Bienvenue !

Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
Pour me contacter, c'est ici.
Ce blog est optimisé pour Firefox.

 Creative Commons License

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Lundi 16 avril 2007
    Hervé Le Tellier, je connais ce qu'il fait depuis des années au travers de l'émission de radio Des papous dans la tête, et j'adore. Je sais aussi depuis longtemps qu'il écrit des romans, mais jusqu'à la semaine dernière je n'avais jamais osé en emprunter un à la médiathèque,  trop peur d'être déçue. Mais l'un d'entre eux m'a fait signe la semaine dernière, j'avais franchement faim, sur la couverture il y avait une photo de farfalles, j'en ai eu envie.
   
    Le roman s'appelle Le voleur de nostalgie, et il est écrit sous forme épistolaire : on alterne les lettres et des extraits du carnet personnel du personnage principal. Celui-ci écrit des recettes de pâtes dans un journal français, et pour rendre la chose plus amusante il raconte une histoire en même temps qu'il donne la recette. Il a pris un pseudonyme à consonance italienne, puisqu'il parlait de pâtes : Giovanni d'Arezzo. Quelques jours après la publication de sa première recette, il reçoit une lettre d'un inconnu qui dit porter comme nom réel son pseudonyme, mais qui ne lui donne pas d'adresse pour la réponse. Il cherche alors tous les Giovanni d'Arezzo d'Italie pour répondre, et reçoit plusieurs lettres, auxquelles il va répondre à son tour. Mais certains de ces Giovanni semblent cacher des choses, et le personnage principal lui-même n'est pas tout blanc.
   
    Le voleur de nostalgie m'a fait passer un très bon moment. L'histoire est prenante, et chaque recette livre un petit bout de nostalgie, un souvenir qui ressemble à un vrai, en plus de donner envie de l'essayer. La bonne nouvelle, c'est qu'Hervé Le Tellier a écrit plein d'autres romans, j'en essaye d'autres et je vous dis si j'ai aimé... Celui-là est paru au Castor Astral.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 11 avril 2007
    J'ai rencontré ce livre par hasard. Mes visites à la médiathèque ne sont pas très organisées : je commence parfois par chercher un livre ou un auteur précis, mais le plus souvent je furète dans les rayons, je regarde les tranches des livres, j'en attrape certains, les repose. Je ne sais pas si c'est une technique recommandable, mais je lui dois quelques découvertes. Il y a deux semaines, j'étais dans le rayon des D quand un roman m'a fait un clin d'oeil : son titre était aussi celui d'une chanson de Thomas Fersen. Je l'ai emprunté sans en savoir plus et dévoré en deux jours.

    L'histoire n'est pas évidente à raconter. C'est, en gros, l'histoire de trois femmes et d'une oie. Il y a Joanne, coiffeuse à Saint-Pierre et Miquelon, Joanne dont la vie toute grise s'illumine deux fois par an par l'arrivée de son amant, représentant en produits de coiffure. Il y a sa mère, qui perd un peu la tête et vole des petites cuillères dans les cafés. Enfin, il y a Manon, qui arrive dans l'île avec l'oie, Louise. Manon est une drôle de fille, qui a pris Louise avec elle parce que son aile était cassée. Toute la vie de Joanne tournait autour de son amant, de la vie qu'elle imaginait pour eux deux quand il se déciderait à divorcer de sa femme et à l'emmener loin. L'arrivée de Manon bouleverse tout, tous ses repères. La mère de Joanne adopte vite cette fille un peu dingue, mais Joanne est rétive, Manon l'attire et lui fait peur.

    Voilà, c'est leur histoire à toutes les quatre, et c'est une belle histoire de rencontre. Je crois que j'essayerai d'emprunter d'autres livres de cet auteur, je vous dis quoi si c'est bien. En attendant, Louise est disponible en points.

    Dans les commentaires : un roman que Majorette a aimé, Les enfants de l'île du Levant, et sa recette de gâteau à l'orange.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Lundi 2 avril 2007
    Malorie Blackman a écrit une trilogie formidable, Entre chiens et loups, dans laquelle on suit trois générations de personnages, en se centrant surtout sur la deuxième. Ces personnages vivent dans un pays où les noirs sont privilégiés et les blancs traités comme des moins que rien. On appelle les noirs les Primas, et les blancs les Nihils. Perséphone, surnommée Séphy, est une Prima, Callum un Nihil. La mère de l'une avait engagée celle de l'autre comme femme de ménage, ils se sont connus comme ça. Sont devenus amis même si tout les sépare... Les choses commencent à bouger dans leur société. Des mouvements Nihils violents revendiquent plus de droits, le gouvernement Prima répond par encore plus de répression. Comment rester ensemble dans ces conditions ? Les points de vue se succèdent au fil des livres, j'aime assez ça. Je pourrais vous en dire plus sur l'histoire, mais je n'ai pas envie de déflorer une intrigue qui vaut vraiment le coup.

    Je suis ressortie (c'était une vraie plongée) du premier tome assez ambivalente. Le texte est parfois très dur, je n'étais pas sûre d'aimer. Cela dit, si ça m'a un peu choquée, c'est bien parce que les personnages sont suffisamment fouillés pour qu'on s'y attache, et qu'on veuille qu'il ne leur arrive aucun mal. J'ai fini par emprunter le deuxième tome à la bibliothèque pour voir, m'attendant à avoir, peut-être, envie de décrocher si l'auteur en faisait encore plus. Je l'ai commencé un peu à reculons, continué avec plaisir, et j'ai enchaîné sur le troisième tome. J'ai bien écrasé quelques larmes, mais je ne regrette pas d'avoir continué, ça en valait la peine. Les nuances sont là, il n'y a ni diabolisation ni angélisme, les personnages sont ce qu'ils sont, profondément humains dans leur ambiguïté.

