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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Mercredi 10 janvier 2007
    Enfin, ce n'est que mon avis.

    Mais qui est Danny Elfman ? Je suis à peu près sûre que vous le connaissez déjà. Le générique des Simpsons, c'est lui. Celui de Desperate housewives aussi. La musique de L'étrange Noël de Mister Jack, des Noces funèbres, d'Edward aux mains d'argent, de Will Hunting ou de Spiderman, tout ça c'est lui.

    Certains d'entre vous le savent, j'aime beaucoup Tim Burton. Il a fait des films plus réussis que d'autres - pour tout dire, je n'ai pas vraiment aimé son adaptation de Charlie et la chocolaterie - mais il a son univers bien à lui, très étrange, j'aime ça. J'ai revu récemment Les Noces funèbres, film d'animation que je trouve assez magnifique (et pas vraiment fait pour les petits). Ce film et L'étrange Noël de mister Jack reposent en grande partie sur la musique : des musiques qui correspondent parfaitement à l'ambiance du film, qui contribuent d'ailleurs à la créer, des chansons qui vous restent dans la tête longtemps après avoir vu le film.

    La musique en général fait partie des films de manière tellement intime que je n'ai pas souvent le réflexe de me demander qui a bien pu l'écrire. J'ai fini par me poser cette question au sujet de L'étrange Noël de mister Jack il y a quelques mois, et je suis tombée sur ce nom : Danny Elfman. Je ne sais pas si c'est un nom de scène, mais c'est joli. Une rapide recherche m'a appris ce que je vous dis aujourd'hui : Danny Elfman a composé des musiques que beaucoup connaissent (liste ici) et qui, quand on y prête attention, sont carrément géniales. C'est pour ça que je voulais lui rendre hommage aujourd'hui. La prochaine fois que vous voyez un de ces films, une de ces séries, prêtez l'oreille à ce qui s'y joue : vous allez être agréablement surpris.
publié dans : Télévision, cinéma
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Vendredi 8 décembre 2006
    Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un vrai coup de coeur spectacle : Michel Boujenah.

    La première fois que j'ai vu Michel Boujenah, c'était il y a bien des années dans le film Trois hommes et un couffin. Je l'avais trouvé franchement mignon, un peu rond, avec de beaux yeux et un sourire à craquer. Puis j'ai vu La Totale où il joue un personnage pas franchement sympathique (celui du vendeur de voitures qui se fait passer pour un espion). Entre parenthèses, ces deux films sont cent fois mieux que leurs remakes américains, si vous ne les avez pas encore vus filez chez votre loueur de DVD et plus vite que ça ! Bref, tout ça pour expliquer que le jour où mes yeux sont tombés sur un bouquin signé Michel Boujenah dans le bibliobus (je devais avoir 14, 15 ans) le nom me disait quelque chose, et je l'ai emprunté.

    Il s'agissait du texte de son spectacle Le petit génie. Rien qu'à le lire, j'ai ri, j'ai pleuré, je me suis sentie embarquée dans un univers si plein que je n'ai pas eu envie de reposer le bouquin une fois fini, je l'ai relu 3 ou 4 fois dans la foulée, ce que je ne fais quasiment jamais (je relis, mais pas tout de suite).

    Ensuite j'ai vu Michel Boujenah sur scène à la télé lors du spectacle avec Bedos et Smaïn (ça s'appelait comment, j'ai un trou... En tout cas à la fin ils chantaient Méditerranée, c'était chouette ! ). J'ai découvert un gars qui se laissait vraiment embarquer par ses textes, et qui n'hésitait pas à improviser. Je me souviendrai toujours du moment où il reprend un sketch de Bedos (celui avec la vipère) et où Bedos finit par le corriger toutes les cinq minutes, il est tellement écroulé de rire que même Bedos n'y résiste pas.

    Après ça je l'ai presque oublié. Heureusement pour moi j'ai eu l'occasion de voir son film, Père et fils. Il l'a réalisé et a coécrit le scénario. J'y ai retrouvé en demi-teinte cet univers que j'avais aimé. J'en ai un peu parlé autour de moi, et on m'a offert en DVD successivement Mon monde à moi et Les nouveaux magnifiques.

    Les deux m'ont complétement séduite. Je ne croyais pas que c'était possible qu'un comédien reste formidable en se laissant emporter à ce point dans son spectacle, mort de rire parfois, improvisant et interpellant le public toutes les dix minutes si ce n'est pas plus !

