Bienvenue !

Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
Pour me contacter, c'est ici.
Ce blog est optimisé pour Firefox.

 Creative Commons License

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 19 septembre 2006
    Parfois, j'aimerais que prendre du recul soit aussi simple que ça : respirer, s'envoler, se voir soi-même de très haut et se dire qu'au fond ses petits soucis ne sont pas si graves... Mais je ne suis pas encore équipée de cette fonction.

    Peut-être pour Anna 2.0 ?
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (19)    recommander
Lundi 11 septembre 2006
    Oui, je sais, c'est un drôle de sujet à aborder sur Internet... Pourtant c'est bien de pudeur dont je veux vous parler aujourd'hui.

    Pas en l'air, cela dit. Avec support. Mercredi dernier (eh oui, je les prépare à l'avance mes sujets et celui-là avait besoin de mûrir un peu) j'ai allumé ma télévision aux heures du midi, pour voir un peu cette émission de Delarue dont on me causait sur le blog télé Télérama. J'ai oublié le titre, mais c'est un genre de "C'est mon choix". J'ai tenu le coup vaillamment dix minutes devant une gamine (enfin, 17 ou 18 ans, mais vraiment un air de gamine) qui expliquait joyeusement qu'elle vivait avec son petit ami chez sa mère (pardon ? ) et qui a commencé à donner des détails assez personnels sur sa relation amoureuse (le petit ami était là, et il avait l'air franchement embarrassé). Bien sûr Delarue en rajoutait en lui posant des questions incroyables (du style : mais alors c'est toi qui a décidé que c'était le moment de coucher avec lui ? Est-ce que c'était parce que tu avais peur qu'il te quitte si tu ne le faisais pas ? ) mais elle répondait, avec les détails, sans montrer de gêne.

    Là, quand même, je n'en reviens pas.

    Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne les détails de ma vie amoureuse et sexuelle restent entre moi et ma moitié. Je veux bien qu'on ait envie de les partager avec son meilleur ami par exemple, mais de là à en parler à la télévision en répondant aux questions d'un parfait inconnu, il y a de la marge, non ? Que la télévision suscite une certaine fascination et qu'on soit prêt à pas mal de choses pour y passer, je comprends (enfin non, je ne comprends pas, mais je sais que ça existe). Mais il devrait quand même avoir des limites à ne pas dépasser...

    Plus j'y réfléchis, plus je me dis que la pudeur est un mot démodé, dévalué. On dit "jouer les mères la pudeur", non ? Pourtant, je pense qu'on se rend compte de toute la valeur de la pudeur quand on lui associe son corollaire indispensable, l'intimité.

    Eh oui. L'intimité, ce petit espace entre deux personnes qui n'appartient qu'à elles, n'existe que si la pudeur existe. Qu'est-ce qui reste de personnel entre deux amis, deux amants, si tout le monde connait les moindres détails de leur relation ? Qu'est-ce qui reste à offrir en confidence à un ami, si tout le monde sait tout sur vous ?

    Il y a des gens qui disent être ouverts avec tout le monde, répondre à toutes les questions, et ils ont l'impression comme ça d'être intimes avec tout le monde, mais à force de l'être avec tout le monde on ne l'est plus avec personne. Aux chiottes la transparence ! Si quelque chose n'a pas d'impact sur moi, je n'ai aucun besoin de le savoir. Tous mes amis le savent. J'apprécie d'autant plus le fait qu'un ami me fasse confiance en me disant,comme ça, gratuitement et à moi seule, quelque chose de lui, sans se sentir forcé de le faire.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (26)    recommander
Vendredi 1 septembre 2006
    Aujourd'hui je ne vais pas être originale. Je vais vous servir un couplet qu'on entend souvent, mais je crois qu'il est foncièrement nécessaire de le répéter de temps en temps.

    La vie, c'est risqué.

    Et oui, ça n'a l'air de rien comme ça et pourtant dès qu'on regarde un peu nos façons de vivre on se rend compte qu'on l'a oublié.

    Un accident ? Inacceptable ! Il faut trouver un coupable, un gars qui n'a pas bien fait son boulot, que ce soit le maire de la commune ou le responsable du Mac Do où vous vous êtes cassé la cheville !

