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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Lundi 4 septembre 2006
    J'ai envie de vous parler d'un auteur que j'aime : Henry Bauchau, plus particulièrement Oedipe sur la route et Antigone. Vous allez me dire, on connait l'histoire : Oedipe c'est le gars du complexe, il a tué son père et épousé sa mère, et Antigone est une de leurs filles. Je confirme. Mais il y a tellement plus que ça dans ces livres... Le premier, Oedipe sur la route, commence après qu'Oedipe ait découvert la vérité. Jocaste, sa mère et sa femme, s'est suicidée. Lui s'est crevé les yeux. Il part sur la route avec sa fille Antigone et il cherche son chemin dans l'errance. Ces personnages qu'on a l'impression de connaître à travers leur mythe deviennent à la fois étrangers à ces mythes et présents à eux-mêmes, plein de vie, de bonheur et de souffrance, et on suit Oedipe et Antigone dans leur chemin, on marche avec eux vers l'illumination.

    Ces deux livres sont parus en collection Babel et J'ai lu : la première est un peu plus chère mais aussi plus jolie.
publié dans : Livres
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Lundi 4 septembre 2006
    Hier soir, au retour d'un week-end mouvementé, j'ai pu renouer avec un de mes plaisirs du dimanche : la soirée Gilmore girls sur Gulli (TNT). Je reconnais peu de bénéfices à la TNT, mais cette fameuse soirée en fait partie. Gilmore girls est une série sur une mère qui a la trentaine et sa fille qui a la quinzaine. Elle l'a donc eue assez jeune (faites le compte...) et l'élève seule. La mère est plutôt fantaisiste et la fille plutôt sérieuse. Ne vous attendez pas à une série mouvementée ou vraiment enlevée comme Alias ou Desperate Housewives : c'est tranquille, pépère, vous n'allez pas passer la semaine à attendre la suite, mais pour le dimanche soir c'est par-fait. Si, si. On est fatigués par le week-end (qui a dit qu'il devait servir à se reposer ? ), on n'a pas forcément envie de retourner au boulot le lundi matin, mais voilà, il nous reste la soirée et elle sera tranquille. Je crois l'avoir déjà dit sur le blog télé Télérama : Gilmore girls, c'est pour moi comme une vieille paire de pantoufles hyper confortables. On se sent tellement bien dedans qu'on s'en fout un peu si elles sont avachies et si les couleurs sont délavées.

    Et donc, sans transition, la question du jour : c'est quoi pour vous le comble du confort ? (pas d'histoire drôle, désolée...) Pour moi je crois que c'est, assis par terre ou sur un canapé, une infusion dans la main, avec des amis, pour partager des bavardages, échanges parfois  riches de sens et parfois un peu futiles, comme pour se dire simplement qu'on est là et qu'on est bien ensemble.
publié dans : De choses et d'autres
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Vendredi 1 septembre 2006
    Aujourd'hui je ne vais pas être originale. Je vais vous servir un couplet qu'on entend souvent, mais je crois qu'il est foncièrement nécessaire de le répéter de temps en temps.

    La vie, c'est risqué.

    Et oui, ça n'a l'air de rien comme ça et pourtant dès qu'on regarde un peu nos façons de vivre on se rend compte qu'on l'a oublié.

    Un accident ? Inacceptable ! Il faut trouver un coupable, un gars qui n'a pas bien fait son boulot, que ce soit le maire de la commune ou le responsable du Mac Do où vous vous êtes cassé la cheville !

    Un enfant nait malformé ? Là encore, inacceptable ! C'est forcément de la faute du médecin. Comment ça, ils ne sont pas tout-puissants ? Vous rigolez ? Ils doivent savoir, c'est leur fonction, point-barre ! Pareil si quelqu'un meurt. De plus en plus on ne veut pas croire que ça arrive, tout simplement, et que c'est la faute à pas de chance. Petite parenthèse, les médecins au début ça les fait chier mais ça leur donne surtout un pouvoir effrayant, allez donc vous persuader vous-mêmes que vous n'êtes pas un dieu si on vous dit que tout ce qui arrive sous votre regard est forcément de votre faute...

    On devient paranoïaque. On fait des procès à tout bout de champ. On fait des analyses de sang, des génogrammes de plus en plus poussés pour savoir si par hasard, qui sait, on n'aurait pas un truc qui pourrait nous faire mourir dans 40 ans.

    Pendant ce temps-là, qu'est-ce qu'elle est notre vie, là, notre vie présente ? Bouffée par l'angoisse et la peur de l'avenir.

    Je ne suis pas en train de dire qu'il faut tout accepter, c'est une évidence. Mais de là à vouloir tout contrôler, tout analyser, tout savoir... C'est malsain. C'est dangereux. Pire, ça ne nous rend même pas heureux.

    Vous vous en seriez doutés, je suis un peu énervée, là. Ne vous en faites pas, je vais avoir le week-end loin de chez moi pour me calmer. On se retrouve lundi !

    Edit à 20:58 parce que j'avais perdu de vue l'essentiel :
    C'est ça qui fait qu'elle est belle, la vie. Elle est pleine d'imprévus, parfois on en jouit, parfois on en souffre, mais la vie vaut la peine d'être vécue comme ça, comme une surprise.
    Lisez au moins le commentaire d'Arbobo, il vaut 10 fois ce post. :-)
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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