    Cette trilogie (Entre chiens et loups, La couleur de la haine et Le choix d'aimer) est parue chez Milan, collection Macadam. Si ce texte est très fort, il est aussi parfois cru et violent : collection jeunesse ne veut pas dire qu'on peut le mettre entre toutes les mains.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mardi 27 mars 2007
    Le monde vient de s'écrouler.

    Vous savez, ce roman, Des cornichons au chocolat. Ce journal intime d'une ado de 14 ans, un peu écorchée mais pas trop, avec Garfunkel son chat et ses parents qui divorcent. Ce bouquin qui était sensé être le vrai journal d'une vraie adolescente, un peu remanié après coup. Ce bouquin que j'ai lu et relu, comme beaucoup d'adolescentes de ma génération.

    En fait, c'est Philippe Labro qui l'a écrit. Monsieur RTL, lui-même. Si, si, je viens de l'entendre à la radio, ils font une réédition spéciale pour annoncer la nouvelle.

    Je suis juste trop abasourdie pour en dire quoi que ce soit.

    Edit le 30/03/2007 pour les gens qui ne lisent pas les commentaires : pour finir je peux voir ça de deux façons. Déception que le "papa" de Stéphanie soit quelqu'un que je n'aime pas beaucoup, ou chance de redécouvrir quelqu'un que j'ai peut-être jugé un peu vite. Résultat : la prochaine fois que je passe à la bibli, direction le rayon des L.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (15)    recommander
Mercredi 7 mars 2007
    Il y a des jours où j'aimerais vraiment savoir comment ça se passe, dans les maisons d'édition. Je vous parlais lundi de L'Histoire sans fin, de Michaël Ende. C'est un très bon livre, mais ce n'est pas celui dont j'avais prévu de vous parler au départ. Non, ce qui était prévu, c'était Le bois Duncton, de William Horwood. Un roman formidable, une épopée extraordinaire. Seulement voilà, il n'est plus édité, on ne peut plus le trouver que dans quelques médiathèques, de moins en moins au fur et à mesure que les exemplaires se dégradent. Je n'allais pas vous donner envie de lire un livre probablement inaccessible...
   
    J'aimerais aussi savoir pourquoi on décide de traduire un roman ou pas. J'ai la chance de pouvoir lire en anglais, et j'ai lu énormément de bouquins que j'ai aimés, qui trouveraient sûrement leur public en France, et qui sont mieux que pas mal de daubes qui sont pourtant traduites - mais qui ne sont pas disponibles en France. Je pense par exemple à la suite de Les héros meurent aussi, Blade of Tyshalle, qui est encore mieux que le premier. Je pense aussi à Making History, de Stephen Fry, que je viens de finir et qui vaut la peine, bien plus à mon sens que L'Hippopotame, du même auteur, qui est pourtant traduit, lui. Des exemples comme ça, j'en ai plein en tête, l'énumération serait assez ennuyeuse. Je voudrais vraiment savoir comment ils font, les éditeurs. Est-ce qu'ils lisent les romans en langue originale eux-mêmes, ou peut-être qu'ils emploient des gens pour ça ? Et si oui, comment on fait pour se faire engager ?
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (18)    recommander
Lundi 5 mars 2007
    Je suis sûre que le titre de ce bouquin vous dit quelque chose, et pour cause : il a été adapté en films et en dessins animés. Le premier film est assez proche du livre, le reste est nettement différent - alors oubliez tout ça pendant que je vous parle de ce roman.
   
    Bastien est un petit garçon gros et malheureux, qui ne trouve son bonheur que dans les livres. Un jour, il entre dans une librairie et se sent attiré par un livre, qu'il vole sur une impulsion. Il va se cacher dans un grenier et commence à lire une histoire qui se déroule au Pays Fantastique. La Petite Impératrice, qui règne sans régner sur ce pays, est très malade, et le Pays lui-même est en train de se détruire - un peu partout apparaissent des bouts de néant. Quand on les regarde, c'est comme si on était aveugle. La Petite Impératrice demande à un garçon, Atreju, de partir en quête pour trouver le remède à son mal. Bastien lit, lit, et se rend compte petit à petit que les deux univers - le sien et le Pays Fantastique - sont plus liés qu'il ne le croyait au premier abord...
   
    J'aime beaucoup ce roman. Même si au départ il s'adresse plutôt à un public jeune - le héros a environ 12 ans - il ne prend pas ses lecteurs pour des idiots. L'histoire est assez complexe, et a plusieurs niveaux de lecture. On peut la lire comme ça vient ou décrypter ce que l'auteur veut nous dire de l'imagination et de l'initiation.... Dans les deux cas on prend beaucoup de plaisir à sa lecture. J'ajoute encore que chaque chapitre commence par une lettrine, la première lettre du premier mot qui illustre ce qui se passera dans le chapitre. D'ailleurs c'est amusant, comme le roman a été écrit en allemand, on se rend compte que le traducteur a parfois dû se creuser les méninges pour garder la même lettre de départ.
   
    L'Histoire sans fin est disponible en livre de poche.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
blog jeux et consoles sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus