Bienvenue !

Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
Pour me contacter, c'est ici.
Ce blog est optimisé pour Firefox.

 Creative Commons License

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Lundi 28 août 2006
    Longtemps je me suis couchée tard pour lire. D'ailleurs, je le fais toujours. Mais au début, Harry Potter, ça ressemblait surtout à un phénomène médiatique pour moi. On ne parlait plus que de ça, c'était LA série de livres qui allait redonner envie de lire aux enfants, il y avait des présentoirs partout, bref on en bouffait jusqu'à la nausée. Dans ces cas-là mon esprit de contradiction se réveille et fout des grands coups de pied partout. Or donc, malgré le fait que j'avale joyeusement quasiment tous les bouquins qui passent en temps normal, je n'allais pas lire Harry Potter.

    Puis j'ai commencé à remarquer un phénomène bizarre. Autour de moi, dans le métro, dans les parcs, à la fac (j'étais étudiante à l'époque) les gens se promenaient avec ces bouquins. Pire, ils les lisaient ! A toute vitesse ! Et en resortaient les yeux brillant et fous de devoir attendre la suiiiiite ! Les gens en parlaient, aussi. Comment ça, toi qui aimes lire tu n'as jamais lu Harry Potter ? J'ai commencé à me poser des questions. Un jour, à la bibliothèque municipale, un gamin d'une dizaine d'années a engagé la conversation avec le bibliothécaire en rendant Harry Potter à l'école des sorciers (j'attendais mon tour). Je n'ai pas compris grand-chose, sauf qu'il était rudement content d'avoir pu l'emprunter, le livre, vu qu'il ne restait jamais longtemps en rayon. J'ai craqué. J'ai demandé au bibliothécaire de me le prêter. Après tout vu que je l'empruntais je ne rentrais pas vraiment dans le jeu médiatique...

    Je l'ai dévoré en une nuit.

    Après ça je les ai tous achetés les uns après les autres, en anglais en plus, le bon prétexte (non, je ne cède pas aux sirènes des médias, j'entretiens mon anglais c'est tout !). Ils sont très bien écrits, les personnages sont le contraire de ce qu'ils sont dans un mauvais livre jeunesse : ils sont complexes, il y a plusieurs niveaux de compréhension pour tout. Pour ça j'aime surtout le personnage de Snape (Rogue en français) qui est l'équivoque même.

    Les films sont ce qu'ils sont - à part le quatrième qui m'a excédée d'un bout à l'autre, pas si mal. Adapter fidèlement des bouquins aussi longs et complexes en films de deux heures et demi maximum est infaisable. Les personnages comme l'intrigue perdent beaucoup en profondeur. C'est surtout vrai pour Dumbledore, qui dirige l'école. Je suis toujours un peu triste pour ceux qui disent qu'ils connaissent Harry Potter, puisqu'ils ont vu les films. Ce n'est pas aussi triste que s'ils croyaient connaître Notre-Dame de Paris parce qu'ils ont vu Le bossu de Notre-Dame (version Disney) mais quand même...

    Si vous avez envie de commenter, ne vous en privez pas - mais j'ai fait attention de faire un post sans spoiler (autrement dit ceux qui ne connaissent rien de l'intrigue n'ont rien appris d'important) alors ce serait sympa de mettre un avertissement si vous voulez parler plus particulièrement d'une partie de l'histoire ou d'un personnage. Merci !
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 25 août 2006
    J'ai un peu hésité avant de choisir le premier livre dont j'allais vous parler. Puis j'ai décidé de me concentrer sur un auteur, Daniel Pennac. Je n'ai pas d'auteur préféré (pas plus que de livre, de disque ou de film préféré, tout est question de contexte et chaque chose que j'aime a ses raisons d'être aimée) mais si j'en avais un ce serait peut-être lui. J'ai commencé à livre ses romans quand j'étais gamine, dans des "Je Bouquine". La série des "Kamo" fait partie de mes livres jeunesse préférés, l'histoire est racontée du point de vue d'un jeune garçon, camarade de classe et ami de Kamo. Dans un des tomes ils se retrouvent à vivre un sujet de rédaction, dans un autre ils cherchent à identifier une correspondant anglaise mystérieuse... L'intrigue est toujours drôle, prenante, et il y a vraiment quelque chose dans l'écriture qui m'a attirée.

    Puis quand j'ai grandi je me suis plongée dans la série des "Malaussène" (Au Bonheur des ogres, La fée Carabine, La petite marchande de prose, Monsieur Malaussène, Des chrétiens et des maures et Les fruits de la passion). Je dois reconnaître que j'ai trouvé le dernier un peu moins réussi, mais à part celui-là je trouve cette série extraordinaire. Au départ les premiers ont été publiés dans la noire de Gallimard, c'est quand ils ont eu un gros succès qu'ils ont été republiés dans la blanche. On pourrait donc à première vue les classer dans la catégorie policier, mais c'est un peu plus compliqué que ça. Déjà, l'enquête se situe pour le plus gros en dehors de l'intrigue. Le point sur lequel on se focalise est toujours la famille Malaussène et plus particulièrement le frère aîné, Benjamin. Ce fameux Benjamin travaille comme bouc émissaire, il endosse toutes les erreurs de la boîte où il travaille, dans le premier tome un grand magasin. Quand des bombes commencent à exploser dans ce magasin, c'est lui qu'on soupçonne. C'est encore le cas quand on tue des vieilles dames dans le deuxième tome. Benjamin est toujours soupçonné et pourtant toujours l'innocence même... A lire cette description on pourrait imaginer des livres assez noirs, pourtant, non. Il se passe des choses affreuses, mais on ne peut pas s'empêcher de s'attacher aux personnages, et aussi au style qui réussit cet exploit d'être à la fois original et discret. Si on veut se concentrer sur l'intrigue on ne sera pas dérangé par des fioritures. Mais si on regarde un peu l'écriture on la trouve vraiment belle.

    Pennac a écrit bien d'autres bouquins - notamment Le dictateur et le hamac, roman formidable qui rappelle un peu Gabriel Garcia Marquez mais dans un style toujours très Pennacien et Comme un roman, essai sur la lecture littéralement savoureux.

    En plus, on parlait hier des voix, j'ai eu l'occasion d'entendre Daniel Pennac à la radio quelques fois et il a une façon de parler fascinante, douce et réfléchie.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus