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Je m'appelle Anna, je suis une lectrice insatiable et une perpétuelle curieuse. Je vous propose des conseils de lecture et des réflexions sur la vie, l'univers et le reste...
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Dimanche 10 février 2008
On est lundi, pourtant Ailleurs n'est pas le titre du livre dont je vais vous parler aujourd'hui. Ailleurs, c'est là que va Musarder :  eh oui, le blog migre. Nouvelle adresse, nouvelle plate-forme, où vous retrouverez  tous les billets et les commentaires du blog actuel. Le blog ici reste ouvert un petit moment, mais les commentaires sont fermés. A terme, il sera supprimé. Vous pouvez mettre à jour vos marque-pages Internet et vos lecteurs de flux rss, la nouvelle adresse est :

publié dans : Cuisine interne
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Lundi 4 février 2008

Je sais qu'on est lundi, mais exceptionnellement, c'est d'un film dont j'ai envie de vous parler. Le titre de ce film est Nos souvenirs brûlés. Il raconte l'histoire d'une femme, Audrey (jouée par Halle Berry) dont le mari, Brian, est tué brutalement. Elle a deux jeunes enfants, une petite fille de 9 ans et un petit garçon de 6 ans. Le meilleur ami de son mari, Jerry (joué par Benicio Del Toro), est un ancien avocat devenu toxicomane. Audrey n'a jamais pu le supporter, elle pensait qu'il profitait de son mari. C'est pourtant à lui qu'elle se raccroche désespérément, lui à qui elle propose d'habiter dans le garage aménagé en chambre d'ami.

On dirait le scénario parfait pour un mélo à deux balles, non ? Elle, belle, rigoureuse, en deuil, apprend à connaître un homme qui est par bien des côtés aux antipodes d'elle-même... Raté. Ce film est incroyablement délicat, sensible, pas un instant on a l'impression de se faire manipuler ou d'assister à des scènes volontairement tire-larmes. Il y a elle, et le deuil qu'elle a à faire, il y a lui, et son combat contre lui-même, il y a les enfants qui eux aussi mènent leur barque comme ils peuvent, il y a des aller-retours entre passé et présent, entre avant et après la mort de Brian. Il y a des personnages ambigus et touchants, des acteurs toujours justes, enfants compris. Il y a quelques scènes assez dures, nécessaires pourtant. Il y a un film magnifique qui mérite d'être vu, et pour lequel pourtant il n'y avait qu'une dixaine de spectateurs quand je l'ai vu. Si ça vous tente, dépêchez-vous, il risque de ne pas rester longtemps à l'affiche.

publié dans : Télévision, cinéma
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Mercredi 30 janvier 2008

Ceux qui nous laissent

Laissent dans nos cœurs

Un trou qui a la forme de nos souvenirs.

Dans les premiers temps, la blessure fait si mal qu'on n'ose pas trop y toucher.

Puis elle cicatrise, et ça gratte. Alors on ose, petit à petit, toucher les contours du trou, les apprendre tout doucement. Parfois on arrive à retrouver des sensations normales dans ce qui n'était que douleur, parfois c'est trop tôt et on ne réussit qu'à s'infecter bêtement.

Enfin un jour, on se rend compte qu'on n'a plus mal, la plupart du temps, et on ose enfin regarder son cœur en face, dans son entier, et le toucher, cicatrice comprise. On voit alors qu'elle est le reflet de celui qui nous a laissé, qu'elle dessine ce qu'on a vécu ensemble, bon et mauvais, ce qu'on a appris de lui. On se sent entier, enfin. Alors, peut-être, le deuil est-il fini...

publié dans : Les belles histoires de Tante Anna
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Jeudi 24 janvier 2008

Par ce titre sibyllin, je veux évoquer la lutte en cours entre un marchand en ligne qui a tiré son nom de guerrières mythologiques et les libraires de France.

