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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Lundi 18 septembre 2006
    On ne va pas parler de mathématiques mais d'un livre atypique. Son titre est L'Histoire de Pi, son auteur Yann Martel. Il est paru en poche chez Folio. Je l'ai cherché pendant un moment parce que ceux qui me l'avaient recommandé étaient des copains anglophones, or le livre en anglais s'appelle Life of Pi, je cherchais donc un livre qui s'appellerait La vie de Pi, et je ne le trouvais pas, forcément. Ça m'apprendra à chercher des traductions littérales ! Mais trêve d'anecdotes, allons à l'intrigue.

    Pi est l'abréviation de Piscine, et c'est un être humain. Son nom complet est Piscine Molitor Platel. Il est indien, et fils du directeur d'un zoo. Un jour son père décide de quitter l'Inde et embarque sur un cargo avec toute la famille et quelques animaux du zoo qui vont comme eux au Canada. Mais le cargo fait naufrage et Pi se retrouve dans un canot de sauvetage avec un occupant inattendu...

    Oui, je sais, si vous avez déjà entendu parler de ce livre vous savez exactement quel est l'occupant en question, mais j'ai trouvé le passage où on le découvre si bien écrit que je n'ai pas envie de gâcher la surprise de ceux qui ne sauraient pas encore.

    D'ailleurs le livre entier est bien écrit. Il n'a pas un seul genre : Pi parle de tout, zoologie, religion, bref la vie l'univers et le reste. C'est un bouquin qui nous emmène très loin, et je n'ai pas été déçue du voyage...
publié dans : Livres
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Samedi 16 septembre 2006
    Note au sujet du titre : je voulais appeler la note précédente "Ma vie chez les sims", mais je me suis dit qu'on allait m'accuser de plagiat vu que c'était le titre de l'excellent blog des sims de Télérama (j'ai cherché le lien mais on dirait bien qu'il a disparu de la toile). Je ne peux pas appeler celle-ci "Les machines et moi", ça ferait redite, du coup c'est "Ma vie chez les machines".

    Les machines jouent un rôle très important dans l'entreprise en général et dans ma vie au travail en particulier. Je ne parle pas de machines-outils, même pas des ordinateurs : non, je parle des machines à café et des machines à barres de chocolat et chips.

    J'entretiens avec ces machines un rapport amour-haine assez compliqué. Quand elles marchent, la vie est belle : je leur donne une pièce, elles me donnent un café pas très bon ou un cappuccino noisette qui n'a de cappuccino que le nom mais qui est sucré et c'est tout ce qu'on lui demande, ou bien une barre de chocolat quelconque ou distinguée, et nos rapports sont aux beau fixe.

    Mais ça se gâte vite, et souvent.

    Il y a les pannes franches. La machine recrache la pièce et refuse toute collaboration. Déjà, c'est frustrant. Comment, je vous le demande, tenir le coup toute une journée de travail sans l'effet salvateur d'un peu de sucre et de caféine dans l'estomac ? Deux solutions : aller chercher une autre machine (au diable vauvert, d'où perte de temps, en plus l'autre machine peut être en panne elle aussi) ou se contenter de râler et d'attendre la fin de la journée.

    Mais le pire, ce sont les pannes pas franches.

    Les machines qui refusent de vous rendre la monnaie alors que vous avez mis 2 euros pour payer 40 centimes (voleuuuuuse !). Celles dans lesquelles la barre de chocolat tant convoitée reste coincée (saloperiiiiiie !). Celles qui crachent bien le café désiré, mais pas de gobelet (aaaaaaargh !). Celles qui vous refilent un paquet de chips (A6) alors que c'est bien une barre de chocolat (E6) qu'on avait demandé (pas les chiiiiiips!). Ce n'est là qu'un échantillon de toutes les pannes créatives dont les machines sont capables, et qui pour la plupart nous font perdre du fric.

    J'ai compté, les machines sont en panne, franche ou pas, au minimum 30% du temps.

    La semaine dernière, ultime outrage : les machines ont augmenté leurs prix. Tout ce qui était à 80 centimes passe à 1 euro, tout ce qui était à 1 euro passe à 1 euro 20... Du vol pur et simple. Déjà avant c'était cher pour ce que c'était, mais là c'en est trop, payer tant pour un service aussi minable !

    Aussi, chers camarades, j'ai pris une décision qui va peser lourd dans mon avenir et dans celui de l'Humanité.

    Je ne me servirai plus de ces saletés.

    Mon rêve, c'est qu'on les remplace par un être humain. A qui on puisse parler. Avec qui on puisse négocier en cas d'erreur sur le rendu de monnaie. Et qui aurait un boulot à plein temps juste avec nous, ce qui n'est pas le cas du réparateur de machines.

