Wren, paru dans la collection Points Fantasy, est le premier tome des Descendants de Merlin. Le récit
de ce tome est centré sur une fille, Arlywren, surnommée Wren, que Merlin aurait eue avec la grande prêtresse d'Avalon. Elle grandit sur les routes avec son père barde, de moins en moins respecté
au fur et à mesure que la religion chrétienne s'impose en Angleterre. Wren fait son apprentissage de magie avec lui, et voit régulièrement les jeunes Arthur, Kai, Lancelot... Arthur ignore qu'il
est le fils d'Uther Pendragon, Wren aussi. Elle tombe amoureuse de lui.
Ce roman n'est pas d'une grande originalité en soi, ni dans l'écriture ni dans les péripéties, j'ai surtout pris plaisir à noter différences et ressemblances avec d'autres récits arthuriens. Les
protagonistes sont en gros toujours les mêmes : Merlin, Arthur, Guenièvre, Lancelot, Morgane, et certains éléments déterminants ne changent pas non plus, mais les caractères des personnages et
leurs relations changent à chaque fois. Arthur était un brave gars et Guenièvre une idiote. Non, Arthur était un sale type et Guenièvre avait toutes les raisons de se consoler avec Lancelot.
Merlin était un vrai sage, mage aux pouvoirs immenses. Ou peut-être un fichu manipulateur. Arthur a couché avec Morgane, ça ne change pas parce qu'il faut bien que Mordred naisse, mais Morgane
aimait Arthur avant de savoir qu'il était son frère, et a gardé une certaine tendresse pour lui après. Ou elle se fichait de lui avant et l'a haï quand elle a su. Merlin aimait une prêtresse. Ou
Viviane. Ou personne. Comme un grand puzzle, avec des éléments individuels et d'autres communs qu'on pourrait tourner et assembler de plusieurs façons. Entre Chrétien de Troyes (Les romans de la table ronde), Marion Zimmer Bradley (Les dames du lac), Barjavel (L'enchanteur), Jean Markale (Le cycle du
Graal), Irène Radford et Alexandre Astier (Kaamelott), on a toujours des surprises. J'en attends plus du
tome 2, qui si j'ai bien compris doit se situer à l'époque du règne de Jean sans terre.
Meg Cabot écrit en général des bouquins pour fille un peu légers, comme Le journal d'une princesse, et a
choisi dans The mediator d'introduire dans son récit un élément surnaturel : son héroïne voit des fantômes,
elle est chargée de les aider à trouver la paix, ou de s'en débarrasser de manière plus expéditive si besoin est. Susannah débarque en Californie du Nord pour vivre avec sa mère, son nouveau
beau-père et ses trois beaux-frères. Malheureusement, une fille de son nouveau lycée est morte, et son fantôme hante toujours les lieux. Quant à la chambre dans laquelle elle emménage, elle
héberge un charmant jeune homme mort une centaine d'années plus tôt.
Ce livre-là non plus n'est pas franchement original. Susannah doit se débrouiller pour régler ses soucis de fille normale (déménagement, belle-famille et tutti quanti) en plus de problèmes
ectoplasmiques. Ça reste à mes yeux un peu artificiel, un peu trop bien léché tout au long du récit. La fin au contraire est rapide, bâclée, comme si l'auteur s'était rendu compte qu'elle allait
perdre ses lecteurs si elle ne terminait pas très vite. C'est donc distrayant, mais sans plus, et c'est paru chez Hachette jeunesse.
Commentaires