    J'espère qu'un jour j'aurai la chance de le voir sur scène, mais je ne crois pas qu'il soit passé recemment ou qu'il projette de le faire dans ma région. Si ça arrive je me jetterai sur les places, mais je ne m'installerai surtout pas aux premiers rangs et j'arriverai deux heures avant par prudence... Je suis timide moi, je préfère voir sans être vue !
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Jeudi 16 novembre 2006
    La télé française est parfois plus pudibonde que la télé américaine... Exemple. Je suis tombée en zappant sur Europe 2 TV sur l'émission next, qui est complètement con mais passons. Ce qui est intéressant c'est que cette émission est traduite en français de manière très cheap, rien n'est retouché au niveau de l'image et c'est doublé comme au JT, on entend la version anglaise en-dessous. Tout ceci pour dire qu'il n'y a pas trois minutes, on a entendu en français "il n'hésite pas à piquer les tongs d'un rival" alors qu'on lisait "stole another go-go dancer's thong". Déjà, go-go dancer ça ne veut pas exactement dire rival, quand à thong dans ce contexte ça évoque quelque chose qui comme une tong ne tient qu'à un fil, mais plus proche des fesses, si vous voyez ce que je veux dire...
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Mercredi 1 novembre 2006
    Entendu hier dans l'émission "Le fou du roi" sur France Inter Isabelle Alonso se plaindre d'être venue là pour se faire, je cite, défoncer la gueule. En effet, un chroniqueur avait plaisanté avant le journal en disant que les invités de la deuxième partie de l'émission - en l'occurrence, c'était elle - étaient les invités de l'ombre, quelque chose dans ce style.
   
    Dans la série la paille et la poutre, ce serait presque comique...
   
    Je n'ai pas vu l'émission de Ruquier ("On a tout essayé", abrévié OATE) depuis des lustres, mais si je ne m'abuse elle y est ou a été chroniqueuse. Or OATE est une de ces émissions (pas la pire, cela dit) où, très régulièrement, on se "paye" un invité. Typiquement, Anne Sylvestre y a été laminée sans aucune raison, je leur aurais mis des baffes ce jour-là.
   
    Madame, avant de se plaindre qu'on se fait "défoncer la gueule" dans une émission de radio, on commence par ne pas participer soi-même à des lynchages médiatiques...
   
    Juste avant cette plainte grotesque, l'invité principal - j'ai oublié son nom - défendait Drucker des coups de griffe de Didier Porte, en disant en gros que ce n'était plus si courant de pouvoir passer dans une émission en étant sûr qu'on va y être traité de manière à peu près polie et respectueuse. C'est pas faux (hé hé) mais c'est encore une preuve que la télévision manque de demi-mesures. On pourrait pourtant sûrement trouver un juste milieu entre l'onctuosité de Michel Drucker et les aboiements du roquet Fogiel ou l'insupportabilité générale d'Ardisson, non ? Pourquoi ne pas inventer un concept d'émission où, sans systématiquement servir la soupe ou agresser, on distribue des lauriers ET des critiques, les uns et les autres avec des motifs un peu objectifs, si c'est possible ?
   
    Vous me direz, je regarde très peu la télé, si ça se trouve une telle émission existe déjà... Si oui je veux bien en entendre parler.
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Vendredi 27 octobre 2006
    Pas vraiment d'inspiration aujourd'hui... A défaut, je m'en vais vous vanter le film que j'ai regardé hier soir, Le sortilège du scorpion de jade.

    C'est un film de Woody Allen. On se retrouve aux USA dans les années 1940. Deux employés d'une boîte d'assurance, un détective (joué par Woody Allen) et une employée engagée pour changer les méthodes de travail se tirent la tronche avec énergie. Ils n'arrêtent pas de se souhaiter l'un à l'autre des morts atroces. Un soir, pour fêter un l'anniversaire d'un collègue, ils sont tous les deux invités dans un cabaret et pris comme cobayes par un hypnotiseur. Celui-ci les fait plonger en transe grâce à un pendentif de jade en forme de scorpion, et leur fait croire qu'ils sont follement amoureux l'un de l'autre. Ils se réveillent sans aucun souvenir de ce qui s'est passé, leur relation apparemment inchangée.

    Un peu plus tard le détective reçoit un appel téléphonique de l'hypnotiseur. Celui-ci le replonge en transe et l'envoie cambrioler une des maisons qu'il a lui-même équipées contre le vol...

    Les aventures qui suivent seront un peu rocambolesques, franchement drôles, du meilleur Woody Allen (rien à voir avec Hollywood Ending qui, je l’avoue, m’a plutôt fait faire grrr !)

    Pour une fois la VF est supportable, et comme toujours les musiques sont soignées. J'adore celle qui commence à chaque fois qu'un personnage est hypnotisé. Je sais que c'est un peu idiot de vous parler de ce film aujourd'hui puisqu'il est passé hier soir (sur Direct 8), mais pas de souci, depuis le temps le DVD est forcément sorti. Si ça vous tente foncez l'emprunter à la médiathèque ou le louer au vidéo-club !
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Lundi 16 octobre 2006
    Vous aurez droit à un billet un peu plus littéraire ce soir puisque lundi c'est bouquins, mais j'avais quand même envie de vous faire partager mon coup de gueule du week-end... Télérama m'a trompé !

    Au programme de samedi, je vois vers 20h sur France 4 Absolutely Fabulous. On adore ou on déteste, moi j'adore ! Aussi, toute guillerette, j'allume ma télévision sur la chaîne susdite, pour me rendre compte que horreur et désolation, c'est la VF qui passe, or le doublage est... Comment dire... Impossible à écouter. Et sans le son c'est nettement moins drôle. 

    Or donc, fausse joie et grogne. Ce genre de "détail" devrait être inscrit en gras en haut de la critique, mais je n'en ai pas vu trace !
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