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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Mardi 6 février 2007
    Hier soir, pour la première fois depuis un bon moment, j'ai regardé un bout du JT de France 2. Comme d'habitude je me suis énervée devant les idioties qui me sautaient aux yeux - passons. Ce qui m'intéresse aujourd'hui est un reportage qui expliquait qu'on pouvait assez facilement envoyer un SMS en se faisant passer pour quelqu'un d'autre. Vous imaginez les possibilités... Le reportage se terminait sur un conseil : quand on envoie un SMS à son enfant, toujours le terminer par un code que l'enfant connaît, pour qu'il ne puisse pas croire un message venant de quelqu'un d'autre et risquer de se faire enlever. Ça m'a fortement rappelé le début de Harry Potter 6, Le Prince de sang mêlé, où le ministère de la magie conseillait d'utiliser des mots de passe dans les familles pour démasquer quiconque aurait pris une potion qui lui donnerait l'apparence d'un proche. La fiction, même quand elle se situe dans un univers différent du nôtre, résonne parfois drôlement avec la réalité...

    P.S : tant que j'y suis, j'imagine que ceux que ça intéresse sont au courant mais on ne sait jamais : le prochain Harry Potter, qui sera donc le dernier (snif ! ) sortira en anglais le 21 juillet de cette année.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Lundi 5 février 2007
    Comme souvent, j'ai connu Gabriel Garcia Marquez par ricochet. Daniel Pennac parle d'une multitude de bouquins dans Comme un roman, et il a un talent fou pour donner envie de les lire avec presque rien. C'est grâce à lui que j'ai lu Le Parfum, de Süskind. C'est aussi dans ce bouquin que j'ai découvert Gabriel Garcia Marquez. A un moment, Daniel Pennac parle des premières phrases de roman, c'est là qu'il évoque Cent ans de solitude, et sa phrase sur les pierres, rondes comme des oeufs préhistoriques. J'ai noté, peu après je suis allée à la bibliothèque avec la ferme intention de découvrir Gabriel Garcia Marquez.

    J'ai commencé par Cent ans de solitude. Avant ça je n'avais jamais lu de roman sud-américain, ça a été un choc. Un roman fleuve, bien long, et qui racontait une histoire qui courait sur plusieurs générations avec un humour féroce... Ce bouquin était fait pour moi. Il faut quand même savoir retenir des noms qui ne nous sont pas familiers pour y comprendre quelque chose, mais passé cette barrière, on se régale. J'ai enchaîné sur L'amour au temps du choléra (une histoire d'amour impossible), L'automne du patriarche (l'histoire d'un dictateur grotesque et dégoûtant), puis, comme il fallait s'y attendre, j'ai fait une indigestion et j'ai dû arrêter un moment. Le dernier bouquin de Marquez que j'aie lu était un recueil de nouvelles intitulé Douze contes vagabonds, l'un d'entre eux - (l'histoire d'une femme arrivée dans un hôpital psychiatrique par hasard et prise pour une patiente) m'a flanqué des frissons dans le dos qui ne sont pas près de disparaître.

    Gabriel Garcia Marquez a un style que j'aime vraiment, il a parfois des tournures très alambiquées qui dissimulent l'ironie si on n'y prend pas garde. Cent ans de solitude est paru en Points, les autres que j'ai cités en Livre de poche.
publié dans : Livres
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Vendredi 2 février 2007
    L'autre jour, j'ai vu dans un magasin de la peinture pour tissu. Les résultats qu'ils montraient étaient jolis, en même temps s'ils étaient moches ils ne les auraient pas montrés... Toujours est-il que je me suis demandé ce que je pourrais écrire sur un T-Shirt tellement personnalisé que je serais la seule à l'avoir, dis donc. J'ai cherché une phrase dans ma tête à moi, je n'ai rien trouvé. Du coup, je suis allée sur un site de citations, il y en avait des tonnes, j'ai copié - collé comme une furieuse, de plus en plus vite.
   
    Sans imagination il ne pourrait y avoir création. (Albert Jacquard). Tiens, le revoilà... J'aime bien Albert Jacquard. D'un autre côté, c'est assez évident dans ma tête ce qu'il dit là, alors je ne vais pas l'écrire sur un T-shirt.
   
    Le monde semble sombre quand on a les yeux fermés. (Proverbe indien). C'est plutôt moi qui aurais besoin de lire ça de temps en temps, donc sur un T-Shirt ça ne me servirait pas à grand-chose... A moins de l'écrire à l'envers pour le lire dans les miroirs ? Mais je ne m'appelle pas Léonard de Vinci pour savoir faire ça sans entraînement.
       
