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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Jeudi 5 avril 2007
    Je vais faire dans les heures (jours ? ) qui suivent quelques modifications du design du blog. Ne vous inquiétez pas si au début ça ne ressemble à rien, j'éditerai cet article quand j'estimerai être arrivée à quelque chose de stable.

    EDIT : je vais encore modifier la bannière et la police des boîtes à gauche, mais à part ça, c'est pas mal, je trouve.
publié dans : Cuisine interne
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Mercredi 4 avril 2007
    La raison pour laquelle je fréquente peu les radios qui ne font pas partie de Radio France, c'est la pub. Sur Radio France on n'a de la pub qu'une fois par heure, et toujours des pubs génériques (exemple : "mangez du veau", pas "mangez de la viande de la marque X").

    Malgré tout je trouve encore le moyen de m'énerver contre ces pubs.

    Dimanche dernier, c'était le changement d'heure. Sur France Inter, j'ai entendu d'une oreille distraite (en voiture) une voix qui me demandait si le changement d'heure ne serait pas une bonne occasion pour changer le monde. Je ne voyais pas bien le rapport, j'ai parié pour un "teaser" pour une pub ultérieure, peut-être sur les économies d'énergie. Le lendemain, j'entends le texte suivant "hier, vous avez changé d'heure. Malheureusement, votre montre, elle, n'a pas changé".

    Mes oreilles avaient fourché, c'était ma montre et pas le monde qu'on me proposait de changer.

    Là, j'ai limite envie de piquer l'expression de Caroline et de pousser, moi aussi, un grand cri. Non mais qu'est-ce que c'est que cette pub ? Alors il faudrait changer de montre tous les six mois ? Bonjour le consumérisme, et le délire ! Pensez aux déchets, merde ! Pour moi la montre est par excellence l'objet que je n'ai pas envie de changer. Je l'achète pour qu'elle dure, et surtout si je l'achète c'est qu'elle me plaît, et je ne suis pas assez girouette pour changer d'avis tous les six mois !

    Je sais, ce genre de pub n'est qu'un symptôme. Mais c'est un symptôme qui ne me plaît pas. C'est une des façons qu'a le monde des industriels de nous dire de consommer, allons-y, de dire que tout vide en nous ne peut être comblé que par ça, cette orgie dégueulasse d'à peu près tout, que non, c'est pas la peine de réparer un truc qui ne marche plus, autant le jeter et en acheter un autre. Allons-y, goinfrons-nous jusqu'à la nausée, et si on vomit, tant mieux, ça ne sera qu'une occasion de se remplir à nouveau.

    J'ai changé d'heure. Ma montre, elle, tant qu'elle marche, je la garde. Et je vous dis zut, gens de la pub. Vous ne grefferez pas d'envies aussi stupides dans ma tête.
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Mardi 3 avril 2007
    Filez vite chez les Inseparabeules, ils dessinent la chanson Le matou revient, c'est génial !
publié dans : De choses et d'autres
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Lundi 2 avril 2007
    Malorie Blackman a écrit une trilogie formidable, Entre chiens et loups, dans laquelle on suit trois générations de personnages, en se centrant surtout sur la deuxième. Ces personnages vivent dans un pays où les noirs sont privilégiés et les blancs traités comme des moins que rien. On appelle les noirs les Primas, et les blancs les Nihils. Perséphone, surnommée Séphy, est une Prima, Callum un Nihil. La mère de l'une avait engagée celle de l'autre comme femme de ménage, ils se sont connus comme ça. Sont devenus amis même si tout les sépare... Les choses commencent à bouger dans leur société. Des mouvements Nihils violents revendiquent plus de droits, le gouvernement Prima répond par encore plus de répression. Comment rester ensemble dans ces conditions ? Les points de vue se succèdent au fil des livres, j'aime assez ça. Je pourrais vous en dire plus sur l'histoire, mais je n'ai pas envie de déflorer une intrigue qui vaut vraiment le coup.

    Je suis ressortie (c'était une vraie plongée) du premier tome assez ambivalente. Le texte est parfois très dur, je n'étais pas sûre d'aimer. Cela dit, si ça m'a un peu choquée, c'est bien parce que les personnages sont suffisamment fouillés pour qu'on s'y attache, et qu'on veuille qu'il ne leur arrive aucun mal. J'ai fini par emprunter le deuxième tome à la bibliothèque pour voir, m'attendant à avoir, peut-être, envie de décrocher si l'auteur en faisait encore plus. Je l'ai commencé un peu à reculons, continué avec plaisir, et j'ai enchaîné sur le troisième tome. J'ai bien écrasé quelques larmes, mais je ne regrette pas d'avoir continué, ça en valait la peine. Les nuances sont là, il n'y a ni diabolisation ni angélisme, les personnages sont ce qu'ils sont, profondément humains dans leur ambiguïté.

    Cette trilogie (Entre chiens et loups, La couleur de la haine et Le choix d'aimer) est parue chez Milan, collection Macadam. Si ce texte est très fort, il est aussi parfois cru et violent : collection jeunesse ne veut pas dire qu'on peut le mettre entre toutes les mains.
publié dans : Livres
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