    Un enfant nait malformé ? Là encore, inacceptable ! C'est forcément de la faute du médecin. Comment ça, ils ne sont pas tout-puissants ? Vous rigolez ? Ils doivent savoir, c'est leur fonction, point-barre ! Pareil si quelqu'un meurt. De plus en plus on ne veut pas croire que ça arrive, tout simplement, et que c'est la faute à pas de chance. Petite parenthèse, les médecins au début ça les fait chier mais ça leur donne surtout un pouvoir effrayant, allez donc vous persuader vous-mêmes que vous n'êtes pas un dieu si on vous dit que tout ce qui arrive sous votre regard est forcément de votre faute...

    On devient paranoïaque. On fait des procès à tout bout de champ. On fait des analyses de sang, des génogrammes de plus en plus poussés pour savoir si par hasard, qui sait, on n'aurait pas un truc qui pourrait nous faire mourir dans 40 ans.

    Pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'elle est notre vie, là, notre vie présente ? Bouffée par l'angoisse et la peur de l'avenir.

    Je ne suis pas en train de dire qu'il faut tout accepter, c'est une évidence. Mais de là à vouloir tout contrôler, tout analyser, tout savoir... C'est malsain. C'est dangereux. Pire, ça ne nous rend même pas heureux.

    Vous vous en seriez doutés, je suis un peu énervée, là. Ne vous en faites pas, je vais avoir le week-end loin de chez moi pour me calmer. On se retrouve lundi !

    Edit à 20:58 parce que j'avais perdu de vue l'essentiel :
    C'est ça qui fait qu'elle est belle, la vie. Elle est pleine d'imprévus, parfois on en jouit, parfois on en souffre, mais la vie vaut la peine d'être vécue comme ça, comme une surprise.
    Lisez au moins le commentaire d'Arbobo, il vaut 10 fois ce post. :-)
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
Jeudi 31 août 2006
    Je n'ai pas énormément écouté la radio cet été. Quand je l'ai écoutée ça a souvent été France Inter, comme le reste de l'année. J'ai bien aimé l'émission "Tout s'explique" le matin, façon sympathique d'expliquer des concepts difficiles. "Duo des ils et des elles" a été assez inégale. Mais s'il y a une émission que je n'ai vraiment, mais vraiment pas aimée, c'est celle de Nicolas Stoufflet le midi. Le concept est tout simple : on pose une question, de préférence un peu provocatrice, et on prend deux invités qui ont des points de vue diamétralement opposés. Autant dire que je n'appelle pas ça un débat : la plupart du temps ça se résume à deux points de vue énoncés moult fois de moult manières différentes. Pas d'écoute, pas de débat ! Ce midi c'était caricatural, deux instits (vu l'âge je pense que l'une devait être professeur des écoles) qui s'empoignaient au sujet des méthodes d'apprentissage de la lecture (syllabique versus globale, vous auriez deviné). Une d'entre elle poussait de profonds soupirs ou riait carrément à chaque fois que l'autre prenait la parole. Assez énervant comme attitude...

    J'ai participé à de nombreux débats sur des forums Internet divers et variés, la plupart du temps anglophones. Si j'en ai retenu quelque chose, c'est ceci : il ne sortira rien d'un débat si on reste campé sur ses positions et convaincu que le ou les gars d'en face ne sont que des crétins. La seule façon de faire avancer le débat est de partir du principe que la personne qui a un autre avis a peut-être bien une bonne raison d'avoir cet avis. A partir de là on l'écoute vraiment, on l'écoute sans préjugés, et on a une chance d'apprendre quelque chose. Le but, bien sûr, n'est pas de repartir tous d'accord ; ça a du bon, la diversité ! Mais je crois qu'on ne peut vraiment s'enrichir d'un débat qu'en respectant l'autre.

    Du coup, ça marche beaucoup mieux quand on débat avec des gens qu'on connaît déjà, qu'on aime bien et qu'on respecte.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Mercredi 30 août 2006
    L'autre jour j'ai trouvé sur un blog (plus moyen de remettre la souris sur le lien, désolée, si l'auteur se reconnaît qu'il se dénonce et je rectifierai ça) un post qui demandait quelles étaient les trois choses qu'on faisait le mieux. J'ai répondu, sans ordre particulier : le hachis parmentier, lire à haute voix et écouter.

    J'ai envie d'expliquer un peu plus.

