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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Vendredi 6 juillet 2007
Si vous avez envie de lire quelque chose de drôle, de léger et de bien écrit, filez chez Brendufat qui nous raconte aujourd'hui la légende de Saint Fulgence. Je suis fan. 
publié dans : De choses et d'autres
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Jeudi 5 juillet 2007
Hier soir, j'ai obéi à l'injonction de Maybe et je suis allée voir Persépolis. Je comptais y aller de toute façon après avoir entendu beaucoup de bien de ce film sur France inter et en avoir lu aussi dans Télérama.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas regretté ma soirée. Ce film est incroyable, il ne dure qu'1h35 mais j'ai eu l'impression d'être plongée dans l'histoire pendant beaucoup plus longtemps que ça. Il y a tout dans ce film : il y a des sentiments, mais ce n'est pas mièvre, il y a de la violence parfois (et vu l'histoire, celle de Marjane Satrapi, jeune fille en Iran, c'est prévisible) mais ce n'est pas brutal pour le spectateur. Au niveau technique, c'est juste bluffant de beauté.

Bref, c'était magnifique à tous points de vue, et je vous le recommande chaudement. Le film est basé sur une BD sur laquelle je compte bien me ruer dès qu'elle sera disponible à la bibliothèque.

Une chose encore. A côté de nous il y avait un couple, le visage du monsieur, quand la lumière s'est rallumée, était de marbre. Sa femme lui a dit tendrement "la prochaine fois, on ira voir un Disney". Visiblement, une victime du préjugé qui veut qu'un dessin animé ce soit forcément pour les enfants... Je ne le déconseillerais pas à des ados ou des préados, mais ce n'est pas un film pour enfants.
publié dans : Télévision, cinéma
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Mercredi 4 juillet 2007
Ça fait un petit moment que je murissais une note sur le handicap et la dignité, mais Handi@dy m'a grillée sur ce coup-là et a tout écrit mieux que je ne l'aurais fait, de manière très simple et pratique. Allez y jeter un œil, c'est intéressant !
publié dans : De choses et d'autres
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Lundi 2 juillet 2007
Stephen Fry, je le connais d'abord comme acteur. Peter dans Peter's friends, bien sûr, et son rôle dans Blackadder. C'est lui qui enregistre les Harry Potter, et The Hitchicker's guide to the galaxy, version anglaise, vu qu'il a une très belle voix. Il a dirigé un ou deux films, il me semble. Pour les détails, allez voir , et il a un site perso ici. Il est aussi écrivain. The stars tennis balls (L'île du docteur Mallo, un Monte Cristo un peu plus actuel) m'a un peu déçue, mais j'aime beaucoup The liar (Mensonges, mensonges, une histoire de mensonges alambiqués dont le plus gros se déroule dans une école anglaise) The hippopotamus (L'hippopotame, un écrivain vieillissant et alcoolo envoyé enquêter sur un miracle) et surtout Making History (l'histoire d'un jeune homme et d'un vieux professeur qui veulent changer l'histoire). Ce dernier n'est pas traduit en français, Moab is my washpot non plus, et c'est une honte.

Moab is my washpot est l'autobiographie de Stephen Fry. Je ne suis pas fan d'autobiographies en général, mais j'ai un préjugé favorable pour Stephen Fry, et puis la bestiole sur la couverture m'a fait un clin d'œil dans la librairie, so there.

Le bouquin s'ouvre sur une scène époustouflante de vérité. Stephen Fry, petit garçon, dans le train qui l'emmène à l'école comme pensionnaire pour son deuxième semestre, prend sous son aile un garçon un peu plus jeune que lui pour qui c'est la première fois, et se sent très mal quand quand des garçons plus âgés le traitent par-dessus la jambe devant lui. Je commençais déjà à me plonger dans l'histoire quand elle s'est arrêtée et que Stephen Fry a commencé à expliquer ce qu'est une agence scolastique. Puis tout le système éducatif anglais de l'époque où il était petit garçon, tout en donnant son opinion sur le dit système et sur les gens qui ont une autre opinion que lui. Puis il est reparti dans le récit d'enfance, avant son départ pour ce pensionnat. Est revenu au présent. A digressé, évoqué certains événements des centaines de pages avant de les raconter vraiment, en a profité pour parler de l'homosexualité, de la musique, d'à peu près tout. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas une autobiographie traditionnelle. Ce n'est pas un récit linéaire de sa vie. Ce n'est pas non plus une évocation émue de ses jeunes années. C'est un cadre très peu rigide, pour un britannique, et pourtant ça tient debout, pas de problème. Je suis ressortie de Moab is my washpot avec l'impression d'avoir passé un moment à parler de la vie, de l'univers et du reste avec l'auteur, et c'était plutôt agréable. J'espère qu'il sera traduit en français un jour, mais vu le nombre d'expressions et de références typiquement britanniques, je souhaite bonne chance au traducteur... Il est disponible en anglais chez Arrow Books.
publié dans : Livres
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