    La réalité étant ce qu'elle est, je me contenterai de ramener mon thermos et des barres de chocolat achetées au supermarché.

    A bas les machines ! Les humains vaincront !
publié dans : Les belles histoires de Tante Anna
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Jeudi 14 septembre 2006
    J'avais prévu d'être intellectuelle et de vous parler d'un livre exceptionnel, Le Parfum, mais Pierre Assouline m'a grillée... Du coup je fais dans le léger. Quand même, c'est un bouquin formidable et je vous le recommande !

    Or donc, une fois n'est pas coutume, c'est d'un jeu vidéo dont je vais vous parler aujourd'hui : Les sims. Pour les rares qui n'en auraient jamais entendu parler, je résume le principe du jeu : on crée des personnages qu'on fait vivre dans une maison qu'on peut construire soi-même ou prendre toute faite. Pour payer la maison, son équipement, la nourriture, les sims doivent travailler et apprendre de nouvelles compétences pour grimper les échelons et gagner plus... Ils ont des besoins (nourriture, sommeil, loisirs...) et, depuis le passage des sims 1 aux sims 2, des envies, déterminées par un choix d'aspiration lors de la création du personnage. Par exemple, les sims ayant l'aspiration famille voudront passer du temps avec leur famille, se marier, avoir des enfants, ceux qui veulent la richesse voudront gagner de l'argent ou acheter des objets coûteux... Et attention à la déprime si on ne satisfait pas assez ces désirs !

    Je schématise, hein. Le passage des sims 1 aux sims 2 a changé beaucoup plus de choses, mais on ne va pas y passer la nuit. Pour ceux que ça intéresse...

    Présenté comme ça, c'est con, comme jeu. Essayer de décrocher une augmentation pour payer des travaux ou un nouveau frigo, c'est déjà ce que je fais dans la vraie vie, je ne vais pas me faire ch... à reproduire ça dans un jeu vidéo, si ?

    Si.

    Ce jeu est un des plus addictifs que je connaisse (avec Morrowind et Oblivion, dans un tout autre genre). Déjà, on s'y attache, à nos sims. Ils naissent, grandissent, leurs parents leur apprennent à marcher, à parler, ils grandissent encore et vont à l'école, au lycée. On les voit se marier, avoir eux-mêmes des enfants, puis vieillir et mourir, mais entre temps on s'est attaché aux enfants, et ainsi de suite. Comme ils sont à peine plus intelligents que des lemmings, ils ont besoin de nous. Sans compter qu'il y a quelque chose de vraiment jouissif à aménager les maisons ou à faire essayer de nouveaux vêtements, comme nos poupées quand on était gosses.

    Depuis la sortie du jeu "principal", Les sims 2, EA games a sorti des extensions qui ajoutent de nouvelles possibilités au jeu. Mes sims peuvent maintenant aller à l'université, s'éclater en ville et un certain nombre d'entre eux possèdent leur propre commerce (pas très rentables, je n'ai pas encore bien pris le truc). Une vraie manne financière pour EA, bien sûr, mais je dois admettre que jusqu'ici les extensions sont bien pensées et rajoutent vraiment de l'intérêt au jeu.

    Le jeu est aussi équipé d'un outil pour créer soi-même des vêtements, lunettes ou maquillages pour les sims. Une fois qu'on a compris le principe c'est assez facile à utiliser (au moins pour les fonctions de base) mais surtout ça veut dire que beaucoup de gens s'y sont mis et qu'on peut télécharger ce type de contenu gratuitement sur beaucoup de sites Internet. Mon préféré : Parsimonious. Une de leurs créatrices a même été engagée dans l'équipe des créateurs du jeu.

    Une nouvelle extension va sortir en octobre. Les sims pourront avoir des animaux. J'ai déjà vu des vidéos, et je sens que je vais craquer. Les mouvements des animaux sont très bien étudiés et ils sont trop mignons !

    Il faut voir le bon côté des choses : une addiction chasse l'autre, pendant que je joue aux sims je ne mange pas de beurre de cacahuète...
publié dans : Jeux vidéo
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Mercredi 13 septembre 2006
    Cette fois on ne parle pas du blog mais de la blogueuse... J'ai essayé de publier une note par jour mais franchement, là, je ne tiens pas le rythme. On risque l'explosion de blogueuse à court terme ! Je vais donc changer de tempo, passer d'un presto à un moderato qui ira mieux avec le reste de ma vie... Du coup j'active la fonction newsletter et j'en enverrai une à chaque nouvelle parution.
publié dans : Cuisine interne
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Mardi 12 septembre 2006
    Je vous aurais bien parlé de La Mort vous va si bien, mais je me suis dit que j'allais plomber l'ambiance et que ce n'était pas le moment - alors je vais vous parler d'un film léger, Bandidas.

    Mais comme j'ai l'esprit de contradiction, ce petit film d'aventure qui ne casse pas trois pattes à un canard m'a amenée à me poser des questions sur les préjugés sexuels.

    Je m'explique.

    En gros, le film raconte l'histoire de deux filles, une paysanne et une gosse de riches, qui vont devenir amies et cambrioler des banques pour empêcher un méchant américain de dépouiller de pauvres mexicains. Jusque là, ça va. Dans l'affaire elles kidnappent un pauvre gars qui ne leur demande rien, mais qui va finir par s'attacher à elles.

    Une scène surtout m'a frappée. Il s'agit de celle où les deux filles ont attiré le gars en question dans un piège, l'ont baîllonné, et ligoté sur un lit. Puis elles se mettent à se disputer sur je ne sais plus quel sujet et elles finissent par embrasser le pauvre garçon, de plus en plus fort et avec la langue. Au début, je suis comme tout le monde, ça m'a plutôt fait rire, c'était présenté comme une grosse comédie. Et puis une drôle d'idée m'est passée par la tête : et si on inversait les rôles, et que deux gars ligotent une fille sur un lit et l'embrassent comme ça ? Deux personnages présentés à part ça sous un jour très positif et leur acte comme une blague sans conséquence ? Je crois que ça ne serait pas passé aussi facilement, en tout cas en Amérique : je vois ça d'ici, tollé des associations féministes, tout le monde s'emballe et on retire la scène offensante sous peine de se retrouver interdit aux mineurs (là c'est parental guidance pour les moins de 13 ans).

    Ça veut dire quoi au juste ? Pourquoi il n'y aurait que les filles qui auraient le droit de disposer de leur corps ?

    Promis, demain je trouve un sujet vraiment léger...
publié dans : Télévision, cinéma
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Lundi 11 septembre 2006
    Oui, je sais, c'est un drôle de sujet à aborder sur Internet... Pourtant c'est bien de pudeur dont je veux vous parler aujourd'hui.

    Pas en l'air, cela dit. Avec support. Mercredi dernier (eh oui, je les prépare à l'avance mes sujets et celui-là avait besoin de mûrir un peu) j'ai allumé ma télévision aux heures du midi, pour voir un peu cette émission de Delarue dont on me causait sur le blog télé Télérama. J'ai oublié le titre, mais c'est un genre de "C'est mon choix". J'ai tenu le coup vaillamment dix minutes devant une gamine (enfin, 17 ou 18 ans, mais vraiment un air de gamine) qui expliquait joyeusement qu'elle vivait avec son petit ami chez sa mère (pardon ? ) et qui a commencé à donner des détails assez personnels sur sa relation amoureuse (le petit ami était là, et il avait l'air franchement embarrassé). Bien sûr Delarue en rajoutait en lui posant des questions incroyables (du style : mais alors c'est toi qui a décidé que c'était le moment de coucher avec lui ? Est-ce que c'était parce que tu avais peur qu'il te quitte si tu ne le faisais pas ? ) mais elle répondait, avec les détails, sans montrer de gêne.

    Là, quand même, je n'en reviens pas.

    Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne les détails de ma vie amoureuse et sexuelle restent entre moi et ma moitié. Je veux bien qu'on ait envie de les partager avec son meilleur ami par exemple, mais de là à en parler à la télévision en répondant aux questions d'un parfait inconnu, il y a de la marge, non ? Que la télévision suscite une certaine fascination et qu'on soit prêt à pas mal de choses pour y passer, je comprends (enfin non, je ne comprends pas, mais je sais que ça existe). Mais il devrait quand même avoir des limites à ne pas dépasser...

    Plus j'y réfléchis, plus je me dis que la pudeur est un mot démodé, dévalué. On dit "jouer les mères la pudeur", non ? Pourtant, je pense qu'on se rend compte de toute la valeur de la pudeur quand on lui associe son corollaire indispensable, l'intimité.

    Eh oui. L'intimité, ce petit espace entre deux personnes qui n'appartient qu'à elles, n'existe que si la pudeur existe. Qu'est-ce qui reste de personnel entre deux amis, deux amants, si tout le monde connait les moindres détails de leur relation ? Qu'est-ce qui reste à offrir en confidence à un ami, si tout le monde sait tout sur vous ?

    Il y a des gens qui disent être ouverts avec tout le monde, répondre à toutes les questions, et ils ont l'impression comme ça d'être intimes avec tout le monde, mais à force de l'être avec tout le monde on ne l'est plus avec personne. Aux chiottes la transparence ! Si quelque chose n'a pas d'impact sur moi, je n'ai aucun besoin de le savoir. Tous mes amis le savent. J'apprécie d'autant plus le fait qu'un ami me fasse confiance en me disant,comme ça, gratuitement et à moi seule, quelque chose de lui, sans se sentir forcé de le faire.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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