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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Vendredi 8 décembre 2006
    Là tout de suite sur France Inter, Alexandre Astier le créateur de Kaameloot. La diffusion anarchique de M6 m'énerve plutôt (on en reparlera) mais j'adore la série, alors si vous aussi et que vous avez accès à la radio allumez-là sinon ça doit pouvoir se podcaster !
publié dans : De choses et d'autres
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Vendredi 8 décembre 2006
    Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un vrai coup de coeur spectacle : Michel Boujenah.

    La première fois que j'ai vu Michel Boujenah, c'était il y a bien des années dans le film Trois hommes et un couffin. Je l'avais trouvé franchement mignon, un peu rond, avec de beaux yeux et un sourire à craquer. Puis j'ai vu La Totale où il joue un personnage pas franchement sympathique (celui du vendeur de voitures qui se fait passer pour un espion). Entre parenthèses, ces deux films sont cent fois mieux que leurs remakes américains, si vous ne les avez pas encore vus filez chez votre loueur de DVD et plus vite que ça ! Bref, tout ça pour expliquer que le jour où mes yeux sont tombés sur un bouquin signé Michel Boujenah dans le bibliobus (je devais avoir 14, 15 ans) le nom me disait quelque chose, et je l'ai emprunté.

    Il s'agissait du texte de son spectacle Le petit génie. Rien qu'à le lire, j'ai ri, j'ai pleuré, je me suis sentie embarquée dans un univers si plein que je n'ai pas eu envie de reposer le bouquin une fois fini, je l'ai relu 3 ou 4 fois dans la foulée, ce que je ne fais quasiment jamais (je relis, mais pas tout de suite).

    Ensuite j'ai vu Michel Boujenah sur scène à la télé lors du spectacle avec Bedos et Smaïn (ça s'appelait comment, j'ai un trou... En tout cas à la fin ils chantaient Méditerranée, c'était chouette ! ). J'ai découvert un gars qui se laissait vraiment embarquer par ses textes, et qui n'hésitait pas à improviser. Je me souviendrai toujours du moment où il reprend un sketch de Bedos (celui avec la vipère) et où Bedos finit par le corriger toutes les cinq minutes, il est tellement écroulé de rire que même Bedos n'y résiste pas.

    Après ça je l'ai presque oublié. Heureusement pour moi j'ai eu l'occasion de voir son film, Père et fils. Il l'a réalisé et a coécrit le scénario. J'y ai retrouvé en demi-teinte cet univers que j'avais aimé. J'en ai un peu parlé autour de moi, et on m'a offert en DVD successivement Mon monde à moi et Les nouveaux magnifiques.

    Les deux m'ont complétement séduite. Je ne croyais pas que c'était possible qu'un comédien reste formidable en se laissant emporter à ce point dans son spectacle, mort de rire parfois, improvisant et interpellant le public toutes les dix minutes si ce n'est pas plus !

    J'espère qu'un jour j'aurai la chance de le voir sur scène, mais je ne crois pas qu'il soit passé recemment ou qu'il projette de le faire dans ma région. Si ça arrive je me jetterai sur les places, mais je ne m'installerai surtout pas aux premiers rangs et j'arriverai deux heures avant par prudence... Je suis timide moi, je préfère voir sans être vue !
publié dans : Télévision, cinéma
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Mercredi 6 décembre 2006
    Malgré le titre, je ne vais pas me risquer à marcher sur les plates-bandes de Djac. Je vais plutôt vous parler de quelque chose qui m'énerve depuis quelques semaines : la musique dans le métro.
   
    J'ai toujours connu les stations de métro lilloises avec de la musique, variété toute l'année et chants de Noël pendant le mois de décembre. J'aimais bien ça (enfin, pas les chants de Noël mais le reste). On se sentait moins seul dans une station quand on y était, justement, tout seul, et même en groupe c'était amusant. On pouvait fredonner. On pouvait tenter de comprendre toutes les paroles des chansons anglophones. On pouvait essayer de deviner quelle était la chanson pendant les premières secondes, avant d'entendre les paroles. Quand on posait enfin ses fesses dans le métro on pouvait continuer de chanter dans sa tête entre les stations et voir si on arrivait à tenir le même rythme, puisque toutes les stations diffusent la même musique au même moment. Oui, je peux dire que la musique dans le métro était un élément de joie au jour le jour pour moi.
   
    C'était hier. Aujourd'hui (enfin, depuis quelques semaines) ils ont remplacé la musique habituelle par de la musique relaxante. Paraît-il. Parce que moi, les symphonies pour oiseaux (même pas des vrais, en plus), gongs lointains et orgues synthétiques, ça me tape sur les nerfs. Quand je rentre dans ma station de métro le matin et que j'entends cent fois de suite les mêmes trois ou quatre notes, je me sens prête à ressortir mon psychopathe intérieur et à hurler sur le premier qui m'emmerde. J'ai envoyé des mails à Transpole (l'équivalent lillois de la RATP) sur le sujet, en leur demandant très poliment pourquoi ils avaient fait ça et en leur signalant que ça n'apaisait pas tout le monde, ils n'ont même pas pris la peine de répondre.
   
    Hier matin j'ai eu un fol espoir. Alors que je m'avançais vers ma station de métro, j'ai entendu quelqu'un qui en sortait fredonner un chant de Noël. Enfin, me suis-je dit, au moins pour le mois de décembre ils vont remettre les chants de Noël... Je vous l'ai dit, je n'en suis pas fan, mais tout plutôt que ça ! Eh bien, non. La personne que j'ai croisée avait dû entendre ça plus tôt dans la journée.
   
    Vous croyez qu'il y a un moyen de pirater leur fréquence radio pour renvoyer de la bonne vieille variétoche à la place ?
publié dans : Les belles histoires de Tante Anna
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Lundi 4 décembre 2006
    Je vous ai déjà un peu parlé de Neil Gaiman : il est co-auteur (avec Terry Pratchett) de De bons présages, roman hilarant sur la fin du monde. Aujourd'hui je voulais vous parler de ce qu'il a écrit tout seul comme un grand.
   
    Je vous préviens tout de suite, je ne parle que de ce que j'ai lu, et comme je ne suis pas encore millionnaire et que les livres en anglais ne courent malheureusement pas les bibliothèques françaises, je vous parle de la traduc' en français, c'est comme ça.
   
    L'univers de Neil Gaiman est étrange et inquiétant, mais j'adore. La plupart des romans que j'ai lus de lui ont un schéma commun : le personnage principal, "normal", se retrouve perdu dans un univers dont il ne connaît pas les codes, et il va devoir faire preuve de chance et d'intelligence pour s'en sortir.
   
    On peut commencer par un livre de litté jeunesse, Coraline. Coraline est une petite fille qui emménage dans une nouvelle maison. En passant par une porte condamnée, elle pénètre dans un monde étrange, comme Alice à travers le miroir mais en plus noir. De l'autre côté il y a une maison juste comme la sienne et une autre maman aussi, mais pas tout à fait comme la sienne.
   
    Richard, le héros de Neverwhere, trouve son ailleurs en portant un jour secours à une jeune fille étrange nommée Porte. Elle disparait après qu'il l'ait soignée et nourrie, mais lui se rend compte qu'il n'existe plus dans notre monde : plus personne ne se souvient de lui... Il est contraint de rejoindre le sien, Londres d'en bas.
   
    Stardust nous emmène sur les traces de Tristram, qui vit dans le village de Wall, en bordure de Féérie. Pour conquérir le coeur d'une jeune idiote, il lui promet de lui ramener une étoile filante. On arrive dans un univers de fantasy un peu plus classique, mais assez séduisant malgré tout.
   
    Enfin, Ombre, le héros (si on peut dire) de American gods, rencontre des dieux, anciens et nouveaux, cruels et terrifiants.
   
    Je mettrai à part Miroirs et fumées, un recueil de nouvelles qui, chacune dans leur genre, est un vrai plaisir de lecture, et la série de BD Sandman, dont Neil Gaiman écrit le scénario. Les dessins sont très particuliers et il faut s'habituer au côté décousu et onirique du scénario, mais si on y arrive on apprécie la série.

    Neil Gaiman possède tout simplement le talent nécessaire pour nous emmener ailleurs et nous faire rater la bonne station de métro, ce qui n'est pas si courant...

    Post-scriptum qui n'a rien à voir : sur les conseils de Gaspard j'ai lu Il y a un garçon dans les toilettes des filles, de Louis Sachar , et j'ai adoré. Le héros, Bradley, garçon pas très doué, fait deux rencontres qui vont changer sa vie : Jeff, nouveau dans son école, et Carla, la conseillère d'éducation.
publié dans : Livres
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Vendredi 1 décembre 2006
    Juste envie dans ce billet de préciser les sens du mot "humain".
   
    Quand on emploie ce mot, on veut souvent parler de ce qu'il y a de meilleur dans l'humain. La générosité, l'empathie, la bonté, la solidarité. Tout ce qui fait qu'on peut bien vivre ensemble. Quand des gens agissent de manière horrible, torturent, tuent, on les appelle inhumains.
   
    On a tort.
   
    Nous avons tous en nous ce côté sombre. Nous pouvons tous avoir envie de tuer, de faire mal. La différence entre les bons et les méchants (c'est très, très schématisé, je sais) ce n'est pas une espèce de don inné, c'est le choix. Je pense que c'est très important d'en être conscient.
   
    Si on oublie ces envies, si on enterre ces pulsions, si on prétend qu'elles n'ont jamais existé, qu'elles ne font pas partie de notre être en tant qu'humain, on court le risque de les voir réapparaître avec une force à laquelle il sera plus difficile de résister.
   
    Comment éviter le dérapage si on ne sait pas à chacun de nos pas que nous sommes responsables de ce que nous faisons ? Que, réellement, à chaque moment, on pourrait choisir de faire autrement ? L'être humain est né imparfait et libre. Il faudrait s'en souvenir.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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