    -> Le hachis parmentier. J'ai toujours adoré le hachis parmentier de ma mère, et elle le faisait avec une recette. Désolée, je sais que normalement le hachis c'est un truc qu'on fait avec des restes mais pas nous, c'est comme ça. Depuis sa mort je me fais des hachis toute seule et j'ai changé la recette plusieurs fois. Moins d'oignons, parce que ça se digère mal. Des lardons au lieu de bacon, parce que c'est plus tendre. De la viande de boeuf un peu moins grasse. Et puis j'ai remplacé le lait dans la purée par un oeuf. Pourtant, dans ma tête c'est toujours le hachis de ma mère...

    -> Lire à haute voix. Vous l'aurez deviné, je suis une grande intoxiquée de lecture. Accro, quoi. Mais ce qu'il y a de mieux dans le plaisir c'est de le partager ! Alors je lis à haute voix, beaucoup, souvent. Quand j'étais gamine à mes parents, d'abord des livres pour enfant puis des chroniques toutes droit sorties de Télérama (si, si, je vous jure). Puis des extraits des livres que j'étais en train de lire quand ils s'y prêtaient. Je m'appliquais, je mettais le ton, quand il y avait des personnages je changeais de voix. C'est toujours quelque chose que j'adore faire, j'ai d'ailleurs fait partie d'un club de lecture à haute voix sur Internet (on s'enregistrait et on s'échangeait les fichiers mp3) mais le club a fermé ses portes.

    -> Écouter. Je ne sais pas si c'est une bénédiction ou une malédiction, mais c'est un fait, quand les gens ont besoin de parler c'est souvent vers moi qu'ils se tournent. Même des gens pas spécialement proches. J'écoute. Je fais ce que je peux. Je crois que parfois ce n'est déjà pas si mal, d'écouter. Se taire et être là.

    Et vous, quelles sont les trois choses que vous faîtes le mieux ?

(EDIT : grâce à Tippie je peux vous donner le lien !)
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (25)    recommander
Mardi 29 août 2006
    J'aimerais bien un jour qu'on m'explique comment ça se fait que certains airs restent dans la tête plus facilement que d'autres. Démonstration. Un copain nous a prêté les DVDs du livre II de Kaamelot. Du coup on en regarde quelques épisodes tous les soirs. Il y a quelques jours on est tombés sur celui où le père Blaise tape une crise de nerfs à cause des tierces : selon lui on ne devrait utiliser que les quintes et les quartes (on parle d'harmonie en musique là). L'épisode se finit sur un arrangement à trois voix de cette fichue chanson, là, "sur un o, à la volette, sur un o, à la volette sur un oranger". Dès qu'ils ont fini le personnage d'Arthur dit : elle est bien cette chanson, mais elle reste. Et nom d'un chien, c'est vrai ! Je la fredonne depuis trois jours alors que je ne connais même pas toutes les paroles ! C'est pareil pour beaucoup d'autres chansons, mais j'ai l'impression que c'est souvent les mêmes qui restent, d'une personne à l'autre. Ces crétins de publicitaires l'ont bien compris, leurs djingles à la schtroumph font souvent partie du lot. Alors quoi ?

    Sujet qui a l'air banal mais qui déchaîne pourtant les fureurs ces temps-ci : la météo. Je suis peut-être un alien, mais moi, j'aime bien la pluie. J'aime aussi assez les orages. Quoi de plus doux que de marcher sous la pluie un moment puis rentrer se sécher chez soi avec une bonne boisson chaude ? Quel bruit (à part la voix de son compagnon) est plus agréable que celui de la pluie sur un Velux ? Par contre, quoi de plus pénible que de crever de chaud sous un soleil de plomb ? Bref, je me sens franchement bien en ce moment et je ne regrette pas, mais alors pas du tout le temps qu'on avait au début de l'été.

    Je vis dans un quartier assez sympa où les voisins se disent bonjour quand ils se croisent et où on peut même parfois entamer la conversation à la boulangerie. Jusqu'ici, je peux vous dire que mon opinion sur la météo est franchement minoritaire... Je crois même être la seule à me réjouir ouvertement du temps en ce moment. Je soupçonne certains de jouer les hypocrites pour ne pas fâcher la boulangère (c'est un coup à se retrouver avec une baguette toute molle alors qu'on l'avait demandée bien cuite !) mais quand même, la plupart des gens ont l'air sincères quand ils maudissent "ce sale temps" et qu'ils se demandent où est passé le soleil.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (22)    recommander
Blog : Religions sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus