Bienvenue !

Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
Pour me contacter, c'est ici.
Ce blog est optimisé pour Firefox.

 Creative Commons License

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mercredi 11 octobre 2006
    L'autre jour, je suis allée faire réparer mon fer à repasser. Je suis arrivée dans la boutique juste derrière une femme qui s'énervait sur le réparateur. Elle montait le ton, de plus en plus, alors que lui restait calme. L'épisode a duré presque un quart d'heure, durant lequel je n'ai pas pu faire autrement qu'entendre l'objet du litige en long, en large et en travers : il y avait eu maldonne dans une prise de rendez-vous, elle avait attendu pour rien.

    Plutôt banal, non ? C'est toujours ennuyeux d'avoir perdu son temps, mais il n'y a tout de même pas de quoi perdre les pédales. Je soupçonne fortement cette femme de s'être servi du réparateur comme balle anti-stress, avec la différence qu'à priori la balle anti-stress ne souffre pas. Un quart d'heure, je vous dis. Je me sentais embarrassée mais je suis restée en cas de pépin : elle avait l'air assez énervée pour lui taper dessus. Elle a fini par partir, en lançant comme dernière réplique : "d'ailleurs, si j'étais un homme, vous ne me traiteriez pas comme ça !"

    Il se trouve que je connais un peu ce gars, ce n'était pas la première fois que mon électroménager faisait des siennes. Il est même venu chez moi une fois pour la machine à laver, on a un peu papoté. A chaque fois que quelque chose clochait il m'a expliqué quoi, et pas comme à l'idiote du village. Il ne m'a jamais, pas une fois manqué de respect. Je suis à peu près sûre qu'il n'est pas du tout sexiste.

    Les machos en tout genre m'énervent autant que toutes les femmes qui hurlent au sexisme à chaque fois qu'elles ont un problème avec quelqu'un, comme si la seule raison pour laquelle on pourrait leur manquer de respect (ce qui n'était même pas le cas en l'occurrence) pouvait être leur sexe. A mon sens elles font autant voir plus de mal à l'image des femmes que les gros cons avec leur blagues sexistes à deux balles. Je suis féministe dans le sens où je veux être traitée avec autant de respect qu'un homme, pas moins bien sûr... Mais pas plus non plus !

    Après ça je me suis retrouvée seule comme une conne avec ce gars qui n'en pouvait plus. Je ne sais pas si à sa place j'aurais réussi à garder mon calme. Je lui ai souri, on a parlé de tout et de rien. Et il a réparé mon fer.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (19)    recommander
Lundi 9 octobre 2006
    Appelez ça l'émulation ou bien du gros copiage, j'ai envie de changer la tête de mon blog ! Tenez-vous bien pendant les turbulences, et je vous dis quoi quand j'ai une version de travail acceptable.

    EDIT : Là ça me plait. Et vous ?

    EDIT 2 : si quelqu'un qui s'y connait avait la gentillesse de me dire comment s'appellent les lignes du css que je dois modifier pour changer le background des deux boutons à gauche (OK à côté de e-mail et "go" en-dessous de rechercher) je lui en serais très, très reconnaissante.
publié dans : Cuisine interne
ajouter un commentaire commentaires (23)    recommander
Lundi 9 octobre 2006
    Tous avec moi : lundi, c'est bouquins et c'est bien !

    L'intrigue de La Paix éternelle, de Joe Haldeman, nous emmène dans un futur relativement proche. Pas de méchants extraterrestres venus pour détruire la Terre, mais un conflit mondial qui dure : le sud contre le nord. Ceux qui vivent au sud risquent leur vie dans les batailles. Les soldats du nord prennent moins de risques : ils sont reliés par un "jack" (une prise dans la nuque, comme dans Matrix) à une machine, et ils contrôlent de loin les robots qui se battent. Le jack leur permet aussi de se relier entre eux, une unité militaire communique par la pensée et combat d'un même mouvement. Certains civils se font poser un jack, pour s'immerger dans des univers virtuels seuls ou à plusieurs.

    Julien Class, un des personnages principaux, est un "mécano", un de ceux qui contrôlent les robots-soldats. On va découvrir l'univers du livre à travers lui.

    Joe Haldeman est américain, il a été mobilisé en 1968 et a combattu au Vietnam. Certains de ces romans, dont La Paix éternelle, se nourrissent de ses réflexions sur la guerre et la violence en général. Je sais qu'en lisant les deux paragraphes ci-dessus ceux parmi vous qui n'aiment pas la science-fiction se sont dit que ce n'était pas une lecture pour eux : je n'en suis pas convaincue. On peut lire ce livre comme un récit futuriste, des technologies qui changent le monde : on peut aussi le lire comme une réflexion sur la nature humaine. J'aimerais assez vous en dire plus mais je ne voudrais pas gâcher l'intrigue.

    Comme pour Quelqu'un d'autre la couverture n'est pas exactement un chef-d’œuvre : ne vous arrêtez pas à ça.
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Vendredi 6 octobre 2006
    J'essaye depuis des jours d'écrire un hommage au dessinateur Bernar. Il était l'auteur entre autres de la rubrique "Vu à la télé" dans "Charlie Hebdo". Il croquait des portraits qu'on reconnaissait du premier coup d'oeil, en accentuant à peine les traits. Il est mort il y a deux semaines, et je n'arrive pas à rédiger quelque chose de correct. De la tristesse pour ce talent mort trop jeune (mais peut-on mourir autrement que trop jeune ?) et pas les mots. Je vais donc laisser parler les images et vous donner rendez-vous lundi...

