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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Vendredi 18 mai 2007
    Attention attention, ce billet est déconseillé aux hommes. Je répète : ce billet est déconseillé aux hommes. En effet, j'ai la ferme intention de parler de quelque chose qui ne vous regarde pas du tout, et qui n'est ni du maquillage, ni des fringues : ça concerne le débarquement du Ketchup Monster (© Angel) Vous êtes prévenus. Si vous souhaitez continuer, surlignez ce qui suit avec votre souris.

    Ça y est, on est entre nous ? J'espère. L'idée de vous parler de ce genre de détails ne me réjouit pas particulièrement, mais contrairement à d'autres initiatives écologiques (aliments ou produits de beauté bio, lessives peu polluantes...), la mooncup bénéficie de peu de publicité en dehors du bouche à oreille. J'imagine que certaines d'entre vous savent de quoi je parle : en français, on appelle ça une coupe menstruelle, mais l'expression est tellement moche que je préfère en rester à mooncup. C'est tout bêtement une petite coupe en silicone qui s'utilise pendant les règles, pour recueillir le sang. Au départ, j'ai décidé d'essayer en me disant que même si c'était plus chiant que tampons ou serviettes, c'était quand même plus écologique (ça évite les déchets), et aussi plus économique (une coupe coûte environ 30 €, frais de port compris, et peut servir dix ans : le budget protections hygiéniques classiques pendant dix ans, c'est beaucoup plus).

    A ma grande surprise, je trouve ça beaucoup plus pratique que les alternatives. Il faut prendre le coup de main pour la mettre et la retirer, mais ce n'est pas plus compliqué qu'un tampon, je trouve ça vraiment moins "sale" que les tampons ou les serviettes, et on ne la sent pas du tout pendant la journée. Il suffit de la vider et de la passer à l'eau et au savon pour la nettoyer quand c'est nécessaire (pendant la journée il suffit de la passer sous l'eau, en gardant une bouteille sur soi c'est très faisable au bureau), et de la mettre cinq minutes dans de l'eau bouillante pour la nettoyer à fond quand on a fini de s'en servir. Le bonus, pour celles d'entre nous qui sont sensibles aux infections à cet endroit-là, c'est que contrairement aux tampons, ça n'absorbe pas, donc ça ne favorise pas ce genre de problème, tout en étant aussi discret. Je suis très heureuse d'avoir trouvé un moyen pratique et confortable de faire la nique aux abominables vendeurs de trucs à absorber le liquide bleu des pubs. J'ai acheté la mienne sur ce site, mais on en trouve sur beaucoup de sites orientés "nature", sous le nom de mooncup (marque anglaise) ou divacup (marque américaine).
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Jeudi 17 mai 2007

    Petit mot très bref pour vous faire part de mes réflexions sur les films adaptés des romans Harry Potter. J'ai revu les trois premiers ces dernières semaines, et quelque chose m'a frappé. Pour moi, le troisième (Le prisonnier d'Azkaban) est le meilleur des trois. C'est pourtant aussi, du moins il me semble, celui qui comporte le plus de scènes et d'éléments qui ne sont pas dans le livre. La tête en réduction devant le bus, celles à l'entrée du pub à Hogsmeade, la chorale qui chante les sorcières de Macbeth, la scène du cauchemar de Ron... J'en oublie sûrement beaucoup. L'histoire telle qu'on la voit dans ce film a été complètement remaniée, pourtant c'est le film qui me donne le sentiment d'être le plus proche des livres. Je crois que c'est parce que le scénariste, ou peut-être le réalisateur, a eu l'intelligence de se rendre compte qu'on ne peut pas adapter scène par scène un livre en film, et qu'il a choisi de s'éloigner de la lettre pour mieux se rapprocher de l'esprit. Pari gagné.

publié dans : Télévision, cinéma
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Mardi 15 mai 2007

    Je peux répondre à deux ou trois requêtes google, alors pourquoi se priver !

    Kaamelott Méagan : il s'agit sans doute de Méléagant. Dans la légende d'origine c'était le gars qui enlevait Guenièvre, du coup Lancelot courait à sa rescousse et c'est comme ça que ça commençait vraiment entre eux deux. Dans Kaamelott, c'est le nom du chevalier noir qui a dit à Lancelot d'aller vivre en ermite un bout de temps.

    Oh Boy Marie-Aude Murail pourquoi elle a choisi ce titre : il faudrait lui demander, mais c'est l'expression favorite d'un des héros du livre, quand il se sent dépassé - et c'est souvent - il dit "Oh, Boy ! "

   Livre écrit par un seul auteur : il y en a un certain nombre, va falloir être plus précis...

    Paroles chanson Stephan Eicher Confettis : elles sont sur son site.

    Et enfin, personne ne me pose la question mais je réponds quand même : depuis le passage d'overblog en version 2, certains se plaignent que dans le formulaire de commentaire, taper sur la touche entrée fait automatiquement sauter une ligne. Si vous voulez éviter ça c'est tout con, maintenez shift appuyé quand vous tapez sur entrée.

    Edit le 16/05/2007 : la loi de Murphy fonctionnant à fond la caisse, ça a été modifié ce matin... Donc maintenant c'est avec shift pour le saut de ligne, et sans quand vous voulez juste aller à la ligne.

publié dans : Google et compagnie
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Lundi 14 mai 2007

    J'imagine que vous avez déjà entendu parler de ce bouquin. C'est le prix Goncourt 2006, et il a fait un fichu scandale à cause de son sujet : la seconde guerre mondiale, côté bourreaux. Je me suis bien gardée d'avoir un avis dessus avant de le lire, et il m'a fallu un peu de temps pour mettre la main dessus : on se l'arrachait à la médiathèque que je fréquente, et comme c'est un pavé (894 pages de récit, plus les annexes) les lecteurs qui l'empruntaient le gardaient un moment. J'ai fini par le trouver fin avril, et je me suis jetée dedans.
   
    En lisant le début, j'ai presque regretté de savoir d'avance de quoi ça allait parler : les 30 premières pages sont écrites de main de maître, le narrateur dévoile peu à peu qui il est, ce qu'il a fait et pourquoi il a décidé de l'écrire. C'est tout simplement magistral, j'ai pensé que j'étais partie pour une bonne lecture... J'en ai été pour mes frais. Ensuite commence le récit des horreurs, et je me suis embourbée un peu avant la centième page, presque au sens propre, dégoûtée par le sang et la boue ukrainienne. Je ne prenais plus aucun plaisir à lire. Certaine de ne pas vouloir le lire de bout en bout, j'ai feuilleté la suite, rien ne m'a décidée à reprendre ma lecture.
   
    Je ne nie pas le talent de Littell, loin de là : Les Bienveillantes n'a pas volé son prix Goncourt. Ce qui ne veut pas dire que c'est un roman qui peut être apprécié par tous : moi, en tout cas, je n'ai pas eu envie de le finir. Je serais curieuse de connaître l'avis d'autres lecteurs. Pour ceux qui seraient intéressés, il est paru chez Gallimard.

publié dans : Livres
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Vendredi 11 mai 2007

    Je vous ai déjà parlé d'un bouquin très connu de Michaël Ende, L'histoire sans fin. Aujourd'hui je vais évoquer un autre de ces romans, qui est moins connu et qui est pourtant, à mon sens, un vrai trésor. Il s'intitule Momo.
   
    Momo est une petite fille. Elle vit seule, personne ne sait d'où elle vient, mais elle a beaucoup d'amis, car Momo a une qualité irremplaçable : elle sait écouter. En lui parlant, simplement parce qu'elle écoute de tout son être, le plus malheureux découvre qu'il lui reste de la joie et de l'espoir, le plus banal dévoile une imagination insoupçonnée. Elle apporte du bonheur à tout le quartier. Mais petit à petit, les gens s'éloignent d'elle, passent moins de temps à lui parler. Ils ont reçu la visite des messieurs en gris, qui démontrent, avec des calculs savants, combien de temps ils passent à des choses "inutiles", et ils proposent à tous d'économiser ce temps. Finis les bavardages avec les clients pour le coiffeur, finies les visites aux amis, finis les jeux pour les enfants. Chacun est convaincu de faire ce qu'il faut faire, d'arrêter enfin de perdre son temps, et pourtant tous sont de plus en plus malheureux. Évidemment, les messieurs en gris sont des salauds, et Momo est, de leur point de vue, leur pire ennemie...
   
    Je ne vous en dis pas plus sur l'intrigue, c'est un livre enchanteur que vous prendrez sûrement plaisir à découvrir vous-mêmes. Au-delà d'une très belle histoire, ce roman a un vrai message à faire passer, un message que je trouve plus que jamais d'actualité. C'est assez dingue quand on pense qu'il a été écrit en 1974, il y a plus de trente ans. Le message, je pense que vous l'aurez compris sans avoir lu le livre en entier : il s'agit de voir le temps comme un ami, d'arrêter de courir en tout sens pour en gagner (ou de travailler plus pour gagner plus, si on va par là) et de profiter de celui dont on dispose. Parce que la vie est courte, et infiniment précieuse. Mais ce roman le dit bien mieux que moi. Longtemps il a été impossible à trouver, mais il a été réimprimé et est disponible au Livre de Poche. La couverture est excessivement moche, mais bon, vous pouvez la recouvrir, soyez créatifs.

publié dans : Livres
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Mercredi 9 mai 2007
    Si vous passiez à Reims, j'ai deux restos à vous conseiller : d'abord le pub James Joyce, où on sert des tartes flambées à tomber par terre, et une mousse au chocolat pas mauvaise du tout. Puis un petit resto très sympa, Les charmes. Le service y est agréable, les plats originaux et très réussis. Ni l'un ni l'autre ne m'a offert quoi que ce soit pour que je parle d'eux, promis.
publié dans : De choses et d'autres
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