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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Vendredi 12 janvier 2007
    Le système de référence dans lequel on évolue, c'est super important. On peut vouloir dire un tas de choses par système de référence : en l'occurrence, je parle, au fond, de ce qu'on associe à un mot ou une expression. Exemple : si je vous dis "carotte", l'un va penser à un pot-au-feu, l'autre à un bonhomme de neige (et Christophe à autre chose, je sais). Là, c'est plutôt innocent. Par contre, si je vous dis "délinquance"... Vous m'avez compris, c'est important, pour finir, ce à quoi nous font penser les mots. Parce qu'on a beau parler la même langue, tout le monde ne comprend pas toujours la même chose en lisant la même phrase.
   
    On peut s'en rendre compte en jouant à des jeux. Qui se souvient du défunt Pyramide ? Il fallait faire deviner des mots ou des noms en disant d'autres mots, d'autres noms. Pour peu que les partenaires n'aient pas le même système de référence, ça pouvait devenir franchement cocasse. Dans le même esprit, essayez le Time's up, jeu de société où il faut faire deviner à son partenaire des noms de personnages, réels ou imaginaires, en temps limité. Au premier tour on peut parler tant qu'on veut, au deuxième on n'a droit qu'à un mot et au troisième on mime... Là encore, ça marche mieux avec des gens avec qui on partage des références, évidemment.
   
    C'est aussi avec un système de référence commun qu'on peut faire des clins d'oeil aux gens. Dites avec la voix de Nicolas Hulot dans Ushuaïa "Luke, je suis ton père" à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de Star Wars et vous verrez, ça ne le fera pas marrer du tout.
   
    Tout ça pour en venir au blog de Pascal Obispo. Je suis sûre que vous ne vous attendiez pas à celle-là. Il y a quelques semaines j'essayais comme Axi d'aboutir au blog de Djac avec des requêtes google idiotes comprenant le nom Obispo, parce que je sais que Djac n'aime pas beaucoup ce qu'il fait. Évidemment, je suis tombée sur le vrai blog de Pascal Obispo. J'ignorais qu'il en avait un et je reconnais que je me suis un peu marrée devant l'orthographe approximative et la signature de tous les posts (captain samourai flower, faut-il le rappeler). Je passerais sûrement au-dessus de ça si j'étais fan, mais justement, je ne le suis pas.
   
    Je repensais à ça hier et j'ai décidé d'aller faire un tour sur ce fameux blog, pour voir si ça avait bougé. Quelle n'a pas été ma surprise de voir que le dernier post avait pour titre "42" et pour texte "42" aussi. Ma première réaction a été d'y voir un miracle : Pascal Obispo avait lu Le Guide galactique, il avait aimé, il voulait partager avec tous ses fans... J'ai alors cliqué pour lire les 246 commentaires, et j'ai compris mon erreur.
   
    C'était son anniversaire, il avait 42 ans, et ses fans l'ont compris tout de suite, eux...
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Jeudi 11 janvier 2007
    A l'heure qu'il est, si vous avez allumé la télé ou la radio depuis deux ou trois heures vous avez entendu les appels suite à un enlévement supposé d'enfants. 

    Je suis la seule que ça choque, qu'on ait carrément dit le nom du suspect comme ça ? Une description, ça ne suffisait pas ? Et la présomption d'innocence, on en fait quoi au juste ?
publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Mercredi 10 janvier 2007
    Je sais que c'est une redite mais si vous habitez dans le coin de Lille, levez le nez, le ciel est superbe ce soir. :-)
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Mercredi 10 janvier 2007
    Enfin, ce n'est que mon avis.

    Mais qui est Danny Elfman ? Je suis à peu près sûre que vous le connaissez déjà. Le générique des Simpsons, c'est lui. Celui de Desperate housewives aussi. La musique de L'étrange Noël de Mister Jack, des Noces funèbres, d'Edward aux mains d'argent, de Will Hunting ou de Spiderman, tout ça c'est lui.

    Certains d'entre vous le savent, j'aime beaucoup Tim Burton. Il a fait des films plus réussis que d'autres - pour tout dire, je n'ai pas vraiment aimé son adaptation de Charlie et la chocolaterie - mais il a son univers bien à lui, très étrange, j'aime ça. J'ai revu récemment Les Noces funèbres, film d'animation que je trouve assez magnifique (et pas vraiment fait pour les petits). Ce film et L'étrange Noël de mister Jack reposent en grande partie sur la musique : des musiques qui correspondent parfaitement à l'ambiance du film, qui contribuent d'ailleurs à la créer, des chansons qui vous restent dans la tête longtemps après avoir vu le film.

    La musique en général fait partie des films de manière tellement intime que je n'ai pas souvent le réflexe de me demander qui a bien pu l'écrire. J'ai fini par me poser cette question au sujet de L'étrange Noël de mister Jack il y a quelques mois, et je suis tombée sur ce nom : Danny Elfman. Je ne sais pas si c'est un nom de scène, mais c'est joli. Une rapide recherche m'a appris ce que je vous dis aujourd'hui : Danny Elfman a composé des musiques que beaucoup connaissent (liste ici) et qui, quand on y prête attention, sont carrément géniales. C'est pour ça que je voulais lui rendre hommage aujourd'hui. La prochaine fois que vous voyez un de ces films, une de ces séries, prêtez l'oreille à ce qui s'y joue : vous allez être agréablement surpris.
publié dans : Télévision, cinéma
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Mardi 9 janvier 2007
    Pour ceux d'entre vous qui
    a) Ont la télévision
    b) Ont la TNT
    c) Ont envie de regarder la télévision ce soir,

    Je me permets de vous signaler la diffusion ce soir sur France 4 de Brazil, le film futuriste noir de Terry Gilliam. J'adore. Mais si vous ne vous sentez pas d'humeur, il y a aussi Demolition man sur TMC, c'est aussi futuriste, mais plus stallonien...
publié dans : De choses et d'autres
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Lundi 8 janvier 2007
    Comme promis, je vous raconte ce que j'ai lu dans le train la semaine dernière. Ce bouquin-là m'a fait tout le voyage aller, et je l'avais déjà commencé avant. Il faut dire qu'il est plutôt long - 326 pages écrites petit - et surtout que je l'ai lu en anglais... Mais pas de panique, il a été traduit !
   
    Commençons par le commencement. L'autre jour je furetais dans une librairie à la recherche d'un cadeau quand j'ai aperçu ce bouquin : Extremely loud and incredibly close, de Jonathan Safran Foer. Ça faisait un moment que je n'avais pas lu en anglais, et quelqu'un m'en avait dit du bien. Qui ? Mystère. J'étais sûre et certaine que c'était dans une chronique précise, mais j'ai vérifié pour inclure le lien ici, et je n'en retrouve pas trace. Il faut croire que c'est un lutin qui me l'a soufflé à l'oreille pendant mon sommeil. Bref, peu importe, ce n'était pas trop cher et je me suis dit que ça me ferait de la lecture dans le train. Je l'ai acheté.
   
    Ça fait un moment que je n'avais pas lu un livre aussi bon. Le narrateur principal est un garçon de 9 ans, Oskar, extrêmement précoce. Son père est mort le 11 septembre dans une des tours du World Trade Center. Quand j'ai lu ça je me suis attendue au pire, machin patriotique et larmoyant, mais non. Le 11 septembre 2001 est un des décors, si on peut dire. Un an après la mort de son père, Oskar trouve une clef qui lui appartenait. Il décide de n'en parler à personne, pas même sa mère, et de mener l'enquête pour savoir où est la serrure que cette clef ouvre. En parallèle, on lit le récit de deux adultes, un homme et une femme, un homme qui est devenu muet petit à petit, perdant mot par mot, et une femme, la grand-mère d'Oskar.
   
    Avec une description comme ça, vous pouvez encore croire que ce roman n'est qu'une mièvrerie. Ce n'est pas le cas, loin de là. L'écriture est étrange, chaque personnage a sa "voix" bien à lui et elles sont toutes les trois différentes de ce qu'on a l'habitude de lire, mais au bout d'un moment on n'y fait plus vraiment attention, ça fait partie de ces personnages. Il y a aussi quelques photos, des changements de police, parfois une phrase par page quand c'est l'homme muet qui écrit, puisqu'il ne peut plus qu'écrire pour communiquer, et aussi des particularités qu'on en comprend qu'après coup. Côté originalité, on peut dire que ça se pose là, mais c'est au service du récit, ce n'est pas artificiel. Côté intrigue, l'enquête d'Oskar l'emmène dans tout New York, on croit plusieurs fois comprendre ce qui se passe et on se trompe parfois, on s'attache à lui et on veut que sa quête aboutisse. Franchement, j'ai eu du mal à poser ce bouquin à chaque fois que j'ai dû le faire.
   
    J'étais au désespoir quand je l'ai fini, parce que c'est un des meilleurs que j'aie lu depuis longtemps, et j'étais sûre qu'il n'était pas traduit, je ne savais pas si je vous en parlerais quand même. Heureusement pour les non anglophones parmi vous, je me trompais ! Je l'ai lu en anglais en Penguin fiction, mais c'est paru en français chez l'Olivier sous le titre Extrêmement fort et incroyablement près. J'espère que la traduction est à la hauteur.
publié dans : Livres
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