Si vous avez déjà effectué des achats chez ce marchand en ligne, comme c'est mon cas, vous avez sûrement reçu il y a quelques jours un e-mail de leur part, un e-mail racontant leur lutte héroïque contre les cyniques libraires français qui voudraient leur faire renoncer à la gratuité des frais de port pour l'achat de livres, arguant que cette mesure va à l'encontre de la loi Lang sur le prix unique du livre. Le marchand a mis en ligne une pétition. L'info a été reprise par quelques blogs que je suis, avec en général un appel à signer cette pétition .

Voilà un son de cloche. Mais personnellement, pour me faire une opinion sur une question, j'évite de n'en écouter qu'un. Je vais être honnête avec vous, j'avais déjà dans l'idée que l'argument "les livres deviendraient plus chers sur Internet que chez les libraires et ça ne serait pas juste" ne tenait pas vraiment la route, parce qu'il y a aussi des libraires qui livrent et qui la font payer, la livraison. Il faut bien que quelqu'un paye, les bouquins ne vont pas arriver par magie dans les boîtes aux lettres... D'autre part, s'ils l'aiment tant que ça, la culture, pourquoi n'appliquer la livraison gratuite sans minimum d'achats qu'aux livres ? Les DVDs, les CDs, ce n'est pas de la culture ? Bref, j'avais comme un doute. J'ai donc cherché, et trouvé, le point de vue des libraires, qui eux aussi ont lancé leur pétition.

En plus des arguments que j'avais déjà, eux disent - et je n'ai pas de raison d'en douter - que la livraison gratuite n'est pas du tout un cadeau du marchand, puisqu'elle est en réalité financée par des sur-rabais demandés aux éditeurs. Si les éditeurs refusent, ils n'entrent pas dans le catalogue du marchand en ligne, et j'imagine que tous les petits éditeurs ne peuvent pas se le permettre.

Le propos de ce post n'est pas du tout de crier haro sur les uns ou sur les autres. J'achète le maximum de livres chez des libraires "en vrai", parce que j'ai la chance d'habiter une grande ville où il y en a de bons et que j'adore avoir des conseils, des discussions, du contact, quoi. Néanmoins, je ne crache pas sur les services des marchands en ligne : ils sont bien pratiques quand leurs délais sont plus courts que leurs concurrents en ville sur les bouquins étrangers, ou pour éviter d'aller faire la queue à la poste quand on veut envoyer des livres à des gens qui n'habitent pas tout près. J'aime, justement, avoir le choix, c'est pour ça que je voulais permettre à tout le monde de lire les arguments des deux avant de se faire une opinion.

publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Mercredi 16 janvier 2008

J'ai un lecteur mp3. Je l'ai depuis deux ans, à peu près, et je peux stocker dedans 256 mégaoctets de musique (ou de ce que je veux, d'ailleurs, il peut aussi servir de clé USB).

Je ne sais pas si on trouve encore des baladeurs mp3 avec cette capacité, en tout cas la dernière personne avec qui j'en ai parlé avait l'air de trouver ça incroyablement peu. Conversation :

- Mais qu'est-ce que tu fous avec un lecteur de 256 megs seulement ? Tu peux rien mettre dedans !

- Ça me suffit, je t'assure.

- Mais sérieusement, qu'est-ce que tu peux mettre là-dedans ?

- Quand j'aime un CD et que j'ai envie de l'emmener avec moi quelque part, je le compresse au format mp3, sauf pour le classique qui y perd trop de qualité, mais j'en emmène peu parce que je préfère en écouter en continu, sans bouger ou être dérangée. On peut partir sur le principe qu'un morceau de musique, compressé en mp3 avec une qualité très raisonnable, prend à peu près 1500 Ko. Autrement dit, en remplissant mon lecteur au maximum, je peux mettre 170 morceaux. C'est respectable, tu ne trouves pas ?

- Présenté comme ça, c'est sûr, mais vu la capacité du mien j'ai toujours toute ma discothèque sur moi, comme ça je peux choisir ce que j'écoute.

- Et pour finir, tu écoutes quoi ?

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je suis sûre que tu finis toujours par écouter les mêmes morceaux, et il doit y en avoir que tu n'écoutes jamais. Quant à la fonction aléatoire, elle ne doit pas te servir à grand-chose, parce que tu as des choses si différentes que ça produit sans doute de drôles de mélanges.

- C'est pas faux...

- Tu vois, ce que j'aime avec mon lecteur, c'est justement que je suis obligée de choisir avant. Du coup, je ne le remplis jamais, je n'y mets que des choses dont je pense que j'aurai envie de les écouter dans les semaines qui arrivent, je peux me débrouiller pour avoir une certaine unité d'ambiance pour pouvoir activer la fonction aléatoire si ça me chante, et je change souvent de contenu. Si j'avais toute ma discothèque à portée de main dans mon baladeur, je sais que j'aurais du mal à choisir quoi écouter sur le moment. Là, j'ai suffisamment de choix pour toujours trouver quelque chose qui aille bien avec mon humeur, mais pas trop pour ne pas m'y perdre, parce que c'est plus facile de choisir un CD, avec la pochette, le livret, qu'un titre sur un écran. C'est la taille idéale, 256 megs. Pourquoi tu voudrais que j'en change ?

publié dans : La vie, l'univers et le reste
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Lundi 14 janvier 2008

Je m'en vais vous parler des deux premiers tomes anglais de la trilogie Soldier son de Robin Hobb, Shaman's crossing et Forest mage. J'imagine que comme pour les autres séries de Robin Hobb, les éditeurs français ont choisi de diviser chaque tome en deux, ça équivaut donc aux quatre premiers tomes en français.

J'aime beaucoup ce qu'écrit Robin Hobb en général. J'ai lu d'elle trois de ses séries de fantasy : Royal assassin (L'assassin royal), la suite, The Tawny man, parue sous le même titre en français, et la série des Liveship traders (Le vaisseau magique), ma préférée. J'ai aussi lu quelques-uns des bouquins qu'elle a écrit sous le pseudo de Megan Lindholm, dont Le dernier magicien, que j'aime beaucoup. J'attendais avec impatience sa toute nouvelle série, et je n'ai pas été déçue. Elle n'a pas détrôné dans mes préférences la série des Liveship traders, mais elle est largement à la hauteur des deux autres.

La série est racontée à la première personne par Nevare Burvelle, second fils d'un noble et destiné à devenir soldat (dans ce monde, chaque premier fils de noble doit prendre la suite de son père, le deuxième fils devient soldat, le troisième prêtre). Ils vivent dans un pays appelé Gernia, qui vient de conquérir un territoire important en faisant la guerre à des "sauvages", en tuant leur magie avec du fer. Le père de Nevare était lui-même soldat, anobli par le roi de de Gernia pour bons et loyaux services. Il apporte donc un soin particulier à l'éducation de son deuxième fils, souhaitant qu'il devienne un bon soldat, préparé à l'armée et à la guerre, car la conquête continue. Il décide un jour de confier Nevare à un de ces "sauvages", Dewara, pour qu'il améliore son éducation en apprenant qui est son ennemi. Nevare vit avec lui quelques jours étranges, et finit par atterrir dans un monde qui ressemble à celui des rêves, mais dans lequel ses actions ont des conséquences bien réelles. Nevare manque d'y mourir, et y laisse quelques plumes. Il tente d'oublier cette aventure quand il arrive à l'académie militaire, mais elle le poursuit dans ses rêves. Il commence à se poser des questions que les autres ne se posent pas, à se demander si leur conquête est vraiment légitime, à voir la beauté de la nature détruite par les villes gernianes, à voir aussi la magie du peuple des plaines.

Il y a quelques longueurs dans le deuxième tome, mais dans l'ensemble j'ai vraiment aimé ma lecture. Robin Hobb réussit une fois de plus à créer un univers et un héros intéressants, originaux, et qui nous donnent envie, tout simplement, de savoir la suite. Le troisième tome, Renegade's magic, est paru en anglais, mais pas encore en poche, je devrai attendre quelques mois. Les maisons d'édition pour la version anglaise sont Harper Voyager (anglaise) et Eos (américaine), en français c'est Pygmalion pour le grand format et J'ai lu pour la version poche.

publié dans : Livres
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