    Dormir à deux rend la nuit moins opaque. (Malcolm de Chazal). C'est vrai en général, mais il y a des gens qui ronflent ! Remarquez, dans ce cas-là les nuits sont blanches...
       
    Si les points de suspension pouvaient parler, ils pourraient en dire des choses et des choses ! (Pierre Dac). Oh là, j'en use et j'en abuse, des points de suspension, mais non, ça ne convient pas...
       
    La caractéristique principale d'un ami est sa capacité à vous décevoir. (Pierre Desproges). Meuh non, voyons, on reconnaît un ami à sa capacité à vous faire sourire avec n'importe quoi quand on se sent mal.
       
    Un ami, c'est quelqu'un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même. (Hervé Lauwick). J'aime bien...
       
    Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière. (Abbé Pierre). C'est très joli, mais je n'ai pas envie de surfer sur la vague de sa mort.
       
    Tout corps plongé dans un liquide reçoit un coup de téléphone. (Maurice Roche). Hé hé.
       
    J'ai pris un cours de lecture rapide et j'ai pu lire "Guerre et Paix" en vingt minutes. Ça parle de la Russie. (Woody Allen) C'est con, j'aurais dû trouver ça avant-hier et le mettre en exergue de mon article !
       
    Le problème dans cette méthode, c'était que les citations avaient été choisies par d'autres. Je suis allée jeter un oeil dans mes bouquins à moi, pour trouver des choses qui me ressembleraient plus.
       
    Comme les aiguilles d'une horloge dans un cercle d'or où il est presque toujours minuit, les corps de Wolf et de Lena s'épousent dans la chambre au bord du monde. (Francis Dannemark, Choses qu'on dit la nuit entre deux villes). C'est très beau, mais un peu trop suggestif...
       
    La transparence est un concept imbécile, mon garçon. Inopérant, à tout le moins, quand on l'applique à la recherche de la vérité. Imaginez-vous un monde transparent ? Sur quoi se découperait-t-elle, cette transparente vérité ? (Daniel Pennac, Monsieur Malaussène). Sans le contexte, sans la suite, surtout, c'est un peu nébuleux.
       
    J'aimerais connaître le chef d'orchestre des orages. Ça vous manie le glissant d'eau avec une célérité... du tintamarre des cataractes au gazouillis des fontaines... (Daniel Pennac, Monsieur Malaussène encore). J'adore, mais vu le climat actuel il vaut mieux ne pas lancer les gens sur la météo.
       
    Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ? Un serment fait d'un peu plus près, une promesse plus précise, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ; c'est un secret qui prend la bouche pour oreille, un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille... (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac) Nom de Zeus, c'est beau, mais je ne veux pas que les gens se méprennent...
       
    Puis il est arrivé au sommet de la dune, et d'un seul coup, il l'a vue. Elle était là, partout, devant lui, immense, gonflée comme la pente d'une montagne, brillant de sa couleur bleue, profonde, toute proche, avec ses vagues hautes qui avançaient jusqu'à lui. (J. M. G.  Le Clezio, Celui qui n'avait jamais vu la mer). C'est déjà vachement long et pourtant trop court, je voudrais retenir la nouvelle toute entière, mais j'arriverai en bas du T-Shirt bien avant, même si j'écris recto-verso.
       
    Et si j'essayais des bouquins un peu plus légers ?
       
    My name is Inigo Montoya. You killed my father. Prepare to die ! (William Goodman, Princess Bride). Pour ceux qui ne connaissent ni le livre ni le film, ça fait un peu menaçant...
       
    42 (Douglas Adams, Le guide galactique). On se heure au problème du système de référence, 42, ça veut peut-être dire quelque chose en footballeur, je ne veux pas prendre ce risque...
       
    Je me suis alors dit qu'il vaudrait peut-être mieux chercher du côté de la poésie, qui se prête mieux aux extraits courts mais beaux.
       
    Homme libre toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme dans le déroulement infini de sa lame, et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer. (Charles Baudelaire, Les fleurs du mal). C'est trop beau pour un T-Shirt.
       
    Au fond je courais après une chimère, une phrase assez courte mais hyper belle, qui dirait tout en même temps sans pourtant trop en dire. Mission impossible.
       
    Quelqu'un sait comment on dessine une fleur ?
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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