Petit mot très bref pour vous faire part de mes réflexions sur les films adaptés des romans Harry Potter. J'ai revu les trois premiers ces dernières semaines, et quelque chose
m'a frappé. Pour moi, le troisième (Le
prisonnier d'Azkaban) est le meilleur des trois. C'est pourtant aussi, du moins il me semble, celui qui comporte le plus de scènes et d'éléments qui ne sont pas dans le livre. La tête en
réduction devant le bus, celles à l'entrée du pub à Hogsmeade, la chorale qui chante les sorcières de Macbeth, la scène du cauchemar de Ron... J'en oublie sûrement beaucoup. L'histoire telle
qu'on la voit dans ce film a été complètement remaniée, pourtant c'est le film qui me donne le sentiment d'être le plus proche des livres. Je crois que c'est parce que le scénariste, ou peut-être
le réalisateur, a eu l'intelligence de se rendre compte qu'on ne peut pas adapter scène par scène un livre en film, et qu'il a
choisi de s'éloigner de la lettre pour mieux se rapprocher de l'esprit. Pari gagné.
Rassurez-vous, vous qui n'aimez pas la nouvelle star : je ne vais pas vous raconter le dernier épisode (pour ceux qui aiment et qui voudraient en parler, un blog
là-bas).
Non, je veux juste vous faire partager la révélation que j'ai eue au sujet de Virginie Efira.
Cette fille s'est trompé de carrière, c'est évident. J'y songeais la semaine dernière en voyant son visage s'agiter en accéléré sur mon écran (enregistrer la nouvelle star et zapper toutes les scories, c'est la seule façon potable de la regarder, pour moi) et j'ai trouvé. Bon sang, mais c'est bien sûr, elle aurait dû être télévangéliste ! Sa tactique de présentation ressemble quasiment mot pour mot à celle qui est décrite vers la fin de
De bons présages, le gars qui a son émission de télévangélisation, qui exige de l'argent, en suppliant, en menaçant, en promettant, et parfois même simplement en demandant. Bon, elle demande des SMS, pas directement de l'argent, mais à part ça c'est ça. "Sauvez votre candidat préféré", "il n'en restera plus que tel nombre, et si votre candidat préféré partait" "ils ne méritent pas ça", je vous en passe, elle a comme ça un cycle de façons de retourner à la liste SMS (pour machin, tapez un...) qui ressemble pile poil à ce que fait un télévangéliste américain pour rappeler le numéro où on peut (doit ! ) donner des sous.
Quelque chose que j'apprécie dans cette saison d'Alias : pour une fois l'héroïne est enceinte et l'actrice aussi, donc au lieu d'avoir une actrice avec un faux ventre et rien d'autre, on voit que sa démarche change, que son visage gonfle un peu, ça donne une image un peu plus réaliste de la grossesse...
Je me demande si dans les écoles de journalisme il y a des cours d'intonation, pour bien caler tout le monde sur le même "air" en fin de reportage, celui qui est à peine exagéré par le Groland. Sérieusement, écoutez bien la prochaine fois que vous en avez l'occasion, le plus gros des reportages télé en France se finit par une phrase prononcée de la même manière exactement, qu'on parle de politique étrangère ou de la fabrication du maroilles dans l'Avesnois... Ça me donne envie d'écouter comment ça se passe sur les chaînes étrangères.
En regardant mon Télérama, je me suis rendu compte que ce soir sur M6 c'était le début de
La Nouvelle star. Je vois
cette émission comme bicéphale, et je n'aime qu'une de ses têtes. Ce soir je soupçonne qu'on verra surtout la première tête : celle de la télé réalité. Celle des petites phrases assassines pour des
gens qui avaient cru pouvoir réaliser leur rêve. Celle des gens vraiment mauvais qu'on aura malgré tout sélectionnés pour passer devant le jury, pour la marrade. Celle des pleurs, des désillusions.
Je trouve cette tête hideuse et je la boycotte sauvagement.
Dans quelques semaines on verra la deuxième tête pointer le bout de son nez - la musique commencera vraiment, avec de vrais musiciens et pas des bandes enregistrées, avec un peu
de chance on pourra entendre des gens talentueux. Même alors, la première tête refera son apparition de temps en temps, comme l'année dernière : quand on montre et remontre les plus gros ratés de
l'audition. A ce moment-là, je ferai ce que je me dois de faire : je zapperai. Ces moments seraient drôles, à la limite, s'il s'agissait de comédiens qui chantent faux ou en dehors du rythme
exprès. Mais là encore ce sont de vraies personnes, qui souffrent de passer pour des cons sur une chaîne nationale. On me dira que c'est le jeu, qu'ils savaient ce qu'ils risquaient... Peut-être.
N'empêche. Je ne participerai pas, même en tant que simple spectatrice, à l'humiliation publique de gens dont le seul tort était de surestimer leur talent. La nouvelle star serait une émission 100%
respectable si elle nous épargnait la première tête et qu'elle ne nous montrait que la deuxième...
Depuis que j'ai la TNT, j'ai accès à des chaînes dont je n'ai a priori strictement rien à faire. Les chaînes de clips, par exemple, ou celles d'info en continu. J'ai eu la flemme de les supprimer du paramétrage de la petite boîte, donc quand je zappe je tombe dessus. Et je zappe souvent, parce que je déteste les publicités, et que même France 5 nous les inflige par tunnels entiers. Il n'y a plus guère qu'Arte qui soit supportable. Quand je dis supportable, je ne veux pas dire sans pub du tout puisque les émissions sont souvent "présentées par...", mais bon, plus regardable qu'M6 aux heures de pointe (avant et après Kaamelott, par exemple).
Toute cette digression pour en venir au fait : les chaînes de clip et celles d'info continues, je tombe dessus en fuyant la pub. Et parfois, j'y reste. On peut dégager en gros deux cas de figure. Soit c'est une chaîne d'information où pour une fois il y a débat et pas largage brut des infos prédigérées. Là, j'aime bien. Il m'arrive de m'énerver contre les participants - quoi, c'est humain - mais j'aime bien quand même. Ça peut aussi être une chaîne de clips. Je ne reste jamais plus de deux secondes sur des programmes du type Next (remarquez, deux secondes, ça peut suffire pour voir
un truc marrant) mais il m'arrive d'être accrochée par une musique, des images. On est quand même affreusement souvent dans le schéma "nanas qui gigotent leur popotin tellement vite qu'il est flou", dans ce cas-là je zappe. Il y des exceptions. Je suis restée scotchée l'autre jour devant
Abd Al Malik qui chantait 12/09/2001. Je n'y connais rien au slam, si c'est vraiment comme ça que ça s'appelle, mais, je ne sais pas, ça m'a parlé. Je me suis dit, tiens, pour une fois j'y suis bien sur cette chaîne. Juste après le clip il y a eu un logo qui clignotait, et la télé a commencé à me parler d'un film sur les massacres au Rwanda. C'est quand j'ai vu le déroulant en bas qui me demandait d'appeler un numéro surtaxé pour gagner le DVD que je me suis dit que vraiment, les moments de grâce comme ça étaient trop courts...
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