    Villepin plus vrai que nature

    Et Raffarin

    Couverture d'un livre reprenant son travail pour "Charlie"

    Et d'un autre

    Les dessins pour "On a tout essayé"
publié dans : De choses et d'autres
commentaires (11)    recommander
Mercredi 4 octobre 2006
    Je vous vois venir d'ici, comment ça, lundi c'est bouquins et c'est bien, mais si mercredi ça devient scatologie ! Rassurez-vous, cet article ne fait pas partie d'une série. D'autre part je n'ai pas l'intention d'évoquer les fonctions urinaires ou excrétoires en elles-mêmes, mais tout ce qui va autour (ne prenez pas ça dans le sens littéral).

    Pour mieux dire, la sociologie des toilettes.

    Pour femmes, parce que je ne fréquente pas les toilettes pour hommes. Si quelqu'un a son mot à dire sur la façon dont les hommes vivent leurs toilettes, qu'il ne se gêne pas.

    Or donc, les toilettes pour femmes. Dans les toilettes pour femmes, tout commence souvent par l'attente. Bah oui, il y a trop de femmes ou pas assez de toilettes, selon le point de vue. Selon l'ambiance générale, on peut sourire et papoter, ou rester en silence en surveillant la nana d'à côté qui, c'est sûr, veut nous piquer notre place. Oui mais non, j'étais là avant !

    On attend son tour devant les toilettes puis devant les lavabos, pour se laver les mains et se refaire une beauté. Observez bien : la plupart des femmes, même si elles étaient vraiment là pour se laver les mains, ne peuvent pas résister devant le miroir, elles arrangent au moins une mèche ou remettent leur chemisier d'aplomb. En parlant de des lavabos, il y a une tendance inquiétante à sauter l'étape lavage de mains. Une copine qui ne se lave quasiment jamais les mains après avoir été là où le roi va seul m'a donné ses raisons. Il y a la queue au séchoir à mains et ma copine n'aime pas attendre, du coup elle finit par s'essuyer les mains sur son pantalon, qui est forcément plein de germes. En plus, m'a-t-elle fait observer, même si tu sèches au séchoir, après tu prends la poignée de porte pour sortir et comme plein de filles ne se lavent pas les mains là encore tu te retrouves aussi crade qu'avant. Selon elle c'est donc une perte de temps. Je le fais toujours, plus par automatisme qu'autre chose. Je ne sais pas du tout si ça sert à quelque chose.

    Un autre point qui suscite chez moi l'étonnement : l'utilisation du téléphone portable. Bon, qu'on réponde au téléphone pendant qu'on attend son tour, passe encore. Qu'on rentre dans les toilettes avec et qu'on poursuive sa conversation pendant qu'on baisse son pantalon, c'est déjà plus limite. Mais qu'on réponde dans les toilettes voire même qu'on y téléphone carrément, ça me dépasse. Et ça arrive ! Combien de fois ai-je entendu le fameux "t'es où ?" venant d'un box... Et quand elles répondent à la même question, bizarrement elles sont imprécises. Elles pourraient fièrement répondre "là je suis aux chiottes", mais non, ça minaude plutôt dans le genre "je suis au bâtiment B". Autant assumer ce qu'on fait non ? Je n'ai pas de portable, mais de toute façon je serais complètement parano à l'idée que mon interlocuteur entende des bruits de fermeture éclair ou de glouglou !

    Peut-être que j'ai tort d'être aussi coincée... Les groupes de nanas qui viennent satisfaire leurs besoins naturels ensemble n'ont semble-t-il aucun scrupule à continuer la conversation de box en box, en se fichant bien de qui peut écouter. Pas étonnant que les toilettes soient, dans les séries américaines, un des premiers lieux où on trahit ses secrets à qui il ne faudrait pas !

    Au fond c'est logique : l'alimentation est une occasion de sociabiliser, pourquoi pas ce qui en découle ?
publié dans : La vie, l'univers et le reste
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Lundi 2 octobre 2006
    Lundi c'est ravio... non, en fait lundi c'est bouquins. Je sais, ça ne rime pas, mais il n'y a pas un seul jour de la semaine qui finisse en "ivre" ou en "in". On fera sans.

    Aujourd'hui je vous recommande un livre de Tonino Benacquista, Quelqu'un d'autre. Tonino Benacquista a écrit beaucoup d'autres livres, dont des polars assez chouette (La maldonne des sleepings, La commédia des ratés...) et au moins un autre roman plus classique (Saga) mais aujourd'hui c'est Quelqu'un d'autre et c'est comme ça. (Oui, je suis d'humeur dictatoriale. J'assume.)

    Petite parenthèse qui peut avoir son importance : la couverture en Folio est hideuse, il ne faut pas s'y arrêter.

    Or donc, l'intrigue. Elle tient en pas beaucoup de mots : deux personnages, un soir de discussion alcoolisée, se donnent trois ans pour devenir quelqu'un d'autre. On va les suivre en parallèle, eux et leurs efforts pour s'extirper de leur identité. Sans vous dévoiler trop sur la suite, l'un sera très méthodique dans l'effacement de lui-même, allant jusqu'à changer de nom et de visage, l'autre tentera de trouver un autre lui-même en lui. L'écriture est dynamique, c'est un livre qui se lit assez vite, et les questions abordées - principalement celle de l'identité - le sont de manière légère, en collant à l'intrigue. Bref voilà un livre intelligent sans être pénible. Vous laisserez-vous tenter ?
publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (29)    recommander
web design sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus