonnés à cause de leur lutte contre l'apartheid. J'aurais pu vous rappeler son histoire en quelques mots, garçon blanc d'origine anglaise arrivé très jeune en Afrique, qui a rencontré des zoulous à travers son amour de la musique, et s'est pris d'amitié pour l'un d'entre eux, Sipho Mchunu.

    Je pourrais vous parler de ce type qui danse de manière incroyable et qui fait une musique de j'adore, mélange d'influences qui finit par devenir un style en soi, rythmes irrésistibles, simples ou complexes. Je pourrais vous dire que Johnny Clegg chante en zoulou, en anglais, en afrikaans, même en français sur une des chansons de son dernier album. Je pourrais vous dire qu'il a écrit et joué des chansons de lutte comme Asimbonanga ou One (hu)man, one vote, mais aussi des chansons simples, belles et poétiques, comme Dela ou Daughter of Eden. Je pourrais vous raconter ses deux groupes, Juluka, fondé avec Sipho Mchunu, puis Savuka quand il est parti. Je pourrais vous dire qu'il a plaidé le mélange des cultures et des personnes par l'exemple, ce qui est quand même le meilleur moyen. Je pourrais vous dire que j'adore sa voix, sa façon de parler et de chanter avec un mélange d'accents incroyable. Je pourrais terminer en vous disant que son dernier album m'a charmée, qu'il n'a pas quitté mon lecteur de CD depuis trois semaines.

    Pour finir, je crois que je vais simplement vous laisser vous faire une idée en écoutant les extraits disponibles sur amazon (je vous en mettrais bien ici, mais la loi sur le droit d'auteur l'interdit...) et en jetant un oeil à son site officiel, sur lequel il y a aussi quelques extraits, et aux articles qui lui sont consacrés sur wikipedia (version française, version anglaise).
publié dans : Musique
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Jeudi 25 janvier 2007
    Vous voulez que je vous dise ce que j'adore avec ma chorale ? C'est la possibilité de se taper un fou rire pas possible pour des raisons idiotes et d'enchaîner sans transition avec un chant magnifique qui fera pleurer dans les chaumières dès qu'on sera au point dessus.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Mercredi 24 janvier 2007

TNT

    Depuis que j'ai la TNT, j'ai accès à des chaînes dont je n'ai a priori strictement rien à faire. Les chaînes de clips, par exemple, ou celles d'info en continu. J'ai eu la flemme de les supprimer du paramétrage de la petite boîte, donc quand je zappe je tombe dessus. Et je zappe souvent, parce que je déteste les publicités, et que même France 5 nous les inflige par tunnels entiers. Il n'y a plus guère qu'Arte qui soit supportable. Quand je dis supportable, je ne veux pas dire sans pub du tout puisque les émissions sont souvent "présentées par...", mais bon, plus regardable qu'M6 aux heures de pointe (avant et après Kaamelott, par exemple).

    Toute cette digression pour en venir au fait : les chaînes de clip et celles d'info continues, je tombe dessus en fuyant la pub. Et parfois, j'y reste. On peut dégager en gros deux cas de figure. Soit c'est une chaîne d'information où pour une fois il y a débat et pas largage brut des infos prédigérées. Là, j'aime bien. Il m'arrive de m'énerver contre les participants - quoi, c'est humain - mais j'aime bien quand même. Ça peut aussi être une chaîne de clips. Je ne reste jamais plus de deux secondes sur des programmes du type Next (remarquez, deux secondes, ça peut suffire pour voir un truc marrant) mais il m'arrive d'être accrochée par une musique, des images. On est quand même affreusement souvent dans le schéma "nanas qui gigotent leur popotin tellement vite qu'il est flou", dans ce cas-là je zappe. Il y des exceptions. Je suis restée scotchée l'autre jour devant Abd Al Malik qui chantait 12/09/2001. Je n'y connais rien au slam, si c'est vraiment comme ça que ça s'appelle, mais, je ne sais pas, ça m'a parlé. Je me suis dit, tiens, pour une fois j'y suis bien sur cette chaîne. Juste après le clip il y a eu un logo qui clignotait, et la télé a commencé à me parler d'un film sur les massacres au Rwanda. C'est quand j'ai vu le déroulant en bas qui me demandait d'appeler un numéro surtaxé pour gagner le DVD que je me suis dit que vraiment, les moments de grâce comme ça étaient trop courts...
publié dans : Télévision, cinéma
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